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		<title>Maisons Paysannes de France - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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		<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Toiture_en_lauze&amp;diff=2036</id>
		<title>Toiture en lauze</title>
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				<updated>2019-03-22T13:09:44Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Les '''lauzes (ou lozes)''' sont des blocs obtenus par '''clivage de roches''' feuilletées sédimentaires comme le schiste ou le calcaire. Ces roches sont façonnées une par une sur le chantier de construction, avant d'être placées en toiture. '''Résistantes''' dans le temps, les lauzes ont l'avantage d'être '''récupérables''' et réutilisées lors d'un chantier de restauration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Lauzes de schiste'''==&lt;br /&gt;
Dans les Cévennes, la structure feuilletée du schiste est utilisée pour les dalles de couverture ou pour les moellons plats. Une décomposition fines des strates de la roche permet aussi d'extraire des lauzes qui seront utilisées en couverture des toits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==='''Composition minérale'''===&lt;br /&gt;
Le schiste est une roche métamorphique siliceuse formée à partir d'argiles sédimentaires portées à haute pression et température. Sous différentes contraintes et évènements, la roche s'est formée en feuillets granitiques, gréseux ou argileux et se pare de couleurs allant du brun sombre aux gris bleus. Chargés plus ou moins en minéraux tels que le mica, quartz ou feldspath, les différentes blocs du schiste ont un aspect et une résistance qui implique un usage spécifique dans la construction . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==='''Extraction'''===&lt;br /&gt;
Autrefois extraites dans plusieurs petites carrières, les lauzes sont maintenant produites et commercialisées dans des sites spécialisés. La lauze doit être extraite en profondeur afin de ne pas être altérée. Il existe aujourd’hui quatre lieux où sont exploités des carrières de schiste en Lozère, fournissant des lauzes de nature et d'aspect différents :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.causses-cevennes.com/galta.htm '''Carrières de Galta'''] :  situées à St Germain de Calberte (Cévennes), on y extrait des schistes homogènes riches en quartz et feldspath dont certains niveaux contiennent des grenats roses millimétriques. Ces carrières fournissent des lauzes de teinte gris beige avec des éclats métalliques argentés à brun doré liés à la présence de micas noirs. Le quartz est le minéral le plus abondant. Les lauzes présentent une structure de surface ondulée et des feuillets relativement épais. La roche est extraite par sciage de blocs qui sont transportés vers l’atelier, au dessus de Saint-Germain de Calberte, où ils sont clivés et taillés manuellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Carrières de schiste du Tournel''' :  situées dans la vallée du Lot, à l’est de Mende, elles produisent une roche de teinte brune à gris bleuté plus vive, constituée par une alternance de lits de minéraux clairs compacts (quartz et feldspaths) et de lits de minéraux feuilletés (micas), donnant à la roche un éclat métallique. Le matériau présente une forte homogénéité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://carrieresdeschiste.wixsite.com/schistesdelachamp '''Carrières de Lachamp'''] : située dans la vallée du Lot au nord est de Marvejols, elles exploitent une roche présentant sur la tranche une alternance nette de lits clairs (grains de quartz et de feldspaths) et de lits sombres (micas). En surface, l’éclat métallique noir, argenté ou gris et rouillé est marqué. Selon les filons les feuillets sont plus ou moins épais mais restent relativement plats.&lt;br /&gt;
*'''Carrières de Fraissinet de Fourques''' : située dans la vallée du Tarnon, on y trouve un schiste de teinte gris sombre avec reflets métalliques marqués mais présentant localement des tâches blanches et une patine d’altération verdâtre à ocre marron. Ce schiste fournit des lauzes très fines de type ardoise mais une teneur importante en fer qui présente l’inconvénient de produire par oxydation une altération de couleur verdâtre à ocre marron.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Lauzes de calcaire==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==='''Composition minérale'''===&lt;br /&gt;
Les lauzes de calcaire sont perméables et ne retiennent pas l'eau. Elles ne sont pas sensibles au gel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==='''Extraction'''===&lt;br /&gt;
Il n'y a aujourd'hui plus de carrière exploitant le calcaire pour en faire des lauzes. Il est donc nécessaire de récupérer des blocs dans des constructions abandonnées ou en ruine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Caractéristiques géométriques et pose de lauzes'''==&lt;br /&gt;
Tout en étant résistantes à la flexion, les lauzes se façonnent à l'outil facilement, c'est pourquoi elles sont employées dans la réalisation de toiture.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'y a pas de recommandation précise pour la dimension des blocs mais la taille moyenne d'une lauze en schiste va de 15x20cm à 30x60cm pour une épaisseur d'environ 10 à 12mm. Une lauze de calcaire a des dimensions similaires mais est cependant plus épaisse, au minimum de 30mm. Il faut en moyenne 30 lauzes pour recouvrir 1 m&amp;lt;sup&amp;gt;2&amp;lt;/sup&amp;gt;. A part pour l'égout, le pignon, le faîtage, l'arêtier, les plus long côté des lauzes doit être positionné parallèlement à la pente du toit.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les dimensions approximatives des lauzes sont connues, leur installation en toiture diffère suivant la qualité de la roche, son épaisseur et son façonnage effectuée par l'artisan-couvreur. Cela dépend également de l'environnement avec la prise en compte de la pente, des vents dominants, de la pluie ou de la neige. C'est donc pour cette raison qu'il n'existe pas véritablement de documents précis expliquant les techniques de pose en Lozère. La région étant cependant riche de constructions en lauze, cela constitue une source d'inspiration et un modèle pour la réalisation contemporaine de couvertures.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pose des lauzes en schiste commence par le bas de la pente du toit, avec le placement de grosses pierres de 50x70cm fixées par deux clous  et qui servent de gouttières d'angle. Elle sont en saillie d'au moins 15cm par rapport au mur.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que des lauzes synthétiques soient disponibles sur le marché de la construction, elles ne pourront offrir une esthétique similaire à de véritables lauzes car leur taille individuelle ne sera pas possible par l'artisan. L'aspect général de la toiture sera artificiel et ne se fondra sûrement pas aussi bien dans son environnement qu'une couverture faite avec des matériaux naturels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Pose par voligeage===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Forme, position et dimensions des lauzes.png|vignette|390x390px|Disposition de lauzes de schiste sur une douelle (par chevillage)]]Si la pose de lauzes en schiste ressemble à celle de l'ardoise ou de la tuile plate, elle s'en différencie par la composition et les dimensions de ses éléments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autrefois trouées puis assemblées par chevillage en bois sur un [https://fr.wikipedia.org/wiki/Volige voligeage] fait de [https://fr.wikipedia.org/wiki/Douelle_(tonneau) douelles], les lauzes sont aujourd'hui clouées, ce qui est plus rapide et donc plus économique. ll arrive d'ailleurs que des lauzes récupérées pour restaurer une toiture possèdent deux trous : l'un qui servait au passage d'une cheville et l'autre pour un clou. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réussite de l'appareillage dépend particulièrement de la méthode de fixation des blocs entre eux. Assemblés tels des écailles de poisson, les lauzes de schiste sont cloués sur les voliges afin que celle du dessus recouvre au 1/3 ou 2/3 celle du dessous. La position du trou de fixation de la lauze a notamment une certaine importance. Placé trop haut, le clou risquerait d'éclater la pierre ou d'induire le mauvais placement de la lauze sur le toit. Trop, bas, il risquerait de la soulever ou d'être en porte-à-faux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le trou réalisé pour la fixation doit également être d'un petit diamètre pour que la tête du clou tienne la lauze, mais doit aussi disposer d'un espace suffisant pour que l'eau ne stagne pas et ne fasse rouiller le clou. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est aussi possible de fixer une lauze de schiste en créant deux encoches de part et d'autre. Deux chevilles seront insérées dans ces encoches qui tiendront alors le bloc. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Toiture calcaire.png|vignette|Pose de lauzes calcaireCroquis Yvon Chapoulie ©]]&lt;br /&gt;
===Pose par voûte===&lt;br /&gt;
Larges en bas de la toiture, le format des blocs de pierre diminue lorsqu'elles se rapprochent du [https://fr.wikipedia.org/wiki/Faîtage faîtage] du toit. Contrairement aux lauzes de schiste, celles en calcaire, plus lourdes, ne sont pas clouées mais posées sur une charpente.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La lauze calcaire, présentant un aspect bosselé et épais, était autrefois débitée en plaques sur les chantiers ou à proximité. Aujourd'hui il n'existe plus de carrière d'extraction c'est pourquoi la majorité des lauzes calcaires sont récupérées sur des bâtiments en ruines ou inutilisés. Apportées sur le chantier par palettes, elles sont ensuite montées sur le toit avec un monte-charge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Toiture en lauze.png|vignette|Toiture en lauze du Cayrol avec faîtage en peigne (ou faîtage croisé)]]&lt;br /&gt;
===Différents types de faîtage===&lt;br /&gt;
====Faîtage en peigne (ou faîtage croisé)====&lt;br /&gt;
Il s'agit du faîtage le plus courant dans les toitures en lauzes. Celles du dernier rang possèdent des encoches latérales de 6 à 8 cm qui leur permettent de s'imbriquer les unes aux autres. Ce système présente de nombreux avantages comme un bon maintien entre elles, renforcé par un chevillage, un cloutage ou un blocage au mortier.&lt;br /&gt;
====Faîtage à plat====&lt;br /&gt;
[[Fichier:Capture d’écran 2019-01-03 à 12.45.26.png|vignette|234x234px|Faîtage à plat sur une lucarne]]&lt;br /&gt;
Ce faîtage est employé avec des pierre calcaire ou lorsque l'on dispose de grandes lauzes. Le toit est alors couronné par ces blocs de grande dimension pouvant atteindre 0,70m de largeur à 1,40m de longueur. Ils sont ainsi posés sur le dernier rang de la couverture et maintenues par des lauzes ou par un cordon de mortier (appelé aussi [https://fr.wiktionary.org/wiki/embarrure embarrure]). Le joint entre chaque faîtière est protégé par une grosse pierre ou une petite lauze.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malgré ces techniques traditionnelles, d'autres moyens plus faciles de constituer un faîtage  peuvent être employés mais ils se révèlent moins esthétiques. C'est le cas notamment de la réalisation d'une arête faîtière avec des tuiles canal ou en béton. L'usage de ce dernier, industrialisé et présentant une teinte et une texture différente des lauzes se révèle peu adapté à son environnement.[[Fichier:Toiture en noue.png|vignette|Toiture en noue, village du Capluc&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Photo Alain Alexandre©|236x236px]]&lt;br /&gt;
===Noues===&lt;br /&gt;
Jonction entre deux pans de toiture dont les axes ne sont pas parallèles, la noue permet d'adoucir l'aspect de la couverture. Plus élégante en arrondie, elle relie par une surface conique des lauzes taillées en trapèze, sans qu'il y ait une discontinuité en toiture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*CAUE 46 (1995), ''Les couvertures en lauzes de schiste dans le Lot : Extrait de la brochure réalisée par le CAUE du Lot'', n°117, 3T, p.18.&lt;br /&gt;
*JOLY F. (1994), ''Terroir du schiste, la Cévenne schisteuse'', Revue Maisons Paysannes de France, n°114, 4T, pp.13-15.&lt;br /&gt;
*JOLY F. (1983), ''En Lozère, la pierre comme matériau de couverture,'' Revue Maisons Paysannes de France, n°67, 1T, pp.13-17.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*MAISONS PAYSANNES DE FRANCE, MAISONS PAYSANNES DE LOZÈRE, ''Les lauzes calcaires : pas de charpente au royaume de la pierre''.&lt;br /&gt;
*MOREAU P. (1983)'', La lauze : les couvertures en lauze dans les Cévennes'', Revue Maisons Paysannes de France, n°67, 1T, p.12.&lt;br /&gt;
*MOREAU P. (1975), ''Les toits de pierres : calcaire, phonolite, schiste, ardoise.'' Revue Maisons Paysannes de France, n°4, pp.9-12.&lt;br /&gt;
*PETIT B. (2009), ''Les carrières de lauzes du Cayrol'', Revue Maisons Paysannes de France, n°173, 3T, pp.16-17.&lt;br /&gt;
*PLATON J.-P. (2011), ''Terroir du schiste et des Cévennes'', Revue Maisons Paysannes de France, n°179, 1T, pp.19-20.&lt;br /&gt;
*PONTVIANNE C. (1992), ''En salardais: la couverture en pierre calcaire'', Revue Maisons Paysannes de France, n°106, 4T, pp.15-18.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Lozère]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Cévennes]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Occitanie]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dordogne]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Particuliers]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Professionnels]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Elus]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Restaurer et valoriser le bâti ancien]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Les techniques pour entretenir et restaurer]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Sables&amp;diff=2035</id>
		<title>Sables</title>
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				<updated>2019-03-22T13:09:31Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le sable est un ensemble de grains ou de petits fragments de substances minérales provenant de la désagrégation ou parfois de la cassure des roches. D'après la grosseur des grains dominants, le sable est dit &amp;quot;grossier&amp;quot;, &amp;quot;moyen&amp;quot; ou &amp;quot;fin&amp;quot;. Le plus souvent, les sables sont quartzeux mais, suivant la matière qu'ils contiennent en plus, ils sont glauconieux, micacés, feldspathiques ou lignifères. Ils peuvent être également calcareux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, est appelée sable toute roche meuble formée de grains qui varient de l'infiniment petit à 1 cm. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue deux types de sables : les '''sables naturels,''' tels que les sables de rivière, les sables de carrière, les sables vierges (arènes) ou les sables de mer, et les '''sables artificiels''', qui proviennent également des roches naturelles mais qui sont broyés et concassés mécaniquement.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les sables naturels==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables de rivière ou sables roulés===&lt;br /&gt;
Depuis toujours, les sables de rivière ont eu la préférence des constructeurs car ils sont  '''exempts de matières terreuses''' (à condition qu'ils soient prélevés dans des endroits à courant fort).  Ils '''adhèrent bien aux liants''' et leur '''forme arrondie''' semble simplifier la mise en œuvre. Ces sables étaient prélevés manuellement à l'aide d'un râteau spécial par les propriétaires riverains. Certains, les &amp;quot;tireurs de sable&amp;quot;, trouvaient dans ce travail un petit revenu. Ce sable était parfois mélangé avec celui des sablonnières. Cette activité a disparu de nos jours, conséquence d'une réglementation stricte engendrée par les abus.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables de carrière ou sables fossiles===&lt;br /&gt;
Ils sont tirés des couches sédimentaires plus ou moins profondes. La forme de leurs grains est à la fois anguleuse et arrondie. Ils permettent des '''variations de couleurs naturelles dans les enduits''', grâce à la présence d'argiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables vierges (arènes)===&lt;br /&gt;
Ce sont des sables tirés des affleurements de '''roches en cours de décomposition''' (type granite ou gneiss), riches en quartz et en feldspath. En effet, l'altération des granites, par exemple, qui dépend essentiellement de celle des feldspaths, conduit à la formation d'arènes granitiques. Ces '''sables, dits &amp;quot;grossiers&amp;quot;,''' non usés, sont rudes et anguleux. Ils sont, selon l'avis de certains maçons, '''plus difficiles à mettre en œuvre''', en particulier pour les enduits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables de mer===&lt;br /&gt;
Les sables de mer étaient peu utilisés sauf en région côtière. Une exploitation massive des sables du littoral s'est développée suite à une réglementation très rigoureuse dans le lit des fleuves (La Loire par exemple). La forme de leurs grains est arrondie. Ils contiennent des débris de coquillage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le sablon===&lt;br /&gt;
Ce sable de carrière, trop fin pour la construction, est utilisé comme abrasif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Extraction==&lt;br /&gt;
[[Fichier:8813292 (1) sable argileux randorif canalblog.jpg|vignette|Micro-carrière de sable argileux]]Les activités extractives occupaient une place importante dans l'économie des régions. Autrefois dispersées dans une multitude de petits &amp;quot;trous&amp;quot;, d'où, peut-être, le nom de &amp;quot;sable à lapin&amp;quot;, l'extraction est maintenant concentrée dans un certain nombre de grosses carrières dont la notoriété, pour la plupart, dépasse l'échelle régionale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production des sables s'est surtout développée après la seconde guerre mondiale. Jusqu'aux années 1970, les ressources en sable semblaient ne jamais pouvoir se tarir. Mais nous sommes entrés dans une ère de grande consommation avec la construction, par milliers de kilomètres, de voies routières à grand gabarit, de ponts, de centrales nucléaires, de grands édifices bâtis avec la technologie du béton.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exploitation intensive de ces ressources minérales (non renouvelables) laisse entrevoir un épuisement à brève échéance. &amp;quot;Le sable est devenu la deuxième ressource la plus consommée dans le monde après l'eau&amp;quot;. Voilà pourquoi les schémas départementaux de carrières sont si contraignants. Malheureusement ils pénalisent les petites exploitations de sables ou de pierre. Or, s'agissant d'intervenir sur des constructions anciennes, tous ces matériaux naturels du gros oeuvre, qui ont été tirés du sol à échelle humaine jusqu'à la révolution des transports avant le milieu du XIXe siècle, doivent, sans tarder, faire l'objet d'une plus grande attention. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les solutions ne sont pas dans le gigantisme des carrières actuelles, qui nous enlisent sous l'uniformité, mais dans la création ou la conservation de sites d'extraction plus modestes. Une grande variété de roches adaptée à la construction et la restauration des édifices de proximité pourrait, ainsi, être disponible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conservation du patrimoine bâti ancien, qu'il soit civile, religieux, savant ou paysan, passe obligatoirement par la conservation et la création de ces sites, en accord avec les plans d'aménagement écologique.&lt;br /&gt;
==Utilisation en maçonnerie==&lt;br /&gt;
Les sables ont une influence importante sur la '''qualité des [[mortiers]]''' et en particulier sur la '''pérennité des [[enduits]]'''. Selon la nature de leurs éléments, les sables, comme les pierres, ont des destinations variées dans le bâtiment. [https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Vicat Louis Vicat], le célèbre ingénieur français, grand spécialiste des [[chaux]] de construction et des [[mortiers]], l'a démontré en proposant un classement préférentiel des sables en fonction des [[liants]] qu'il utilisait à l'époque :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec les [[chaux naturelles]] grasses et très grasses (c'est-à-dire très peu hydrauliques) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Les gros sables (de 3 à 6 mm)&lt;br /&gt;
#Les sables moyens mélangés&lt;br /&gt;
#Les sables fins (&amp;lt; 3 mm)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec les [[chaux hydrauliques]] et les [[ciments]], à l'inverse, arrivent en tête :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Les sables fins (&amp;lt; 3 mm)&lt;br /&gt;
#Les sables moyens à grains inégaux (mélange de gros sable avec du sable fin ou de sable fin avec du gravier)&lt;br /&gt;
#Les gros sables (de 3 à 6 mm)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:212-1271 IMG.jpg|vignette|Sable dans un enduit]]&lt;br /&gt;
Son explication est la suivante : la faible résistance mécanique des [[chaux aériennes]] (grasses et très grasses) oblige à choisir des sables de granulométrie élevée et bien répartie. C'est évidemment  tout le contraire avec les [[chaux]] éminemment hydrauliques qui ont des performances mécaniques mieux contrôlées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De tout temps, nous constatons que les sables à '''grains inégaux et ronds ont été les plus utilisés''' par les maçons (simplement en effectuant manuellement le tamisage des sables naturels à l'aide de claies). Le tamisage et le lavage industriels ont complètement bouleversé ces pratiques artisanales ancestrales et cette production industrielle peut difficilement répondre aux exigences que réclament les mises en oeuvre traditionnelles.&lt;br /&gt;
==Comment choisir son sable à bâtir ?==&lt;br /&gt;
A l'heure actuelle, nous pouvons encore choisir entre deux roches meubles : les sables naturels purs ou préparés, c'est-à-dire tamisés et lavés, ou les sables artificiels (roches concassées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sables purs, non commercialisés, sont rarement employés de nos jours. Certains maçons, soucieux d'être au plus près des savoir-faire des anciens, ont quelques petites sablonnières en réserve. Nous nous tournons, le plus souvent, vers des sables naturels commercialisés qui sont, en général, préparés (lavés et tamisés). Certaines carrières peuvent vendre des sables purs prélevés directement de la couche sédimentaire. Mais encore faut-il le réclamer haut et fort ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points essentiels à connaître pour pouvoir choisir un sable naturel à bâtir sont :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La '''composition minéralogique''' dominante. Les grains de quartz sont les plus recherchés.&lt;br /&gt;
*La '''granulométrie''' : une bonne répartition des éléments, de différents diamètres, est recommandée. Plus les sables sont fins et la granulométrie régulière, plus le dosage en liant est important. Cela peut engendrer des fissurations importantes. A l'inverse, une granulométrie hétérogène assure la solidité de l'enduit car elle permet une meilleure adhérence du liant aux grains et ainsi des grains entre eux. Le mélange dépend de ce que l'on peut trouver chez le marchand mais aussi de l'usage que l'on veut donner à l'enduit. Pour un enduit extérieur, on mélangera de préférence des sables dont la granulométrie s'étagera de 0.2 à 0.4 mm. Pour les soubassements ou un rocaillage, on peut aller jusqu'à 0.5, 0.8 ou 1.0 mm. Pour un enduit intérieur, on prendra un sable plus fin  (moins de 0.2 mm) qui permettra de faire un enduit bien lissé.&lt;br /&gt;
*L'aspect et la '''forme des grains''' de sable : à l'aide d'une loupe, il est facile de distinguer les émoussés-luisants, usés à la suite d'un long frottement avec le roulement ; les ronds-mats, usés à la suite de chocs dans l'air sous l'effet du vent ; les non-usés.&lt;br /&gt;
*Le '''degré d'humidité''' : pour bien maîtriser le dosage d'un mortier, il est essentiel de tenir compte du foisonnement toujours possible du sable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Où se procurer du sable ?==&lt;br /&gt;
Chez un [[fournisseur]] ou une [[Carrière|carriè&amp;lt;nowiki/&amp;gt;re]] de proximité. Les anciens construisaient avec des matériaux locaux, issus de petits gisements proches de sable, d'arène granitique. Prélever quelques mètres cubes ne posait pas de problème et il suffisait d'en demander l'autorisation au propriétaire. Ces gisements existent encore souvent, cachés dans des bois ou localisables par un ressaut ou une dépression dans un pré. Il est possible de les retrouver en demandant aux anciens, ou par la microtoponymie, outil précieux (les ''carrières'', l'''arénier'', le ''creux'', le ''crot'', les ''fossés'', les ''gravelles'', les ''sablières'', la ''sablonnière'', etc.). S'il s'agit de [[carrières]] abandonnées, il est possible de les remettre en exploitation moyennant une [[déclaration]] en préfecture, avec des démarches et des coûts réduits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de vous lancer dans l'extraction du sable sédimentaire (appelé sable à lapin) que vous avez repéré sur votre propriété, sachez que l'exécution de ce projet est peut-être soumise à autorisation. En effet, les articles R.161-16 et 17 du code rural indiquent : &amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L'exécution de toute excavation de quelque nature qu'elle soit doit faire l'objet d'une déclaration préalable en mairie dès lors que la distance qui la sépare de la limite du chemin est inférieure à cinq mètres ou à cette distance augmentée de un mètre par mètre de profondeur ; au-delà de dix mètres, il n'y a pas lieu à déclaration.&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;Si votre projet n'entre pas dans ce premier cas de figure, mais plutôt dans celui d'une mini-sablonnière, vous devez obligatoirement retourner à la mairie qui vous accordera une autorisation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Si votre site d'extraction n'est pas à proximité des fossés des chemins ruraux ;&lt;br /&gt;
*S'il porte sur une surface n'excédant pas 500m² ;&lt;br /&gt;
*Si l'extraction est effectuée par vous-même pour votre usage personnel ;&lt;br /&gt;
*Si le site ne porte pas sur des terrains de l'Etat où se trouve le lit d'un cours d'eau même non domanial ;&lt;br /&gt;
*Si votre site est à plus de 500 mètres d'une carrière déjà en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fois que vous avez l'assurance de pouvoir utiliser le sable de votre propriété, il est préférable de l'identifier, et, au besoin, de le tester. Cela permet de savoir pour quel usage le sable est bon : mortier de fondation, mortier de construction, mortier d'enduit extérieur et intérieur, fondation de pavage ou de chemin, remblais divers (drainage des eaux de pluie, des eaux usées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie==&lt;br /&gt;
BARBEROT E. (1945) Traité de constructions civiles, Librairie polytechnique C. Béranger &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BISTON V. (1836) Manuel théorique et pratique du chaufournier, Librairie de Roret&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOUSSAGEON B. et F.-X. (1996) L'exploitation des carrières, Editions Eska&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FERET R. (1896) Essai de divers sables pour les mortiers&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FOUCAULT A., RAOULT J.-f. (2001) Dictionnaire de géologie, Editions Dunod&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GUILLEMOT J. (1986) Eléments de géologie, Editions Technip&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HERNANDEZ J. (2017) Du danger de jouer avec le sable, ''Revue Maisons Paysannes de France'', 3ème trimestre, n°205&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ouvrage collectif (1998) Les sables dans les enduits à la chaux, Association Tiez Breiz&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ouvrage collectif (1995) Techniques et pratiques de la chaux, Ecole d'Avignon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PONTVIANNE C. (2004) Les sables : roches meubles à bâtir, ''Revue Maisons Paysannes de France'', 1er trimestre, n°151&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VICAT L. (1962) Travaux publiés à l'Imprimerie nationale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RAUCOURT M. (1930) Etude et composition des sables&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Professionnels]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Connaître (pro)]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Particuliers]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Badigeon_de_chaux_(R%C3%A9aliser)&amp;diff=2034</id>
		<title>Badigeon de chaux (Réaliser)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Badigeon_de_chaux_(R%C3%A9aliser)&amp;diff=2034"/>
				<updated>2019-03-22T13:09:18Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le badigeon à la [[chaux]] aussi appelé '''lait de chaux''', est un enduit reconnu pour ses caractéristiques esthétiques, économiques, hygiéniques et fongicides (les propriétés alcalines de la chaux ont des vertus aseptisantes et bactéricides). Perméable à l'eau mais imperméable à l'air, il permet la &amp;quot;respiration&amp;quot; des murs et a la particularité d'évacuer rapidement l'humidité emmagasinée  suite à des intempéries. Il ne s'applique pas à ce titre sur des supports lisses et non poreux. Le badigeon de chaux peut servir de &amp;quot;renfort&amp;quot; à un simple enduit de protection.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Non toxique et de faible coût, cette technique se met facilement en œuvre en extérieur et intérieur sur des murs, poutres et plafonds. Son application permet de conserver les enduits ou torchis et unifie un mur lorsque des raccords de construction sont visibles. [[Pigments|Pigmenté]], le badigeon sert également à la réalisation de décors.&lt;br /&gt;
==Composition de badigeons de chaux aérienne==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Couches de badigeons.png|vignette|250x250px|Couches de badigeons de différentes couleurs]]&lt;br /&gt;
Produire un badigeon de chaux nécessite un dosage équilibré des ingrédients et un temps de repos donné. Il faut d'ailleurs distinguer deux types de chaux qui peuvent être employées : la [[Chaux|chaux aérienne et la chaux hydraulique]]. Leur emploi diffère suivant le lieu où est appliqué le badigeon et suivant l'usage qui en est fait. Il pourra s'appliquer de deux à quatre couches. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est bien sûr possible d'adapter la composition d'un badigeon suivant les produits à disposition, la consistance voulue, l'usage recherché (protection, isolation, décoration) et l'environnement où l'enduit sera appliqué. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Dosage des ingrédients===&lt;br /&gt;
Il n'existe pas de &amp;quot;recette&amp;quot; unique indiquant un dosage précis de la chaux et des autres ingrédients nécessaires à la composition du badigeon. Il est cependant possible d'ajouter de la poudre de calcaire broyée, de l'argile, afin d'obtenir un enduit plus fin. Des sables non lavés (riches en argile) se montrent aussi particulièrement intéressants pour rendre le badigeon plus onctueux, plus &amp;quot;collant&amp;quot; et lui apporter des couleurs naturelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est également préconisé de bien mélanger la préparation du badigeon afin d'obtenir une texture crémeuse et la malaxer au cours du travail afin de ne pas la laisser se déposer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici quelques compositions et données de base qu'il conviendra d'adapter suivant le produit final recherché.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Composition 1'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*1 volume de chaux aérienne en poudre&lt;br /&gt;
*2,5 à 4 volumes d’eau (commencer avec peu puis ajouter petit à petit)&lt;br /&gt;
*10 à15% de méthyl dilué&lt;br /&gt;
*un peu de savon noir (1% du volume de liquide)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ou&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*1 volume de chaux en pâte (sans son eau)&lt;br /&gt;
*1 à 2 volumes d’eau (commencer avec peu puis ajouter petit à petit)&lt;br /&gt;
*10 à 15% de méthyl dilué&lt;br /&gt;
*un peu de savon noir, agent mouillant (1% du volume de liquide)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Composition 2'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Composé de deux couches, ce badigeon de chaux nécessite les ingrédients suivants, à incorporer dans cet ordre :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*4 litres d'eau&lt;br /&gt;
*2 kg de chaux aérienne&lt;br /&gt;
*125 g d'alun de potassium (fixateur).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jour suivant, une deuxième couche de peinture à la chaux est appliquée. Les ingrédients et les dosages sont les même que pour la première couche. Il est possible néanmoins d'y ajouter 400 g de terres colorantes si l'on souhaite teindre le badigeon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Composition 3'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 1 volume de chaux aérienne éteinte en poudre ou en pâte&lt;br /&gt;
*2 à 3 volumes d’eau&lt;br /&gt;
*Agent mouillant : quelques gouttes de savon liquide&lt;br /&gt;
*Talc (facultatif) : 5 à 10% du volume de chaux + pigments (pour plus de glissant et de texture)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Pigments :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Terres naturelles, 25% maximum par rapport au volume de la chaux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Oxydes artificiels, 15% maximum par rapport au volume de la chaux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est également possible d'accentuer la transparence de l'enduit en y ajoutant de l'eau afin d'obtenir 1 volume de chaux pour 5 volumes d'eau. On parlera alors d'eau forte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Composition 4'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Badigeon sans sable&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est recommandé d'appliquer une première couche de badigeon peu chargée en chaux. Le dosage de la préparation sera alors:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*60 à 80 litres d'eau&lt;br /&gt;
*25 kg de chaux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les proportions moyennes des matériaux pour les couches suivantes seront ensuite celles-ci :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*40 litres d'eau&lt;br /&gt;
*25 kg de chaux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Composition 5'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Badigeon avec sable&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est possible d'incorporer du sable très fin de type silice afin d'épaissir le badigeon. Aussi, afin d'obtenir une meilleure isolation thermique et une bonne tenue, des poils de vache peuvent aussi être intégrés à la préparation. Les matériaux utilisés seront les suivants:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*100 litres de chaux grasse (chaux aérienne) coulée&lt;br /&gt;
*5 litres de sable (ou plus si besoin)&lt;br /&gt;
*500 g de poils de vache&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Mise en œuvre==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que les techniques d'applications du badigeon soient tout aussi diverses que sa composition, la mise en œuvre est relativement simple. Elle requiert cependant des conditions particulières d'emploi et d'application afin d'assurer la réussite de l'ouvrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prise de la chaux aérienne étant lente, il n'est par exemple pas recommandé de réaliser des enduits et badigeons lorsque la saison ne s'y prête pas, notamment en '''période de gel ou de pluie'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Précautions d'emploi===&lt;br /&gt;
N'étant pas nocive pour la santé au quotidien, la chaux est néanmoins caustique et dessèche la peau lorsqu'on l'applique. C'est pourquoi il est primordial de se '''protéger les mains avec des gants''' et de '''porter des lunettes'''. Il faut également '''éviter d'inhaler la poussière de chaux''' sortie de son sac et '''ne pas se frotter le visage''' si nos mains sont entrées en contact avec la matière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Préparation de la surface===&lt;br /&gt;
L'application du badigeon est régie par des conditions particulières et doit être faite sur un support préparé à '''fond poreux''' et absorbant, laissant passer l'air. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu'il s'agit d'une restauration d'enduits, il faut préalablement préparer le support en le dépoussiérant, en le nettoyant, et en le mouillant avant d'appliquer la chaux. La surface doit être '''humidifiée''' mais pas ruisselante. Aussi, lorsqu'un enduit est neuf et frais, il est recommandé d'appliquer le badigeon directement afin que celui-ci s'imprègne au mieux sur le support.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Application intérieure et extérieure===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Badigeon intérieur====&lt;br /&gt;
L'application d'un enduit intérieur comporte au minimum deux couches. Celles-ci s'appliquent au [https://fr.wiktionary.org/wiki/spalter spalter] (pinceau large et plat), à la [https://fr.wiktionary.org/wiki/truelle truelle] italienne, à la truelle à bout carré, ou pour la dernière couche, au [https://fr.wiktionary.org/wiki/platoir platoir] (instrument du plâtrier). Le lissage s'effectue après un talochage avec une truelle ordinaire ou truelle langue de chat et les finitions sont réalisées avec des petits pinceaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Badigeon extérieur====&lt;br /&gt;
Réaliser un badigeon en extérieur dépend de la technique de recouvrement choisie. Il est possible de faire un '''enduit à pierre vue''' ou sinon de recouvrir complètement le mur en '''enduit plein'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les '''badigeons en pierre vue''' laissant apparaître les têtes de pierre ne nécessitent qu'une couche d'enduit. Pour ce qui est de l''''enduit plein''', l'application nécessite deux à trois couches. Sa réalisation sera plus facile si la dernière couche n'est pas sèche car cela facilitera le talochage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Éviter le farinage du badigeon====&lt;br /&gt;
La chaux aérienne a tendance à fariner, c'est à dire qu'une fine couche de poudre se forme à surface du badigeon et peut tâcher au moindre contact. Cela indique un manque de qualité d'accrochage du lait de chaux. Afin d'éviter cet inconvénient, il existe deux solutions :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*utiliser de la poudre d'alun à mélanger au badigeon: une à deux poignées de poudre pour 10 litres de badigeon.&lt;br /&gt;
*ajouter de la caséine en poudre ou du lait écrémé: un litre de lait écrémé pour 10 litres de badigeon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*BLONDIN P., DULERY C. (1990), ''Le badigeon à la chaux, Recherche et promotion d'une technique perdue'', Revue Maisons Paysannes de France, n°96, 2T, p.11.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*HERVE A., MASCOLO D. (2003), ''Les recettes d'Alain Hervé, Enduits et badigeons à l'ancienne'', Revue Maisons Paysannes de France, n°147, 1T, pp. 34-35.&lt;br /&gt;
*MAISONS PAYSANNES DE LA DRÔME, ''Colorer un badigeon de chaux''.&lt;br /&gt;
*MAISONS PAYSANNES DE LA DRÔME, ''Réaliser un badigeon de chaux aérienne''.&lt;br /&gt;
*MAISONS PAYSANNES DU POITOU-CHARENTES, ''La chaux dans le bâti.''&lt;br /&gt;
*PONTVIANNE C. (2002), ''L'enduit de façade: le parent pauvre des composants architecturaux,'' Revue Maisons Paysannes de France, N°143, 1T, pp. 29-35.           ,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Particuliers]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Restaurer et valoriser le bâti ancien]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Les techniques pour entretenir et restaurer]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Pigments&amp;diff=2033</id>
		<title>Pigments</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Pigments&amp;diff=2033"/>
				<updated>2019-03-22T13:09:06Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
Les pigments naturels sont des composants essentiels à la réalisation de peintures ou enduits traditionnels et possèdent de nombreuses qualités esthétiques, de mise en œuvre et de stabilité dans le temps. Ils sont donc préconisés dans la restauration des maisons et monuments de notre patrimoine national.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De différentes compositions, les pigments purs en poudre proposent [[Couleurs des pigments|une diversité de couleurs]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Publication|media=Couverture_du_recueil_technique_peinture_et_pigments.jpeg|title=Recueil technique Peintures et pigments|text=Ce recueil présente tous les conseils de la revue Maisons Paysannes de France en matière de pigments et de peinture: pigments spécifiques à une région, comment créer votre peinture…|link=http://maisons-paysannes.org/boutique/recueil-technique-peintures-et-pigments/}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Production des ocres et terres colorantes==&lt;br /&gt;
Il existe en France plusieurs types de terres colorantes dont l'extraction puis le traitement se font de diverses manières. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Extraction===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Une ancienne carrière d'ocre à Roussillon.png|vignette|278x278px|Ancienne carrière d'ocre à Roussillon (Vaucluse), photo Félicien Carli©]]&lt;br /&gt;
L'extraction des ocres et terres colorantes est réalisée au bulldozer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le Vaucluse, l'ocre est exploitée dans des carrières à ciel ouvert constituées de falaises de sables ocreux, dont la couleur varie du jaune au rouge, à veines verdâtres à violacées. 2000 tonnes sont ainsi extraites par an, ce qui en fait la première région productrice en France.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Batardeaux.png|vignette|392x392px|Séparation des impuretés et pigments dans un batardeau, photo Félicien Carli©]]&lt;br /&gt;
La Nièvre exploite également l'ocre dont la couche est moins épaisse mais très homogène, ainsi que l'hématite, cuirasse ferrugineuse qui la recouvre. L'ocre est aussi extraite en Bourgogne, dans des mines situées à 30m de profondeur et où sa composition est particulièrement pure. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'autres terres colorées comme la terre de Sienne sont exploitées dans les Ardennes, avec une production de 700 tonnes par an.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Séparation des pigments===&lt;br /&gt;
Le minerai extrait est ensuite passé au lavage afin de dissocier les pigments des impuretés. Cette opération se réalise près des lieux d'extraction où de l'eau est versée sur les blocs. Les sables et résidus contenus dans le courant se déposent au fond de batardeaux (rigoles en forme de V) tandis que les fines particules colorantes, plus fines et plus légères, se dirigent vers des bassins de décantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Séchage===&lt;br /&gt;
Une fois l'eau évacuée du bassin de décantation, avant que la terre ne soit totalement sèche, un prédécoupage à la pointe métallique est effectué. Il permettra en fin de séchage d'obtenir des briques appelées pains ou brioches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le séchage diffère suivant les régions et climats. Il s'effectue à l'air libre dans le Vaucluse ou dans des séchoirs en Bourgogne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Cuisson et conditionnement===&lt;br /&gt;
Les pigments extraits peuvent être cuits afin d'obtenir différentes teintes. Il est possible de calciner l'ocre jaune afin qu'il devienne rouge. Les terres colorées sont ensuite broyées et tamisées puis conditionnés dans des sacs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Utilisations des ocres et terres colorantes==&lt;br /&gt;
Autrefois utilisées comme colorant alimentaire (croûte de fromage, chocolat, peau de saucisse de Strasbourg) ou comme médicament (notamment pour ses propriétés astringentes et desséchantes), les ocres servaient également au nettoyage de l'argenterie et au polissage des métaux ou des carreaux de terre cuite afin de raviver leur éclat. Elles sont particulièrement utiles pour protéger le bois et le rendre imputrescible. Aussi, ces terres colorantes permettent de dénaturer le sel de déneigement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles entrent encore dans la fabrication de papiers peints, de linoléums, de carton d'emballage, de caoutchouc ou de béton teints dans la masse. Les ocres et autres terres servent maintenant principalement pour les peintures et badigeons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Caractéristiques fondamentales===&lt;br /&gt;
Les ocres et terres colorantes possèdent de formidables qualités qu'il convient de promouvoir. Non toxiques, elles sont également stables aux ultraviolets, contrairement à des pigments de synthèse dont la fiabilité dans le temps n'est pas prouvée.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Disposant d'un pouvoir couvrant et colorant, elles offrent des teintes chaleureuses. Bien que ces pigments soient moins vifs que des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Oxyde_de_fer oxydes de fer], elles ont l'avantage d'avoir un coût de revient inférieur. Leur bonne miscibilité dans les liquides et les matériaux tels que l'huile, l'acrylique, les ciments (blancs de préférence), les plâtres ou la cire, permet leur emploi divers dans le domaine de la construction. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chaux aérienne est également le matériau adéquat pour se lier avec les terres colorantes puisque étant micro poreuse, elle laisse respirer le support et que sa blancheur d'origine n'altère pas la couleur des pigments. Suivant les dosages réalisés et les outils utilisés, on peut concevoir des badigeons (appelés aussi peinture à la chaux), des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Stuc stucs] ou des enduits. En appliquant directement les pigments sur un mortier qui n'est pas encore [https://fr.wikipedia.org/wiki/Carbonatation carbonaté], il est possible d'obtenir des teintes plus vives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces caractéristiques expliquent la raison pour laquelle les pigments colorés ont été particulièrement utilisés dans le passé pour les revêtements muraux et la décoration de certaines constructions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Production contemporaine===&lt;br /&gt;
Depuis 1930, le marché des terres colorantes a connu un déclin, notamment lorsque les pigments de synthèse et les produits avec lesquels ils se mélangeaient sont apparus. La gamme des pigments naturels n'était également pas assez diversifiée. Les ocres et terres colorantes étant moins utilisées aujourd'hui dans la construction, leur exploitation a donc elle aussi été réduite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne subsiste maintenant en France que trois carrières où sont produits les pigments :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la carrière à ciel ouvert du Gargas, dans la ville d'Apt, est toujours exploitée par la Société des Ocres de France. Elle se situe dans le Vaucluse, première région productrice de sables ocreux.&lt;br /&gt;
*située dans les Ardennes, seconde région productrice de terres colorantes, la carrière de Villiers le Tourneur à Ecordal est exploitée par la fabrique &amp;quot;Le Moulin à Couleurs&amp;quot;. On y produit de la terre de Sienne.&lt;br /&gt;
*la carrière dite &amp;quot;des Beaux Arts&amp;quot;, située à St-Amand-en-Puisaye dans la Nièvre, extrait l'ocre et l'hématite. L'entreprise Solargil - Comptoir des ocres s'occupe de la production de ces pigments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réhabilitation d'un patrimoine==&lt;br /&gt;
Les sites et l'industrie d'extraction des terres colorantes constitue une richesse touristique. Les anciennes carrières sont notamment visitables et il subsiste un patrimoine architectural témoignant des activités de production qui est aujourd'hui restauré et protégé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le '''Sentier des Ocres''' est aménagé dans les anciennes carrières à ciel ouvert dans la commune de Roussillon. Il permet d'appréhender ce site, ponctué par des panneaux explicatifs sur la formation de la carrière et sur l'extraction des pigments.&lt;br /&gt;
*L'[[Usine Mathieu|'''Usine Mathieu''']], devenue '''Conservatoire des Ocres et Pigments appliqués''', est un ancien site d'extraction situé dans le Vaucluse.  Elle présente les étapes de production des ocres.&lt;br /&gt;
*L'association '''Terres et Couleurs''', créée en 1995, réunit des producteurs d'ocres, des scientifiques, historiens, artisans, artistes et particuliers intéressés par la protection d'un patrimoine ocrier. Des chantiers de restauration et peinture sont régulièrement organisés afin de familiariser les populations locales à l'architecture, aux techniques et matériaux locaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*CARLI F. (1996) ''Les pigments de terre'', Revue Maisons Paysannes de France, n°120, pp.7-9.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Entreprise Solargil - Comptoir des ocres, consulté sur: http://www.solargil.com/fr/&lt;br /&gt;
*Le Moulin à Couleurs, ''Utilisations des pigments'', consulté sur : http://www.moulincouleurs.fr/fr/content/9-utilisation-des-pigments&lt;br /&gt;
*PONTVIANNE C. (2008) ''Les ocres, A la recherche des véritables couleurs d'un terroir,'' Revue Maisons Paysannes de France, n°170, pp.10-13.&lt;br /&gt;
*Société des Ocres de France, consulté sur : http://www.ocres-de-france.com/usine-fabrication-ocre-82-fr.html&lt;br /&gt;
*Terres et Couleurs, ''Ocres et terres colorantes'', consulté sur : http://www.terresetcouleurs.com/fr/production.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Trouver un professionnel ou un fournisseur]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Restaurer et valoriser le bâti ancien]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Particuliers]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Elus]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Professionnels]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Vaucluse]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Nièvre]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Ardennes]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Provence-Alpes-Côte d'Azur]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Les techniques pour entretenir et restaurer]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Ouvrir_une_carri%C3%A8re_de_proximit%C3%A9&amp;diff=2032</id>
		<title>Ouvrir une carrière de proximité</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Ouvrir_une_carri%C3%A8re_de_proximit%C3%A9&amp;diff=2032"/>
				<updated>2019-03-22T13:08:49Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Vous avez un besoin d'un matériau d’origine pour restaurer / améliorer / rénover un « bâtiment d’intérêt architectural ». Dans notre esprit cette phrase recouvre tout bâtiment ayant conservé son authenticité (ferme, hangar, maison de bourg, etc.)&lt;br /&gt;
Ce matériau n’est pas disponible sur le marché mais disponible dans d'anciennes carrières proches qui ne sont plus en exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le volume de votre besoin n’excède pas 100 m3 de volume total par an sur 5 ans maximum. Vous pouvez demander l'ouverture d'un carrière de proximité sous le régime de la déclaration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les installations classées sont soumises à trois types de procédure :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- l'autorisation : procédure longue et couteuse pour l'ouverture d'une carrière ou son extension;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- la déclaration : procédure courte pour l'exploitation de certains matériaux, notamment pour leur usage dans le domaine agricole;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- l'enregistrement : procédure intermédiaire plus récente, aux délais plus courts et moins onéreuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les textes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Journal officiel du 25 janvier 2007 a publié un arrêté du 26 décembre 2006 relatif aux prescriptions générales applicables aux exploitations de carrières '''soumises à déclaration''' sous la rubrique n° 2510 de la nomenclature des installations classées (Annexe 1)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Extrait de l'arrêté du 26 décembre 2006==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 1&lt;br /&gt;
Sont soumises aux dispositions de l'annexe au présent arrêté les installations classées soumises à déclaration sous les rubriques suivantes.&lt;br /&gt;
- n° 2510-5 : Carrières de marne, de craie et de tout matériau destiné au marnage des sols ou d'arène granitique à ciel ouvert, sans but commercial…&amp;quot;…/…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- n° 2510-6 : Carrières de pierre, de sable et d'argile destinées:&lt;br /&gt;
- à la restauration des monuments historiques classés ou inscrits ou des immeubles figurant au plan de sauvegarde et de mise en valeur d'un secteur sauvegardé en tant qu'immeubles dont la démolition, l'enlèvement ou l'altération sont interdits;&lt;br /&gt;
- ou à la restauration de bâtiments anciens dont l'intérêt patrimonial ou architectural justifie que celle-ci soit effectuée avec leurs matériaux d'origine, lorsqu'elles sont distantes d'au moins 500 mètres d'une exploitation de carrière soumise à autorisation ou à déclaration et lorsque la quantité de matériaux à extraire est inférieure à 100 mètres cube par an et que la quantité totale d'extraction n'excède pas 500 mètres cubes&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet arrêté modifie donc deux articles du code de l'environnement et permet désormais d'ouvrir une micro-exploitation telle que définie ci-dessus par une simple déclaration en préfecture. Par rapport à la procédure antérieure &amp;quot;d'autorisation&amp;quot;, le régime déclaratif allège notablement les démarches et les coûts.&lt;br /&gt;
Maisons paysannes de France avait attiré l'attention de ses adhérents sur le sujet dans sa revue en &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La procédure d'enregistrement==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une nouvelle possibilité à retenir et à suivre - l'ordonnance n° 2009-663 du 11 juin 2009 relative à l'enregistrement de certaines installations classées pour la protection de l'environnement&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une nouvelle procédure, différente de celle qui intéresse ce guide est susceptible de permettre des exploitations de moyenne importance.&lt;br /&gt;
En effet, l'article 27 de la loi n° 2009-179 pour l'accélération des programmes de construction et d'investissement publics et privés a habilité le Gouvernement à prendre par ordonnance les mesures relevant du domaine de la loi nécessaires à la création d'un régime d''''autorisation simplifié intermédiaire entre l'autorisation et la déclaration dénommé &amp;quot;enregistrement&amp;quot;.''' &lt;br /&gt;
Par rapport aux installations soumises à autorisation les délais d'instruction seront de quatre à cinq mois au lieu de plus d'un an.&lt;br /&gt;
Le préfet décidera du régime à appliquer à l'installation.&lt;br /&gt;
Ce texte, lorsqu'il sera validé par le Conseil d'état, pourrait être applicable à des carrières de moyenne importance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie==&lt;br /&gt;
J. Hernandez &amp;amp; R.Lecat, 2009, Les carrières de proximité, enjeux et contraintes, Revue MPF 174, 24-25&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
B. Petit, 2009, Les carrières de proximité : Les carrières de lauzes du Cayrol, Revue MPF 173, 16-17&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J. Hernandez coord., 2015, Dossier &amp;quot;La maison nait du sol, Revue MPF 196&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Professionnels]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Connaître (pro)]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Particuliers]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Couleurs_des_pigments&amp;diff=2031</id>
		<title>Couleurs des pigments</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Couleurs_des_pigments&amp;diff=2031"/>
				<updated>2019-03-22T13:07:30Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Il existe une grande diversité de [[pigments]] purs en poudre. De compositions diverses et présentant une variété de couleurs, ces pigments sont soumis à des conditions d'utilisation précises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils sont donc classés suivant différentes catégories et présentent des caractéristiques propres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poudres portant la désignation &amp;quot;substitut&amp;quot; sont composées de pigments organiques et de charges minérales qui permettent de reconstituer la nuance de pigment véritable mais à un prix de revient moins élevé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Publication|media=Couverture_du_recueil_technique_peinture_et_pigments.jpeg|title=Recueil technique Peintures et pigments|text=Ce recueil présente tous les conseils de la revue Maisons Paysannes de France en matière de pigments et de peinture: pigments spécifiques à une région, comment créer votre peinture…|link=http://maisons-paysannes.org/boutique/recueil-technique-peintures-et-pigments/}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les pigments blancs==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*les '''pigments d'argent''' '''&amp;quot;toxique&amp;quot;''' (carbonate hydraté de plomb). Ce blanc, très opaque, donne un film très solide. L'huile est le liant le plus utilisé. Il faut éviter les mélanges avec les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Cadmium#Rev%C3%AAtements_(m%C3%A9tal,_pigments_de_peinture),_colorants_et/ou_stabilisants cadmiums] et les bleus outremers.&lt;br /&gt;
*le '''blanc de lithopone''' (sulfure de zinc et sulfate de baryte). Ce blanc couvrant donne de la luminosité aux nuances. Il est entre autres très utilisé pour la préparation des enduits.&lt;br /&gt;
*le '''blanc de Meudon''' ou '''blanc de Marly''' (carbonate de chaux naturelle). Il est considéré comme une charge naturelle tendre qui entre dans la composition d'enduit à l'eau. Il est souvent utilisé avec le blanc de lithopone.&lt;br /&gt;
*le '''blanc de titane''' (dioxyde de titane) a une bonne stabilité à la lumière. Très couvrant, il se mélange à tous les pigments. Son association avec le blanc de zinc est conseillée.&lt;br /&gt;
*le '''blanc de zinc''' (oxyde de zinc) se mélange à tous les pigments. Il donne un blanc relativement peu couvrant mais le film est solide. Remplace le blanc d'argent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les pigments bleus==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le '''bleu azur''' (ton). Composé à base de bleus de phtalocyanine, ce pigment a un bon pouvoir couvrant et une bonne tenue à la lumière. Il donne un bleu turquoise vif et lumineux. Il peut être employé dans toutes les techniques.&lt;br /&gt;
*le '''bleu de céruléum''', &amp;quot;substitut&amp;quot; (composé à base de sulfate de baryte et de bleu de phtalocyanine) imite le céruléum véritable et possède les mêmes qualités de tenue à la lumière. Son pouvoir colorant est très élevé. Il est employé dans toutes les techniques.&lt;br /&gt;
*le '''bleu de céruléum''' véritable (stannate de cobalt) sera préféré par l'utilisateur qui cherchera à obtenir une couleur opaque. Très stable à la lumière et inaltérable en mélange, son prix de revient est cependant élevé bien qu'il soit utilisable dans toutes les techniques.&lt;br /&gt;
*le '''bleu de cobalt''' '''&amp;quot;véritable&amp;quot;''' (le cobalt est un métal blanc, voisin du fer et du nickel dont on tire différents pigments dont l'aluminate de cobalt). Cette teinte est très pure. Excellente résistance à la lumière. Il est stable dans les mélanges et se trouve utilisé dans toutes les techniques.&lt;br /&gt;
*le '''bleu outremer''' clair (silico-aluminate de sodium polysulfuré). Très proche du cobalt, il donne des dégradés très frais. Il contient du soufre, il ne faut donc pas le mélanger au blanc d'argent et aux jaunes de chrome. Convient à toutes les techniques.&lt;br /&gt;
*le '''bleu de Prusse''' (ferrocyanure ferrique) est un pigment difficile à broyer et à mouiller. Il a une assez bonne tenue à la lumière sauf dans les couleurs à l'huile où il a tendance à noircir. Son ton est frais en transparence et a une action [https://fr.wikipedia.org/wiki/Siccatif siccative] sur les liants gras. A déconseiller pour les fresques malgré son pouvoir colorant très élevé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les pigments jaunes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le '''jaune brillant''' (à nuance chaude) est obtenu par un mélange complexe qui a une bonne tenue à la lumière. Il s'emploie avec des liants comme l'huile, l'acrylique ou le caparol.&lt;br /&gt;
*le '''jaune cadmium''' '''&amp;quot;véritable&amp;quot;''' (sulfure de cadmium). Ce pigment minéral est opaque, intense et couvrant. Il s'emploie dans toutes les techniques et possède une résistance à la lumière. Il ne fait pas bon ménage avec le blanc d'argent et les jaunes de chrome.&lt;br /&gt;
*le '''jaune cadmium &amp;quot;substitut&amp;quot;''' (pigments monozoïques et charges minérales) présente une bonne tenue à la lumière. Il est stable dans tous les liants mais, pour la fresque, seuls les cadmiums véritables sont conseillés.&lt;br /&gt;
*le '''jaune de chrome &amp;quot;toxique&amp;quot;''' (chromate de plomb). Ce pigment est l'ancêtre des cadmiums. Il a un pouvoir couvrant élevé. Donne un film très résistant mais, outre sa toxicité, présente certains aspects négatifs: il noircit en vieillissant et ne résiste pas à la lumière. Totalement déconseillé pour la fresque.&lt;br /&gt;
*le '''jaune citron'''. Pigment azoïque de bonne lumière, ton jaune-vert, il sert de nuance de base pour une palette et est stable avec tous les liants. Déconseillé pour la fresque.&lt;br /&gt;
*le '''jaune indien &amp;quot;substitut&amp;quot;''' est constitué à base de terres naturelles d'oxyde de fer, d'azoïque et de sulfate de baryte. Ce pigment transparent, solide à la lumière, s'emploie souvent pour réchauffer des tons. Il peut être utilisé dans toutes les techniques.&lt;br /&gt;
*le '''jaune de mars''' (terres naturelles, oxyde de fer, azoïque) est un pigment transparent, très solide à la lumière. Il possède un pouvoir colorant élevé et s'utilise dans toutes les techniques.&lt;br /&gt;
*le '''jaune de Naples &amp;quot;substitut&amp;quot;''' (oxyde de zinc et dioxyde de titane et monoazoïque). Donne un jaune lumineux et solide à la lumière. Il n'est pas conseillé pour la fresque.&lt;br /&gt;
*le '''jaune de strontiane &amp;quot;toxique&amp;quot;''' (chromate de strontium). Il est d'un jaune pâle et à une solidité moyenne à la lumière. Il possède un bon pouvoir couvrant et s'emploie donc surtout en mélange. Il est déconseillé pour la fresque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les pigments rouges==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le '''rouge de cadmium &amp;quot;substitut&amp;quot;''' (pigments azoïques, oxyde de zinc, charges minérales) présente les caractéristiques suivantes: bonne tenue à la lumière, bonne stabilité dans les mélanges. Ne pas utiliser dans la fresque.&lt;br /&gt;
*le '''rouge cadmium &amp;quot;véritable&amp;quot;''' (sulfo séléniure de cadmium) est un pigment minéral opaque très couvrant. Remarquable résistance à la lumière, très stable dans les mélanges. Il convient pour toutes les techniques et en particulier pour la fresque. Il ne faut pourtant pas le mélanger avec les blancs d'argent.&lt;br /&gt;
*le '''rouge foncé solide''' (laque de cadmium et charge minérale). Ce rouge organique donne un rouge carminé vif et intense avec un bon pouvoir colorant. Sa tenue à la lumière est moyenne. A proscrire pour la fresque. Il s'utilise principalement en décoration.&lt;br /&gt;
*le '''rouge Hélios''' (rouge de toluidine) est un rouge organique d'un rouge vif très intense et très lumineux au pouvoir colorant très élevé. Il peut être utilisé dans toutes les techniques sauf la fresque.&lt;br /&gt;
*le '''rouge de mars''' (oxyde de fer) est brun très foncé et donne un film transparent. Son pouvoir colorant élevé, sa stabilité à la lumière et dans les mélanges conviennent bien à la fresque.&lt;br /&gt;
*le '''rouge de Saturne &amp;quot;toxique&amp;quot;''' (oxyde de plomb) est orange vif et opaque. Aucune solidité à la lumière.&lt;br /&gt;
*le '''rouge de Venise''' (oxyde de fer) est brun très vif et très colorant. Il est recommandé dans la fresque pour ses qualités de stabilité à la lumière et dans les mélanges.&lt;br /&gt;
*le '''vermillon français &amp;quot;substitut&amp;quot;''' (azoïque et charges minérales): ce rouge vif orange, lumineux et couvrant, convient à bon nombre de techniques, sauf la fresque.&lt;br /&gt;
*le '''rouge de Chine &amp;quot;substitut&amp;quot;''' (rouge de toluidine et charges minérales) est un rouge &amp;quot;laqueux&amp;quot; foncé profond. Sa tenue à la lumière est moyenne. Il est déconseillé pour la fresque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les pigments bruns==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le '''brun de Madère''' (pigment azoïque transparent et charges minérales). Ce brun est rougeâtre et très intense. Son pouvoir colorant, sa tenue à la lumière sont excellents mais pas recommandés pour la fresque.&lt;br /&gt;
*le '''brun rouge''' (oxyde de fer) couvre bien et convient à toutes les techniques. Sa stabilité à la lumière et en mélange permet de l'utiliser dans la fresque.&lt;br /&gt;
*le '''brun Van Dyck''' (oxyde de fer) est violacé. Il possède toutes les qualités déjà citées et convient dans toutes les techniques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les pigments verts==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*les '''verts anglais''' (azoïque et phtalocyanine) du vert tendre lumineux au vert foncé bleuté, ont un pouvoir couvrant très fort. Malgré leur bonne tenue à la lumière et en mélange, ils ne sont pas conseillés dans la techniques de la fresque.&lt;br /&gt;
*le '''vert de baryte &amp;quot;toxique&amp;quot;''' (chromate de baryum) propose un vert pâle lumineux et couvrant. De grandes précautions doivent être prises dans l'emploi de ce pigment qui peut être utilisé dans toutes les techniques sauf la fresque.&lt;br /&gt;
*le '''vert de colbalt''' (combinaison zinc-cobalt) tire sur le turquoise pour donner des verts lumineux et couvrants d'une très belle tonalité. Très stable à la lmumière et en mélange. Il convient à toutes les techniques y compris la fresque.&lt;br /&gt;
*le '''vert émeraude 'substitut&amp;quot;''' (phtalocyanine obtenue par action de métaux -cuivre ou nickel- sur le phtalonitrite et charges minérales) s'approche de la nuance du vert émeraude &amp;quot;véritable&amp;quot;, très lumineux au pouvoir colorant élevé. Il est déconseillé pour la fresque.&lt;br /&gt;
*le '''vert émeraude &amp;quot;véritable&amp;quot;''' (oxyde de chrome &amp;quot;hydraté&amp;quot;) est intense et foncé. Puisqu'il est transparent, il s'emploie surtout dans les glacis en huile. Moins vif et moins colorant que le vert émeraude &amp;quot;substitut&amp;quot;, il est utilisé dans toutes les techniques et tous les liants.&lt;br /&gt;
*le '''vert oxyde de chrome''' (oxyde de chrome anhydre), d'un ton vert sourd, couvrant, colorant et stable à la lumière, est apprécié des fresquistes. Il donne une pâte très agréable à travailler en huile.&lt;br /&gt;
*le '''vert Véronèse''' (monoazoïque, phtalocyanine et charges minérales) a une tonalité vert pâle très lumineuse, couvrante et peu colorante. Il a une bonne tenue à la lumière et peut être utilisé dans presque tous les liants. Déconseillé pour la fresque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les pigments violets==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le '''violet cobalt foncé &amp;quot;véritable&amp;quot;''' (phosphate de colbalt) est peu colorant mais couvrant. Il est utilisé dans toutes les techniques car très stable à la lumière et dans les mélanges.&lt;br /&gt;
*le '''violet minéral''' (phosphate de manganèse) est un violet tirant sur le rouge déconseillé pour la fresque et toutes les techniques à base d'eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les pigments noirs==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le '''noir d'ivoire''' (os calcinés). Donne un noir chaud et intense qui dégrade au brun dans les blancs. Il a une très bonne tenue à la lumière. Il réclame un fort pourcentage de liant et à tendance à craqueler.&lt;br /&gt;
*le '''noir pour fresque''' (mélange de noir carbone et fumée). Très stable à la lumière, ce noir s'utilise surtout dans la technique de la fresque où il trouve son terrain de prédilection.&lt;br /&gt;
*le '''noir de mars''' (oxyde de fer) est un noir de synthèse d'une totale solidité à la lumière. Il se dégrade dans les gris froids. Utilisé dans toutes les techniques, il a une bonne siccativité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les pigments minéraux naturels==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les terres===&lt;br /&gt;
Elles sont constituées par des oxydes de fer fixés sur des éléments proches de l'argile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la '''terre d'ombre''' (argile colorée par du peroxyde de fer hydraté et du bioxyde de manganèse), qu'elle soit naturelle ou calcinée, est d'une solidité remarquable à la lumière et en mélange. Siccative par nature, il est inutile d'ajouter des siccatifs. Elle est recommandée dans la technique de la fresque.&lt;br /&gt;
*la '''terre de Sienne''' (cette dénomination n'implique pas qu'elle vienne de Sienne en Toscane) est de tonalité jaune-brun donnée par le peroxyde de fer. Elle est très utilisée dans la fresque.&lt;br /&gt;
*la '''terre verte''' est également un pigment minéral naturel dans les tons gris-verts ou vert composé de silicates complexes imprégnés de sels de fer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les ocres===&lt;br /&gt;
De couleur jaune à rouge, pures ou mélangées, elles sont parfaitement stables à la lumière et sont particulièrement appréciées dans l'art de la fresque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*PONTVIANNE C., SENNELIER D., ''Pigments purs en poudre'', Revue Maisons Paysannes de France, n°120, 2T, 1996. pp.12-13.&lt;br /&gt;
*BAUDRY M.-T., ''Broyeur de pigments : Le métier qui réveille les couleurs'', Revue Maisons Paysannes de France, n°120, 2T, 1996. p.11.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Particuliers]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Professionnels]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Elus]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Les techniques pour entretenir et restaurer]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Colorer_un_badigeon&amp;diff=2030</id>
		<title>Colorer un badigeon</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Colorer_un_badigeon&amp;diff=2030"/>
				<updated>2019-03-22T13:07:16Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le [[Réaliser un badigeon de chaux|badigeon à la chaux]] est un enduit destiné à recouvrir des surfaces aussi bien intérieures qu'extérieures, servant ainsi de protection. Facile à réaliser et appliquer, économique et écologique, il s'agit d'une des techniques favorites employées dans la restauration de maisons paysannes. Le badigeon est aussi esthétique, notamment lorsque des sables colorants ou [[pigments]] y sont ajoutés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Colorer un badigeon ne se fait qu'avec des pigments naturels et oxydes mais pas avec des pigments chimiques qui sont sensibles à la chaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Dosage des colorants==&lt;br /&gt;
Afin de colorer un badigeon, il est nécessaire de réaliser le lait de chaux en premier lieu. Il faut aussi mélanger les pigments dans un peu d’eau une à deux heures avant leur utilisation permettant ainsi de les laisser gonfler. Ils peuvent être ensuite incorporés dans le badigeon en malaxant le tout jusqu’au fond du récipient et ainsi éviter différentes teintes lors de l'application. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le dosage des colorants s'effectue selon le ratio suivant : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*25% du volume de chaux pour les terres naturelles.&lt;br /&gt;
*Entre 10-15% du volume de chaux pour les oxydes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dépasser ce pourcentage de pigments empêchera à la chaux de les enrober.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l'on souhaite néanmoins une teinte soutenue que les pourcentages préconisés ne permettent pas d'atteindre, il est alors possible de dissoudre le pigment dans l'eau (eau forte) et de l'appliquer sur un enduit encore frais mais déjà plus ferme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*MAISONS PAYSANNES DE LA DRÔME, ''Colorer un badigeon de chaux''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Particuliers]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Restaurer et valoriser le bâti ancien]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Les techniques pour entretenir et restaurer]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Ciment_naturel&amp;diff=2029</id>
		<title>Ciment naturel</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Ciment_naturel&amp;diff=2029"/>
				<updated>2019-03-22T13:07:03Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
==Les ciments naturels==&lt;br /&gt;
Depuis plus de 50 ans, Maisons paysannes de France ne cesse de proclamer que le ciment est incompatible avec les maçonneries de notre bâti ancien, édifiées avec des matériaux peu transformés et avec des liants tels que la terre ou la chaux naturelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En fait, le ciment mis en cause est le ciment Portland, massivement utilisé depuis le milieu du XXè siècle. Il a permis de grandes réalisations contemporaines mais on lui doit beaucoup de dégâts lorsqu'il est utilisé dans le bâti ancien (en particulier rétention d'humidité et sa cohorte d'effets indésirables).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici donc un petit glossaire de repérage, soulignant la compatibilité avec le bâti ancien (à ce stade, perméance essentiellement). &amp;lt;ref&amp;gt;Tony Marchal et al., 2016, Les ciments naturels, Revue Maisons paysannes de France, 199, 9-28&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;ref&amp;gt;Frédéric Charpentier, Jean Fouin, Patrick Petit, 2001, Ciment romain ou ciment naturel, Revue Maisons paysannes de France, 142, 31-33&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Ciments naturels===&lt;br /&gt;
Liants à prise « hydraulique ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existait trois types de ciments naturels: lent, demi-lent (prise en une demi-heure) et prompt. Les deux premiers ne sont plus fabriqués pour des raisons techniques et de coût.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Ciment naturel prompt (cnp)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En fait, chaux hydraulique à prise rapide, issue de calcaires contenant naturellement aujourd’hui de 22 à 25 % d’argile, obtenue par cuisson à environ 1 000°C. La prise s’effectue en 3 minutes ou, plus généralement, grâce à un retardateur, en 10 à 20 minutes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A faible dosage (ou en mélange avec les chaux naturelles), le mortier est perméant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• « Ciment romain »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Appellation commerciale du ciment naturel issu d’une cuisson à température modérée (900 à 1 200°C), inventée  en Angleterre à la fin du XVIIe siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Ciment naturel lent (dénommé historiquement « ciment Portland naturel »). Il n’est plus fabriqué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cuisson était portée à plus forte température, ralentissant ainsi la prise qui s’effectuait en une ou plusieurs heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mortier obtenu n’était pas perméant (sauf à faibles dosages). Il était souvent utilisé en mélange avec le ciment naturel prompt afin d’obtenir des temps de prise variable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Ciments romains===&lt;br /&gt;
Ce sont des mortiers, mélange de chaux aérienne éteinte et de pouzzolanes naturelles (roche volcanique de la région de Pouzzoles, près de Naples) ou de briques ou de tuiles pilées destinées à favoriser la prise hydraulique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Ciments artificiels (dits portland)===&lt;br /&gt;
• Ciment artificiel ou ciment portland (éventuellement blanc)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Obtenu par cuisson d’un mélange de calcaire et d’argile extraits de façon séparée, à forte température (1450°C), à prise lente (environ 2 heures).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB: Le mortier obtenu, rarement perméant, n’est donc pas compatible avec le bâti ancien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autres produits :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Ciment alumineux (fondu): ciment réfractaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Ciment « à maçonner » : historiquement dénommé« chaux artificielle ».&lt;br /&gt;
===Références===&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Chaux&amp;diff=2028</id>
		<title>Chaux</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Chaux&amp;diff=2028"/>
				<updated>2019-03-22T13:06:46Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
La chaux est un matériau emblématique de la construction et restauration du patrimoine. Entrant dans la composition de maçonneries, enduits et [[Réaliser un badigeon de chaux|badigeons]], elle s'utilise aussi bien en intérieur qu'en extérieur, sur les murs, au sol et en toiture. Mélangé à des [[sables]], elle peut en prendre la couleur. Ceux-ci donne des maçonneries plus souples, étanches à la pluie, imperméables à l'eau mais poreuse et permettant la respiration des supports.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Extraite en carrière, la pierre à '''chaux est cuite (chaux vive)''' puis '''réhydratée (chaux éteinte)'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, il est nécessaire de distinguer les divers types de chaux dont la composition chimique agit différemment avec l'environnement et qui possèdent des particularités propres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cycle de la chaux.png|vignette|Cycle de la chaux]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Chaux aériennes==&lt;br /&gt;
Les chaux aériennes font une '''prise à l’air très lente''' qui assure plasticité, souplesse, respiration et adhérence aux joints des murs montés à la terre. Elles conviennent parfaitement aux enduits et rejointoiements sur murs anciens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Chaux hydrauliques==&lt;br /&gt;
Les chaux hydrauliques font de plus une '''prise rapide''' dite hydraulique (durcissement au contact de l’eau).&lt;br /&gt;
Ces chaux de résistance mécanique supérieure sont adaptées à la confection de mortiers mélangés (avec chaux aérienne) pour les sous-couches, les gobetis, les garnissages préliminaires de joints, les soubassements, les fondations. &lt;br /&gt;
Elles sont cependant plus étanches et leurs fortes propriétés hydrauliques les rapprochent du ciment. Elles prennent aussi plus difficilement la couleur des particules argileuses du sable minéral de terrain (tuf).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie==&lt;br /&gt;
MAISONS PAYSANNES DE FRANCE, ''Les chaux en restauration''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MAISONS PAYSANNES DE FRANCE, DÉLÉGATION DE HAUTE-VIENNE, ''Les chaux.''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Carri%C3%A8res_de_proximit%C3%A9&amp;diff=2027</id>
		<title>Carrières de proximité</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Carri%C3%A8res_de_proximit%C3%A9&amp;diff=2027"/>
				<updated>2019-03-22T13:06:27Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
==Des carrières de proximité - Pourquoi ?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France offre une exceptionnelle variété de &amp;quot;pierres&amp;quot; utilisées dans le bâti sous toutes leurs formes (moellons, lauzes…) mais aussi  de matériaux meubles (sables, argiles, terres) utilisés comme liants dans des mortiers divers. Les constructions anciennes utilisaient les matériaux extraits localement, voire réutilisés à partir de bâtisses plus anciennes. C'est cet accord séculaire entre le sol, le paysage et l'adaptation de la construction à son substrat qui donne tout leur charme à nos vieilles maisons. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce lien entre la maison et son &amp;quot;pays&amp;quot; n'existe plus dans l'habitat moderne qui a uniformisé les matériaux et les types de bâti. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Grenelle de l'environnement, en 2007, avait sensibilisé une grande partie du public et les pouvoirs publics aux enjeux énergétiques et environnementaux. L'urgence climatique et les contraintes environnementales ont convaincu les grandes industries du bâtiment d'effectuer des reconversions spectaculaires et il n'est pas de jour qui ne voit apparaître un nouveau matériau ou une nouvelle pratique plus respectueux de notre planète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Protection du patrimoine==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre habitat traditionnel doit pouvoir tirer parti pour retrouver son insertion dans son environnement ; par l'emploi de matériaux locaux lors de sa rénovation, par l'utilisation de nouveaux concepts énergétiques en accord avec ses particularités et sa thermodynamique propre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
==Réactivation de métiers du bâtiment==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réutilisation de matériaux locaux et de techniques propres à la dynamique hydrique et thermique des maisons anciennes doit être associée à la redécouverte de savoirs faire et à la recréation de métiers du bâtiment en partie oubliés. Combien de vrais plâtriers en France aujourd'hui, combien de maçons capables de faire une maison en terre ou en torchis, combien de menuisiers capables de trouver le bon bois pour une fenêtre, combien de couvreurs capables de faire un toit en lauzes ? Ceci doit changer, l'artisan doit retrouver la noblesse et la fierté de son métier et ne plus être un simple poseur de parpaings et de placoplâtre. Il en va aussi de la mission éducatrice et formatrice de l'apprentissage des plus jeunes pour leur rendre la fierté d'un métier valorisant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
==Durabilité et transports==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Se fournir en pierre, sable, argile, localement c'est évidemment améliorer le bilan CO2 du transport de matériaux et protéger l'avenir de notre planète, c'est-à-dire celui de nos enfants et petits enfants. Utiliser une lauze aveyronnaise pour restaurer un toit dans la vallée du Lot serait tout de même plus intelligent que de la faire venir d'Espagne ou de Chine, sans parler bien sûr de l'authenticité du lieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
==Tourisme et paysage==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les maisons anciennes sont le reflet intime de leur paysage et c'est pour cela qu'elles nous semblent si harmonieuses. C'est cette même raison qui attire les touristes en mal d'authenticité vers ces villages, ces hameaux où des municipalités, des associations ou des particuliers ont su protéger leurs vieilles demeures. La pratique des chambres d'hôtes permet aussi, outre un apport économique complémentaire, de faire prendre conscience à leurs hôtes du charme et du confort de ces maisons. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
==Terroir et habitat==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Terroir et habitat vont de pair. Mais, comme pour le vin, l'alliance du terroir et du savoir faire sont seuls capables de révéler toutes les qualités et l'originalité du produit final ; les adjonctions non authentiques ne font que le pervertir et le dénaturer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
==Coûts==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le coût des matériaux naturels de proximité n'est, la plupart du temps, pas beaucoup plus élevé que celui des matériaux industriels. Nous ne parlons pas de marbres rares mais bien de pierres, de sables, d'argiles locaux, le plus souvent disponibles à proximité immédiate, ne nécessitant pas ou peu de transport, type même du circuit économique court. La main d'œuvre est parfois plus onéreuse en raison du temps passé et de la rareté des artisans capables de mettre ces techniques en œuvre mais si les auto-entrepreneurs sont de plus en plus fréquents dans les nouvelles techniques écologiques pourquoi pas dans les techniques plus anciennes. De nombreux stages sont possibles à travers MPF ou d'autres associations.&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Professionnels]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Connaître (pro)]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Particuliers]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Devenir_Contributeur&amp;diff=1028</id>
		<title>Devenir Contributeur</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Devenir_Contributeur&amp;diff=1028"/>
				<updated>2019-01-29T14:13:18Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Camille : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
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'''Bienvenu.e.s !''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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====Un peu de méthodologie pour participer...====&lt;br /&gt;
Nous invitons chacun à '''télécharger et lire ce mode d'emploi''' pour faciliter votre prise en main de ce wiki et vous aider avec quelques conseils rédactionnels.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Camille</name></author>	</entry>

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