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		<title>Maisons Paysannes de France - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Auvergne&amp;diff=319</id>
		<title>Catégorie:Auvergne</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : Page vide créée&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

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		<title>Catégorie:Particuliers</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Découvrir]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Intervenir (particuliers)]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Construire (particuliers)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

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		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Construire_(particuliers)&amp;diff=314</id>
		<title>Catégorie:Construire (particuliers)</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : Page vide créée&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
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		<title>Catégorie:Particuliers</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Découvrir]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Intervenir (particuliers)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Le_G%C3%A2tinais&amp;diff=312</id>
		<title>Le Gâtinais</title>
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				<updated>2018-07-24T15:26:57Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : /* Le Gâtinais occidental */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;On trouve en [https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A2tinais Gâtinais] des bâtiments de maisons paysannes à longs pans, des fermes à fonctions dissociées, fermes à cours fermées, pouvant être remarquées au sein du [http://www.parc-gatinais-francais.fr/ Parc Naturel Régional du Gâtinais Français]. Une grande partie de l'habitat a été construite en [[colombage]] de bois, hourdés de briques, remplacés ensuite par l'utilisation de la maçonnerie avec de la brique, essentiellement pour les chaînages et les encadrements. La pierre calcaire taillée se rencontre essentiellement dans l’Ouest du Gâtinais.Les maisons et fermes du Gâtinais oriental furent à [[pans de bois]] pour les plus anciennes datant d’avant le XIX° siècle, de structures faites en madriers aux vides comblés par du [[torchis]] d’argile et de paille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une longue tradition de constructions paysannes ==&lt;br /&gt;
L’habitat rural d’aujourd’hui, dont l’architecture remonte au début du XIX° siècle, présente des murs de pierres extraites localement (silex, calcaire tendre), montées à la chaux, elle-même pouvant être soutenue par des pierres d’angle de grès massif. Les [[enduits]] de chaux ou de terre sont étalés « [[à pierres vues]] », laissant apparaître quelques pans de pierre sans toutefois que celles-ci réfléchissent trop la lumière reçue ; l’enduit peut aussi être rocailleux, par un [[gâchage]] spécifique de la fin du XIX°siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le Gâtinais oriental==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Gâtinais oriental et ses particularités de constructions locales se distinguent du Gâtinais occidental par son '''sol argileux''' propice à la constitution de briques. On retrouve aussi le '''[[calcaire]]''' tendre de l’ère tertiaire présent à l’ouest du Gâtinais, matériau premier pour la fabrication de la chaux (par calcination de la pierre, voir [[chaux]]). Les [[enduits]] utilisés comme liant pour les briques sont eux constitués en partie de l’argile trouvée sur place. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Ouvertures Gâtinais.jpg|vignette|Brique aux ouvertures]]&lt;br /&gt;
Ainsi, par cette diversité des sols en Gâtinais oriental, les constructions traditionnelles  de ce territoire présentent des façades alternant '''murs en [[chaux aérienne]]''' et '''encadrements de [[briques]]'''.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Briques ouvertures.jpg|vignette|Encadrements de briques]]&lt;br /&gt;
La [[brique]] est en effet largement utilisée pour la construction de [https://fr.wikipedia.org/wiki/Lucarne lucarnes], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Corniche corniches], encadrements des ouvertures de portes, fenêtres et [https://fr.wikipedia.org/wiki/Oculus oculi], ou encore pour des piliers de portails ou les cheminées : ces ouvrages maçonnés de briques dans une tradition singulière confèrent à l’habitat rural un esthétisme de charme.   &lt;br /&gt;
[[Fichier:Maison Gâtinais oriental.jpg|vignette|Maison longue et basse en Gâtinais oriental]]&lt;br /&gt;
La souplesse d’utilisation de la brique permet d’introduire des éléments d’'''animation des façades''' : lucarnes en bâtière, lucarnes à capucine ou à linteau de bois, lucarne en plein cintre, ou encore baies à piédroits superposées pour l’encadrement des fenêtres et des portes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un liant adéquat de [[mortier de terre]] gâché (voir [[terre]]) permet à la brique d’épouser les formes du bâti pour la construction d’appareils d’'''arcs de soutenance en forme d’anse, de panier ou en arc segmentaire'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les '''toitures sont pentues''' avec des angles à 45° pour un écoulement rapide des eaux de pluie. La couverture y est de '''tuiles plates''', dites bourguignonnes, la plus répandue dans le bassin Parisien (voir tuile). Tuiles et briques se trouvent juxtaposées au niveau des corniches et des lucarnes offrant à l’œil un contraste du rouge ocre de la brique (de différentes teintes) avec le rouge vermillon de la tuile, n’étant pas sans rappeler les couleurs bourguignonnes du proche pays de la [https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%B4te-d%27Or Côte d’Or]. &lt;br /&gt;
==Le Gâtinais occidental==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pierre [[calcaire]] est le matériau typique d’Ile-de-France, parfaitement blanc quant il est pur, il devient plus ou moins gris avec la présence de silice. Les '''carrières''' qui ont approvisionné le Gâtinais occidental étaient situées à Souppes-sur-Loing et à Château-Landon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Gâtinais occidental, la nature géologique du sous-sol et la présence de carrières de calcaire dur ont donné lieu à des constructions aux '''appareillages de pierres taillées''', selon les mêmes techniques architecturales utilisées en Gâtinais oriental. Cette pierre calcaire dure est utilisée pour les '''encadrements de baies''', pour les '''corniches''' et les '''chaînes d’angle''' qui viennent enrichir les maçonneries de remplissage constituées de petits moellons de pierre équarris. Les enduits sont soit au [[mortier de chaux]] peu épais ou peu colorés, soit au gros [[plâtre]] dans les bourgs en harmonie avec le ton pastel des menuiseries.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des éléments d’ornementation atténuent le caractère austère de ces constructions :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- corniches constituées par juxtaposition de briques droites ou en pointe&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- girouette personnalisées &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- souches en briques&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- cadrans solaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les baies des constructions très anciennes étaient encadrées de pierres massives taillées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maison rurale du Gâtinais possède une '''fenêtre-lucarne''' en remplacement de la porte du grenier pour l’aménagement de l’étage. Les '''linteaux de bois''', initialement enduit de plâtre au-dessus des annexes, ont été dégagés et teintés comme la mode le voulait il y a quarante ans. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les clos du Gâtinais regroupent autour d’une cour un ensemble de bâtiments isolés de la rue par un haut mur chaperonné, percé de portes charretières et piétonnes. Un enduit de chaux « [[à pierre vue]] » recouvre le petit appareillage de moellons calcaires bien assisés des murs. Seuls apparaissent les encadrements des baies et les chaînes d’angles en calcaire massif et dur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les portes charretières et les portes piétonnes peuvent être cintrées, en arc surbaissé ou plein cintre, alors que les ouvertures de faible portée sont parfois surmontées de linteaux monolithes grâce à la bonne résistance mécanique de la pierre . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les silhouettes des toitures s’animent de chatières de ventilation en forme de tête de grenouille et d’épis de faîtage en terre cuite ou en zinc qui permettent d’assurer une bonne étanchéité aux points de jonction des différents pans de toiture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suivant le plan de la maison gauloise, les constructions ont la faiblesse de ne pas avoir de cave, et d’être '''sans fondations''', isolées du sol. Dans des sites sableux très bien drainés, comme en Gâtinais occidental, cela ne porte pas à conséquence, mais des risques de glissement de terrain ou d’ensablement sont cependant à craindre sur un sol plus argileux comme en Gâtinais oriental.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Ile de France]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Bourgogne Franche Comté]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Centre Val de Loire]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Essonne]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Loiret]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Seine et Marne]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Yonne]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Le_bâti_ancien_et_ses_abords]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Connaître_(pro)]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Connaître_(particuliers)]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Découvrir]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Particuliers]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Elus]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Professionnels]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références bibliographiques==&lt;br /&gt;
Thiébaut P. ( 2001) La maison rurale en Île-de-France, Eyrolles&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le patrimoine du Gâtinais, Extraits de la Charte de développement du &amp;quot;Pays du Gâtinais&amp;quot;, [http://gatinais.histoire.pagesperso-orange.fr/ Gâtinais Histoire], consulté le 11/06/2018&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Le_G%C3%A2tinais&amp;diff=311</id>
		<title>Le Gâtinais</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Le_G%C3%A2tinais&amp;diff=311"/>
				<updated>2018-07-24T15:26:12Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : /* Prépondérance de la brique comme ornement  */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;On trouve en [https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A2tinais Gâtinais] des bâtiments de maisons paysannes à longs pans, des fermes à fonctions dissociées, fermes à cours fermées, pouvant être remarquées au sein du [http://www.parc-gatinais-francais.fr/ Parc Naturel Régional du Gâtinais Français]. Une grande partie de l'habitat a été construite en [[colombage]] de bois, hourdés de briques, remplacés ensuite par l'utilisation de la maçonnerie avec de la brique, essentiellement pour les chaînages et les encadrements. La pierre calcaire taillée se rencontre essentiellement dans l’Ouest du Gâtinais.Les maisons et fermes du Gâtinais oriental furent à [[pans de bois]] pour les plus anciennes datant d’avant le XIX° siècle, de structures faites en madriers aux vides comblés par du [[torchis]] d’argile et de paille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une longue tradition de constructions paysannes ==&lt;br /&gt;
L’habitat rural d’aujourd’hui, dont l’architecture remonte au début du XIX° siècle, présente des murs de pierres extraites localement (silex, calcaire tendre), montées à la chaux, elle-même pouvant être soutenue par des pierres d’angle de grès massif. Les [[enduits]] de chaux ou de terre sont étalés « [[à pierres vues]] », laissant apparaître quelques pans de pierre sans toutefois que celles-ci réfléchissent trop la lumière reçue ; l’enduit peut aussi être rocailleux, par un [[gâchage]] spécifique de la fin du XIX°siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le Gâtinais oriental==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Gâtinais oriental et ses particularités de constructions locales se distinguent du Gâtinais occidental par son '''sol argileux''' propice à la constitution de briques. On retrouve aussi le '''[[calcaire]]''' tendre de l’ère tertiaire présent à l’ouest du Gâtinais, matériau premier pour la fabrication de la chaux (par calcination de la pierre, voir [[chaux]]). Les [[enduits]] utilisés comme liant pour les briques sont eux constitués en partie de l’argile trouvée sur place. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Ouvertures Gâtinais.jpg|vignette|Brique aux ouvertures]]&lt;br /&gt;
Ainsi, par cette diversité des sols en Gâtinais oriental, les constructions traditionnelles  de ce territoire présentent des façades alternant '''murs en [[chaux aérienne]]''' et '''encadrements de [[briques]]'''.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Briques ouvertures.jpg|vignette|Encadrements de briques]]&lt;br /&gt;
La [[brique]] est en effet largement utilisée pour la construction de [https://fr.wikipedia.org/wiki/Lucarne lucarnes], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Corniche corniches], encadrements des ouvertures de portes, fenêtres et [https://fr.wikipedia.org/wiki/Oculus oculi], ou encore pour des piliers de portails ou les cheminées : ces ouvrages maçonnés de briques dans une tradition singulière confèrent à l’habitat rural un esthétisme de charme.   &lt;br /&gt;
[[Fichier:Maison Gâtinais oriental.jpg|vignette|Maison longue et basse en Gâtinais oriental]]&lt;br /&gt;
La souplesse d’utilisation de la brique permet d’introduire des éléments d’'''animation des façades''' : lucarnes en bâtière, lucarnes à capucine ou à linteau de bois, lucarne en plein cintre, ou encore baies à piédroits superposées pour l’encadrement des fenêtres et des portes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un liant adéquat de [[mortier de terre]] gâché (voir [[terre]]) permet à la brique d’épouser les formes du bâti pour la construction d’appareils d’'''arcs de soutenance en forme d’anse, de panier ou en arc segmentaire'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les '''toitures sont pentues''' avec des angles à 45° pour un écoulement rapide des eaux de pluie. La couverture y est de '''tuiles plates''', dites bourguignonnes, la plus répandue dans le bassin Parisien (voir tuile). Tuiles et briques se trouvent juxtaposées au niveau des corniches et des lucarnes offrant à l’œil un contraste du rouge ocre de la brique (de différentes teintes) avec le rouge vermillon de la tuile, n’étant pas sans rappeler les couleurs bourguignonnes du proche pays de la [https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%B4te-d%27Or Côte d’Or]. &lt;br /&gt;
==Le Gâtinais occidental==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pierre [[calcaire]] est le matériau typique d’Ile-de-France, parfaitement blanc quant il est pur, il devient plus ou moins gris avec la présence de silice. Les '''carrières''' qui ont approvisionné le Gâtinais occidental étaient situées à Souppes-sur-Loing et à Château-Landon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Gâtinais occidental, la nature géologique du sous-sol et la présence de carrières de calcaire dur ont donné lieu à des constructions aux '''appareillages de pierres taillées''', selon les mêmes techniques architecturales utilisées en Gâtinais oriental. Cette pierre calcaire dure est utilisée pour les '''encadrements de baies''', pour les '''corniches''' et les '''chaînes d’angle''' qui viennent enrichir les maçonneries de remplissage constituées de petits moellons de pierre équarris. Les enduits sont soit au [[mortier de chaux]] peu épais ou peu colorés, soit au gros [[plâtre]] dans les bourgs en harmonie avec le ton pastel des menuiseries.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des éléments d’ornementation atténuent le caractère austère de ces constructions :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- corniches constituées par juxtaposition de briques droites ou en pointe&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- girouette personnalisées &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- souches en briques&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- cadrans solaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les baies des constructions très anciennes étaient encadrées de pierres massives taillées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La &amp;lt;u&amp;gt;maison rurale&amp;lt;/u&amp;gt; du Gâtinais possède une '''fenêtre-lucarne''' en remplacement de la porte du grenier pour l’aménagement de l’étage. Les '''linteaux de bois''', initialement enduit de plâtre au-dessus des annexes, ont été dégagés et teintés comme la mode le voulait il y a quarante ans. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les &amp;lt;u&amp;gt;clos du Gâtinais&amp;lt;/u&amp;gt; regroupent autour d’une cour un ensemble de bâtiments isolés de la rue par un haut mur chaperonné, percé de portes charretières et piétonnes. Un enduit de chaux « [[à pierre vue]] » recouvre le petit appareillage de moellons calcaires bien assisés des murs. Seuls apparaissent les encadrements des baies et les chaînes d’angles en calcaire massif et dur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les portes charretières et les portes piétonnes peuvent être cintrées, en arc surbaissé ou plein cintre, alors que les ouvertures de faible portée sont parfois surmontées de linteaux monolithes grâce à la bonne résistance mécanique de la pierre . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les silhouettes des toitures s’animent de chatières de ventilation en forme de tête de grenouille et d’épis de faîtage en terre cuite ou en zinc qui permettent d’assurer une bonne étanchéité aux points de jonction des différents pans de toiture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suivant le plan de la maison gauloise, les constructions ont la faiblesse de ne pas avoir de cave, et d’être '''sans fondations''', isolées du sol. Dans des sites sableux très bien drainés, comme en Gâtinais occidental, cela ne porte pas à conséquence, mais des risques de glissement de terrain ou d’ensablement sont cependant à craindre sur un sol plus argileux comme en Gâtinais oriental.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Ile de France]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Bourgogne Franche Comté]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Centre Val de Loire]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Essonne]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Loiret]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Seine et Marne]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Yonne]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Le_bâti_ancien_et_ses_abords]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Connaître_(pro)]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Connaître_(particuliers)]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Découvrir]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Particuliers]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Elus]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Professionnels]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références bibliographiques==&lt;br /&gt;
Thiébaut P. ( 2001) La maison rurale en Île-de-France, Eyrolles&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le patrimoine du Gâtinais, Extraits de la Charte de développement du &amp;quot;Pays du Gâtinais&amp;quot;, [http://gatinais.histoire.pagesperso-orange.fr/ Gâtinais Histoire], consulté le 11/06/2018&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Sables&amp;diff=310</id>
		<title>Sables</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Sables&amp;diff=310"/>
				<updated>2018-07-24T15:22:36Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le sable est un ensemble de grains ou de petits fragments de substances minérales provenant de la désagrégation ou parfois de la cassure des roches. D'après la grosseur des grains dominants, le sable est dit &amp;quot;grossier&amp;quot;, &amp;quot;moyen&amp;quot; ou &amp;quot;fin&amp;quot;. Le plus souvent, les sables sont quartzeux mais, suivant la matière qu'ils contiennent en plus, ils sont glauconieux, micacés, feldspathiques ou lignifères. Ils peuvent être également calcareux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, est appelée sable toute roche meuble formée de grains qui varient de l'infiniment petit à 1 cm. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue deux types de sables : les '''sables naturels,''' tels que les sables de rivière, les sables de carrière, les sables vierges (arènes) ou les sables de mer, et les '''sables artificiels''', qui proviennent également des roches naturelles mais qui sont broyés et concassés mécaniquement.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les sables naturels==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables de rivière ou sables roulés===&lt;br /&gt;
Depuis toujours, les sables de rivière ont eu la préférence des constructeurs car ils sont  '''exempts de matières terreuses''' (à condition qu'ils soient prélevés dans des endroits à courant fort).  Ils '''adhèrent bien aux liants''' et leur '''forme arrondie''' semble simplifier la mise en œuvre. Ces sables étaient prélevés manuellement à l'aide d'un râteau spécial par les propriétaires riverains. Certains, les &amp;quot;tireurs de sable&amp;quot;, trouvaient dans ce travail un petit revenu. Ce sable était parfois mélangé avec celui des sablonnières. Cette activité a disparu de nos jours, conséquence d'une réglementation stricte engendrée par les abus.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables de carrière ou sables fossiles===&lt;br /&gt;
Ils sont tirés des couches sédimentaires plus ou moins profondes. La forme de leurs grains est à la fois anguleuse et arrondie. Ils permettent des '''variations de couleurs naturelles dans les enduits''', grâce à la présence d'argiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables vierges (arènes)===&lt;br /&gt;
Ce sont des sables tirés des affleurements de '''roches en cours de décomposition''' (type granite ou gneiss), riches en quartz et en feldspath. En effet, l'altération des granites, par exemple, qui dépend essentiellement de celle des feldspaths, conduit à la formation d'arènes granitiques. Ces '''sables, dits &amp;quot;grossiers&amp;quot;,''' non usés, sont rudes et anguleux. Ils sont, selon l'avis de certains maçons, '''plus difficiles à mettre en œuvre''', en particulier pour les enduits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables de mer===&lt;br /&gt;
Les sables de mer étaient peu utilisés sauf en région côtière. Une exploitation massive des sables du littoral s'est développée suite à une réglementation très rigoureuse dans le lit des fleuves (La Loire par exemple). La forme de leurs grains est arrondie. Ils contiennent des débris de coquillage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le sablon===&lt;br /&gt;
Ce sable de carrière, trop fin pour la construction, est utilisé comme abrasif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Extraction==&lt;br /&gt;
Les activités extractives occupaient une place importante dans l'économie des régions. Autrefois dispersées dans une multitude de petits &amp;quot;trous&amp;quot;, d'où, peut-être, le nom de &amp;quot;sable à lapin&amp;quot;, l'extraction est maintenant concentrée dans un certain nombre de grosses carrières dont la notoriété, pour la plupart, dépasse l'échelle régionale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production des sables s'est surtout développée après la seconde guerre mondiale. Jusqu'aux années 1970, les ressources en sable semblaient ne jamais pouvoir se tarir. Mais nous sommes entrés dans une ère de grande consommation avec la construction, par milliers de kilomètres, de voies routières à grand gabarit, de ponts, de centrales nucléaires, de grands édifices bâtis avec la technologie du béton.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exploitation intensive de ces ressources minérales (non renouvelables) laisse entrevoir un épuisement à brève échéance. &amp;quot;Le sable est devenu la deuxième ressource la plus consommée dans le monde après l'eau&amp;quot;. Voilà pourquoi les schémas départementaux de carrières sont si contraignants. Malheureusement ils pénalisent les petites exploitations de sables ou de pierre. Or, s'agissant d'intervenir sur des constructions anciennes, tous ces matériaux naturels du gros oeuvre, qui ont été tirés du sol à échelle humaine jusqu'à la révolution des transports avant le milieu du XIXe siècle, doivent, sans tarder, faire l'objet d'une plus grande attention. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les solutions ne sont pas dans le gigantisme des carrières actuelles, qui nous enlisent sous l'uniformité, mais dans la création ou la conservation de sites d'extraction plus modestes. Une grande variété de roches adaptée à la construction et la restauration des édifices de proximité pourrait, ainsi, être disponible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conservation du patrimoine bâti ancien, qu'il soit civile, religieux, savant ou paysan, passe obligatoirement par la conservation et la création de ces sites, en accord avec les plans d'aménagement écologique.&lt;br /&gt;
[[Fichier:8813292 (1) sable argileux randorif canalblog.jpg|vignette|Micro-carrière de sable argileux|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Utilisation en maçonnerie==&lt;br /&gt;
Les sables ont une influence importante sur la '''qualité des [[mortiers]]''' et en particulier sur la '''pérennité des [[enduits]]'''. Selon la nature de leurs éléments, les sables, comme les pierres, ont des destinations variées dans le bâtiment. [https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Vicat Louis Vicat], le célèbre ingénieur français, grand spécialiste des [[chaux]] de construction et des [[mortiers]], l'a démontré en proposant un classement préférentiel des sables en fonction des [[liants]] qu'il utilisait à l'époque :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec les [[chaux naturelles]] grasses et très grasses (c'est-à-dire très peu hydrauliques) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Les gros sables (de 3 à 6 mm)&lt;br /&gt;
#Les sables moyens mélangés&lt;br /&gt;
#Les sables fins (&amp;lt; 3 mm)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec les [[chaux hydrauliques]] et les [[ciments]], à l'inverse, arrivent en tête :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Les sables fins (&amp;lt; 3 mm)&lt;br /&gt;
#Les sables moyens à grains inégaux (mélange de gros sable avec du sable fin ou de sable fin avec du gravier)&lt;br /&gt;
#Les gros sables (de 3 à 6 mm)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:212-1271 IMG.jpg|vignette|Sable dans un enduit]]&lt;br /&gt;
Son explication est la suivante : la faible résistance mécanique des [[chaux aériennes]] (grasses et très grasses) oblige à choisir des sables de granulométrie élevée et bien répartie. C'est évidemment  tout le contraire avec les [[chaux]] éminemment hydrauliques qui ont des performances mécaniques mieux contrôlées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De tout temps, nous constatons que les sables à '''grains inégaux et ronds ont été les plus utilisés''' par les maçons (simplement en effectuant manuellement le tamisage des sables naturels à l'aide de claies). Le tamisage et le lavage industriels ont complètement bouleversé ces pratiques artisanales ancestrales et cette production industrielle peut difficilement répondre aux exigences que réclament les mises en oeuvre traditionnelles.&lt;br /&gt;
==Comment choisir son sable à bâtir ?==&lt;br /&gt;
A l'heure actuelle, nous pouvons encore choisir entre deux roches meubles : les sables naturels purs ou préparés, c'est-à-dire tamisés et lavés, ou les sables artificiels (roches concassées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sables purs, non commercialisés, sont rarement employés de nos jours. Certains maçons, soucieux d'être au plus près des savoir-faire des anciens, ont quelques petites sablonnières en réserve. Nous nous tournons, le plus souvent, vers des sables naturels commercialisés qui sont, en général, préparés (lavés et tamisés). Certaines carrières peuvent vendre des sables purs prélevés directement de la couche sédimentaire. Mais encore faut-il le réclamer haut et fort ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points essentiels à connaître pour pouvoir choisir un sable naturel à bâtir sont :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La '''composition minéralogique''' dominante. Les grains de quartz sont les plus recherchés.&lt;br /&gt;
*La '''granulométrie''' : une bonne répartition des éléments, de différents diamètres, est recommandée. Plus les sables sont fins et la granulométrie régulière, plus le dosage en liant est important. Cela peut engendrer des fissurations importantes. A l'inverse, une granulométrie hétérogène assure la solidité de l'enduit car elle permet une meilleure adhérence du liant aux grains et ainsi des grains entre eux. Le mélange dépend de ce que l'on peut trouver chez le marchand mais aussi de l'usage que l'on veut donner à l'enduit. Pour un enduit extérieur, on mélangera de préférence des sables dont la granulométrie s'étagera de 0.2 à 0.4 mm. Pour les soubassements ou un rocaillage, on peut aller jusqu'à 0.5, 0.8 ou 1.0 mm. Pour un enduit intérieur, on prendra un sable plus fin  (moins de 0.2 mm) qui permettra de faire un enduit bien lissé.&lt;br /&gt;
*L'aspect et la '''forme des grains''' de sable : à l'aide d'une loupe, il est facile de distinguer les émoussés-luisants, usés à la suite d'un long frottement avec le roulement ; les ronds-mats, usés à la suite de chocs dans l'air sous l'effet du vent ; les non-usés.&lt;br /&gt;
*Le '''degré d'humidité''' : pour bien maîtriser le dosage d'un mortier, il est essentiel de tenir compte du foisonnement toujours possible du sable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Où se procurer du sable ?==&lt;br /&gt;
Chez un [[fournisseur]] ou une [[Carrière|carriè&amp;lt;nowiki/&amp;gt;re]] de proximité. Les anciens construisaient avec des matériaux locaux, issus de petits gisements proches de sable, d'arène granitique. Prélever quelques mètres cubes ne posait pas de problème et il suffisait d'en demander l'autorisation au propriétaire. Ces gisements existent encore souvent, cachés dans des bois ou localisables par un ressaut ou une dépression dans un pré. Il est possible de les retrouver en demandant aux anciens, ou par la microtoponymie, outil précieux (les ''carrières'', l'''arénier'', le ''creux'', le ''crot'', les ''fossés'', les ''gravelles'', les ''sablières'', la ''sablonnière'', etc.). S'il s'agit de [[carrières]] abandonnées, il est possible de les remettre en exploitation moyennant une [[déclaration]] en préfecture, avec des démarches et des coûts réduits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de vous lancer dans l'extraction du sable sédimentaire (appelé sable à lapin) que vous avez repéré sur votre propriété, sachez que l'exécution de ce projet est peut-être soumise à autorisation. En effet, les articles R.161-16 et 17 du code rural indiquent : &amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L'exécution de toute excavation de quelque nature qu'elle soit doit faire l'objet d'une déclaration préalable en mairie dès lors que la distance qui la sépare de la limite du chemin est inférieure à cinq mètres ou à cette distance augmentée de un mètre par mètre de profondeur ; au-delà de dix mètres, il n'y a pas lieu à déclaration.&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;Si votre projet n'entre pas dans ce premier cas de figure, mais plutôt dans celui d'une mini-sablonnière, vous devez obligatoirement retourner à la mairie qui vous accordera une autorisation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Si votre site d'extraction n'est pas à proximité des fossés des chemins ruraux ;&lt;br /&gt;
*S'il porte sur une surface n'excédant pas 500m² ;&lt;br /&gt;
*Si l'extraction est effectuée par vous-même pour votre usage personnel ;&lt;br /&gt;
*Si le site ne porte pas sur des terrains de l'Etat où se trouve le lit d'un cours d'eau même non domanial ;&lt;br /&gt;
*Si votre site est à plus de 500 mètres d'une carrière déjà en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fois que vous avez l'assurance de pouvoir utiliser le sable de votre propriété, il est préférable de l'identifier, et, au besoin, de le tester. Cela permet de savoir pour quel usage le sable est bon : mortier de fondation, mortier de construction, mortier d'enduit extérieur et intérieur, fondation de pavage ou de chemin, remblais divers (drainage des eaux de pluie, des eaux usées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie==&lt;br /&gt;
BARBEROT E. (1945) Traité de constructions civiles, Librairie polytechnique C. Béranger &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BISTON V. (1836) Manuel théorique et pratique du chaufournier, Librairie de Roret&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOUSSAGEON B. et F.-X. (1996) L'exploitation des carrières, Editions Eska&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FERET R. (1896) Essai de divers sables pour les mortiers&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FOUCAULT A., RAOULT J.-f. (2001) Dictionnaire de géologie, Editions Dunod&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GUILLEMOT J. (1986) Eléments de géologie, Editions Technip&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HERNANDEZ J. (2017) Du danger de jouer avec le sable, ''Revue Maisons Paysannes de France'', 3ème trimestre, n°205&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ouvrage collectif (1998) Les sables dans les enduits à la chaux, Association Tiez Breiz&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ouvrage collectif (1995) Techniques et pratiques de la chaux, Ecole d'Avignon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PONTVIANNE C. (2004) Les sables : roches meubles à bâtir, ''Revue Maisons Paysannes de France'', 1er trimestre, n°151&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VICAT L. (1962) Travaux publiés à l'Imprimerie nationale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RAUCOURT M. (1930) Etude et composition des sables&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Matériaux]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Professionnels]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Connaître (pro)]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Particuliers]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Découvrir]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Construire (pro)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Sables&amp;diff=308</id>
		<title>Sables</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Sables&amp;diff=308"/>
				<updated>2018-07-24T15:13:35Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le sable est un ensemble de grains ou de petits fragments de substances minérales provenant de la désagrégation ou parfois de la cassure des roches. D'après la grosseur des grains dominants, le sable est dit &amp;quot;grossier&amp;quot;, &amp;quot;moyen&amp;quot; ou &amp;quot;fin&amp;quot;. Le plus souvent, les sables sont quartzeux mais, suivant la matière qu'ils contiennent en plus, ils sont glauconieux, micacés, feldspathiques ou lignifères. Ils peuvent être également calcareux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, est appelée sable toute roche meuble formée de grains qui varient de l'infiniment petit à 1 cm. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue deux types de sables : les '''sables naturels,''' tels que les sables de rivière, les sables de carrière, les sables vierges (arènes) ou les sables de mer, et les '''sables artificiels''', qui proviennent également des roches naturelles mais qui sont broyés et concassés mécaniquement.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les sables naturels==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables de rivière ou sables roulés===&lt;br /&gt;
Depuis toujours, les sables de rivière ont eu la préférence des constructeurs car ils sont  '''exempts de matières terreuses''' (à condition qu'ils soient prélevés dans des endroits à courant fort).  Ils '''adhèrent bien aux liants''' et leur '''forme arrondie''' semble simplifier la mise en œuvre. Ces sables étaient prélevés manuellement à l'aide d'un râteau spécial par les propriétaires riverains. Certains, les &amp;quot;tireurs de sable&amp;quot;, trouvaient dans ce travail un petit revenu. Ce sable était parfois mélangé avec celui des sablonnières. Cette activité a disparu de nos jours, conséquence d'une réglementation stricte engendrée par les abus.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables de carrière ou sables fossiles===&lt;br /&gt;
Ils sont tirés des couches sédimentaires plus ou moins profondes. La forme de leurs grains est à la fois anguleuse et arrondie. Ils permettent des '''variations de couleurs naturelles dans les enduits''', grâce à la présence d'argiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables vierges (arènes)===&lt;br /&gt;
Ce sont des sables tirés des affleurements de '''roches en cours de décomposition''' (type granite ou gneiss), riches en quartz et en feldspath. En effet, l'altération des granites, par exemple, qui dépend essentiellement de celle des feldspaths, conduit à la formation d'arènes granitiques. Ces '''sables, dits &amp;quot;grossiers&amp;quot;,''' non usés, sont rudes et anguleux. Ils sont, selon l'avis de certains maçons, '''plus difficiles à mettre en œuvre''', en particulier pour les enduits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables de mer===&lt;br /&gt;
Les sables de mer étaient peu utilisés sauf en région côtière. Une exploitation massive des sables du littoral s'est développée suite à une réglementation très rigoureuse dans le lit des fleuves (La Loire par exemple). La forme de leurs grains est arrondie. Ils contiennent des débris de coquillage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le sablon===&lt;br /&gt;
Ce sable de carrière, trop fin pour la construction, est utilisé comme abrasif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Extraction==&lt;br /&gt;
Les activités extractives occupaient une place importante dans l'économie des régions. Autrefois dispersées dans une multitude de petits &amp;quot;trous&amp;quot;, d'où, peut-être, le nom de &amp;quot;sable à lapin&amp;quot;, l'extraction est maintenant concentrée dans un certain nombre de grosses carrières dont la notoriété, pour la plupart, dépasse l'échelle régionale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production des sables s'est surtout développée après la seconde guerre mondiale. Jusqu'aux années 1970, les ressources en sable semblaient ne jamais pouvoir se tarir. Mais nous sommes entrés dans une ère de grande consommation avec la construction, par milliers de kilomètres, de voies routières à grand gabarit, de ponts, de centrales nucléaires, de grands édifices bâtis avec la technologie du béton.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exploitation intensive de ces ressources minérales (non renouvelables) laisse entrevoir un épuisement à brève échéance. &amp;quot;Le sable est devenu la deuxième ressource la plus consommée dans le monde après l'eau&amp;quot;. Voilà pourquoi les schémas départementaux de carrières sont si contraignants. Malheureusement ils pénalisent les petites exploitations de sables ou de pierre. Or, s'agissant d'intervenir sur des constructions anciennes, tous ces matériaux naturels du gros oeuvre, qui ont été tirés du sol à échelle humaine jusqu'à la révolution des transports avant le milieu du XIXe siècle, doivent, sans tarder, faire l'objet d'une plus grande attention. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les solutions ne sont pas dans le gigantisme des carrières actuelles, qui nous enlisent sous l'uniformité, mais dans la création ou la conservation de sites d'extraction plus modestes. Une grande variété de roches adaptée à la construction et la restauration des édifices de proximité pourrait, ainsi, être disponible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conservation du patrimoine bâti ancien, qu'il soit civile, religieux, savant ou paysan, passe obligatoirement par la conservation et la création de ces sites, en accord avec les plans d'aménagement écologique.&lt;br /&gt;
[[Fichier:8813292 (1) sable argileux randorif canalblog.jpg|vignette|Micro-carrière de sable argileux|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Utilisation en maçonnerie==&lt;br /&gt;
Les sables ont une influence importante sur la '''qualité des [[mortiers]]''' et en particulier sur la '''pérennité des [[enduits]]'''. Selon la nature de leurs éléments, les sables, comme les pierres, ont des destinations variées dans le bâtiment. [https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Vicat Louis Vicat], le célèbre ingénieur français, grand spécialiste des [[chaux]] de construction et des [[mortiers]], l'a démontré en proposant un classement préférentiel des sables en fonction des [[liants]] qu'il utilisait à l'époque :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec les [[chaux naturelles]] grasses et très grasses (c'est-à-dire très peu hydrauliques) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Les gros sables (de 3 à 6 mm)&lt;br /&gt;
#Les sables moyens mélangés&lt;br /&gt;
#Les sables fins (&amp;lt; 3 mm)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec les [[chaux hydrauliques]] et les [[ciments]], à l'inverse, arrivent en tête :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Les sables fins (&amp;lt; 3 mm)&lt;br /&gt;
#Les sables moyens à grains inégaux (mélange de gros sable avec du sable fin ou de sable fin avec du gravier)&lt;br /&gt;
#Les gros sables (de 3 à 6 mm)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:212-1271 IMG.jpg|vignette|Sable dans un enduit]]&lt;br /&gt;
Son explication est la suivante : la faible résistance mécanique des [[chaux aériennes]] (grasses et très grasses) oblige à choisir des sables de granulométrie élevée et bien répartie. C'est évidemment  tout le contraire avec les [[chaux]] éminemment hydrauliques qui ont des performances mécaniques mieux contrôlées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De tout temps, nous constatons que les sables à '''grains inégaux et ronds ont été les plus utilisés''' par les maçons (simplement en effectuant manuellement le tamisage des sables naturels à l'aide de claies). Le tamisage et le lavage industriels ont complètement bouleversé ces pratiques artisanales ancestrales et cette production industrielle peut difficilement répondre aux exigences que réclament les mises en oeuvre traditionnelles.&lt;br /&gt;
==Comment choisir son sable à bâtir ?==&lt;br /&gt;
A l'heure actuelle, nous pouvons encore choisir entre deux roches meubles : les sables naturels purs ou préparés, c'est-à-dire tamisés et lavés, ou les sables artificiels (roches concassées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sables purs, non commercialisés, sont rarement employés de nos jours. Certains maçons, soucieux d'être au plus près des savoir-faire des anciens, ont quelques petites sablonnières en réserve. Nous nous tournons, le plus souvent, vers des sables naturels commercialisés qui sont, en général, préparés (lavés et tamisés). Certaines carrières peuvent vendre des sables purs prélevés directement de la couche sédimentaire. Mais encore faut-il le réclamer haut et fort ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points essentiels à connaître pour pouvoir choisir un sable naturel à bâtir sont :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La '''composition minéralogique''' dominante. Les grains de quartz sont les plus recherchés.&lt;br /&gt;
*La '''granulométrie''' : une bonne répartition des éléments, de différents diamètres, est recommandée. Plus les sables sont fins et la granulométrie régulière, plus le dosage en liant est important. Cela peut engendrer des fissurations importantes. A l'inverse, une granulométrie hétérogène assure la solidité de l'enduit car elle permet une meilleure adhérence du liant aux grains et ainsi des grains entre eux. Le mélange dépend de ce que l'on peut trouver chez le marchand mais aussi de l'usage que l'on veut donner à l'enduit. Pour un enduit extérieur, on mélangera de préférence des sables dont la granulométrie s'étagera de 0.2 à 0.4 mm. Pour les soubassements ou un rocaillage, on peut aller jusqu'à 0.5, 0.8 ou 1.0 mm. Pour un enduit intérieur, on prendra un sable plus fin  (moins de 0.2 mm) qui permettra de faire un enduit bien lissé.&lt;br /&gt;
*L'aspect et la '''forme des grains''' de sable : à l'aide d'une loupe, il est facile de distinguer les émoussés-luisants, usés à la suite d'un long frottement avec le roulement ; les ronds-mats, usés à la suite de chocs dans l'air sous l'effet du vent ; les non-usés.&lt;br /&gt;
*Le '''degré d'humidité''' : pour bien maîtriser le dosage d'un mortier, il est essentiel de tenir compte du foisonnement toujours possible du sable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Où se procurer du sable ?==&lt;br /&gt;
Chez un [[fournisseur]] ou une [[Carrière|carriè&amp;lt;nowiki/&amp;gt;re]] de proximité. Les anciens construisaient avec des matériaux locaux, issus de petits gisements proches de sable, d'arène granitique. Prélever quelques mètres cubes ne posait pas de problème et il suffisait d'en demander l'autorisation au propriétaire. Ces gisements existent encore souvent, cachés dans des bois ou localisables par un ressaut ou une dépression dans un pré. Il est possible de les retrouver en demandant aux anciens, ou par la microtoponymie, outil précieux (les ''carrières'', l'''arénier'', le ''creux'', le ''crot'', les ''fossés'', les ''gravelles'', les ''sablières'', la ''sablonnière'', etc.). S'il s'agit de [[carrières]] abandonnées, il est possible de les remettre en exploitation moyennant une [[déclaration]] en préfecture, avec des démarches et des coûts réduits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de vous lancer dans l'extraction du sable sédimentaire (appelé sable à lapin) que vous avez repéré sur votre propriété, sachez que l'exécution de ce projet est peut-être soumise à autorisation. En effet, les articles R.161-16 et 17 du code rural indiquent : &amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L'exécution de toute excavation de quelque nature qu'elle soit doit faire l'objet d'une déclaration préalable en mairie dès lors que la distance qui la sépare de la limite du chemin est inférieure à cinq mètres ou à cette distance augmentée de un mètre par mètre de profondeur ; au-delà de dix mètres, il n'y a pas lieu à déclaration.&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;Si votre projet n'entre pas dans ce premier cas de figure, mais plutôt dans celui d'une mini-sablonnière, vous devez obligatoirement retourner à la mairie qui vous accordera une autorisation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Si votre site d'extraction n'est pas à proximité des fossés des chemins ruraux ;&lt;br /&gt;
*S'il porte sur une surface n'excédant pas 500m² ;&lt;br /&gt;
*Si l'extraction est effectuée par vous-même pour votre usage personnel ;&lt;br /&gt;
*Si le site ne porte pas sur des terrains de l'Etat où se trouve le lit d'un cours d'eau même non domanial ;&lt;br /&gt;
*Si votre site est à plus de 500 mètres d'une carrière déjà en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fois que vous avez l'assurance de pouvoir utiliser le sable de votre propriété, il est préférable de l'identifier, et, au besoin, de le tester. Cela permet de savoir pour quel usage le sable est bon : mortier de fondation, mortier de construction, mortier d'enduit extérieur et intérieur, fondation de pavage ou de chemin, remblais divers (drainage des eaux de pluie, des eaux usées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie==&lt;br /&gt;
BARBEROT E. (1945) Traité de constructions civiles, Librairie polytechnique C. Béranger &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BISTON V. (1836) Manuel théorique et pratique du chaufournier, Librairie de Roret&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOUSSAGEON B. et F.-X. (1996) L'exploitation des carrières, Editions Eska&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FERET R. (1896) Essai de divers sables pour les mortiers&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FOUCAULT A., RAOULT J.-f. (2001) Dictionnaire de géologie, Editions Dunod&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GUILLEMOT J. (1986) Eléments de géologie, Editions Technip&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HERNANDEZ J. (2017) Du danger de jouer avec le sable, ''Revue Maisons Paysannes de France'', 3ème trimestre, n°205&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ouvrage collectif (1998) Les sables dans les enduits à la chaux, Association Tiez Breiz&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ouvrage collectif (1995) Techniques et pratiques de la chaux, Ecole d'Avignon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PONTVIANNE C. (2004) Les sables : roches meubles à bâtir, ''Revue Maisons Paysannes de France'', 1er trimestre, n°151&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VICAT L. (1962) Travaux publiés à l'Imprimerie nationale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RAUCOURT M. (1930) Etude et composition des sables&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Matériaux]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Professionnels]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Connaître (pro)]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Particuliers]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Découvrir]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Sables&amp;diff=307</id>
		<title>Sables</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Sables&amp;diff=307"/>
				<updated>2018-07-24T15:11:09Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le sable est un ensemble de grains ou de petits fragments de substances minérales provenant de la désagrégation ou parfois de la cassure des roches. D'après la grosseur des grains dominants, le sable est dit &amp;quot;grossier&amp;quot;, &amp;quot;moyen&amp;quot; ou &amp;quot;fin&amp;quot;. Le plus souvent, les sables sont quartzeux mais, suivant la matière qu'ils contiennent en plus, ils sont glauconieux, micacés, feldspathiques ou lignifères. Ils peuvent être également calcareux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, est appelée sable toute roche meuble formée de grains qui varient de l'infiniment petit à 1 cm. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue deux types de sables : les '''sables naturels,''' tels que les sables de rivière, les sables de carrière, les sables vierges (arènes) ou les sables de mer, et les '''sables artificiels''', qui proviennent également des roches naturelles mais qui sont broyés et concassés mécaniquement.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les sables naturels==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables de rivière ou sables roulés===&lt;br /&gt;
Depuis toujours, les sables de rivière ont eu la préférence des constructeurs car ils sont  '''exempts de matières terreuses''' (à condition qu'ils soient prélevés dans des endroits à courant fort).  Ils '''adhèrent bien aux liants''' et leur '''forme arrondie''' semble simplifier la mise en œuvre. Ces sables étaient prélevés manuellement à l'aide d'un râteau spécial par les propriétaires riverains. Certains, les &amp;quot;tireurs de sable&amp;quot;, trouvaient dans ce travail un petit revenu. Ce sable était parfois mélangé avec celui des sablonnières. Cette activité a disparu de nos jours, conséquence d'une réglementation stricte engendrée par les abus.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables de carrière ou sables fossiles===&lt;br /&gt;
Ils sont tirés des couches sédimentaires plus ou moins profondes. La forme de leurs grains est à la fois anguleuse et arrondie. Ils permettent des '''variations de couleurs naturelles dans les enduits''', grâce à la présence d'argiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables vierges (arènes)===&lt;br /&gt;
Ce sont des sables tirés des affleurements de '''roches en cours de décomposition''' (type granite ou gneiss), riches en quartz et en feldspath. En effet, l'altération des granites, par exemple, qui dépend essentiellement de celle des feldspaths, conduit à la formation d'arènes granitiques. Ces '''sables, dits &amp;quot;grossiers&amp;quot;,''' non usés, sont rudes et anguleux. Ils sont, selon l'avis de certains maçons, '''plus difficiles à mettre en œuvre''', en particulier pour les enduits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables de mer===&lt;br /&gt;
Les sables de mer étaient peu utilisés sauf en région côtière. Une exploitation massive des sables du littoral s'est développée suite à une réglementation très rigoureuse dans le lit des fleuves (La Loire par exemple). La forme de leurs grains est arrondie. Ils contiennent des débris de coquillage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le sablon===&lt;br /&gt;
Ce sable de carrière, trop fin pour la construction, est utilisé comme abrasif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Extraction==&lt;br /&gt;
Les activités extractives occupaient une place importante dans l'économie des régions. Autrefois dispersées dans une multitude de petits &amp;quot;trous&amp;quot;, d'où, peut-être, le nom de &amp;quot;sable à lapin&amp;quot;, l'extraction est maintenant concentrée dans un certain nombre de grosses carrières dont la notoriété, pour la plupart, dépasse l'échelle régionale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production des sables s'est surtout développée après la seconde guerre mondiale. Jusqu'aux années 1970, les ressources en sable semblaient ne jamais pouvoir se tarir. Mais nous sommes entrés dans une ère de grande consommation avec la construction, par milliers de kilomètres, de voies routières à grand gabarit, de ponts, de centrales nucléaires, de grands édifices bâtis avec la technologie du béton.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exploitation intensive de ces ressources minérales (non renouvelables) laisse entrevoir un épuisement à brève échéance. &amp;quot;Le sable est devenu la deuxième ressource la plus consommée dans le monde après l'eau&amp;quot;. Voilà pourquoi les schémas départementaux de carrières sont si contraignants. Malheureusement ils pénalisent les petites exploitations de sables ou de pierre. Or, s'agissant d'intervenir sur des constructions anciennes, tous ces matériaux naturels du gros oeuvre, qui ont été tirés du sol à échelle humaine jusqu'à la révolution des transports avant le milieu du XIXe siècle, doivent, sans tarder, faire l'objet d'une plus grande attention. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les solutions ne sont pas dans le gigantisme des carrières actuelles, qui nous enlisent sous l'uniformité, mais dans la création ou la conservation de sites d'extraction plus modestes. Une grande variété de roches adaptée à la construction et la restauration des édifices de proximité pourrait, ainsi, être disponible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conservation du patrimoine bâti ancien, qu'il soit civile, religieux, savant ou paysan, passe obligatoirement par la conservation et la création de ces sites, en accord avec les plans d'aménagement écologique.&lt;br /&gt;
[[Fichier:8813292 (1) sable argileux randorif canalblog.jpg|vignette|Micro-carrière de sable argileux|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Utilisation en maçonnerie==&lt;br /&gt;
Les sables ont une influence importante sur la '''qualité des [[mortiers]]''' et en particulier sur la '''pérennité des [[enduits]]'''. Selon la nature de leurs éléments, les sables, comme les pierres, ont des destinations variées dans le bâtiment. [https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Vicat Louis Vicat], le célèbre ingénieur français, grand spécialiste des [[chaux]] de construction et des [[mortiers]], l'a démontré en proposant un classement préférentiel des sables en fonction des [[liants]] qu'il utilisait à l'époque :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec les [[chaux naturelles]] grasses et très grasses (c'est-à-dire très peu hydrauliques) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Les gros sables (de 3 à 6 mm)&lt;br /&gt;
#Les sables moyens mélangés&lt;br /&gt;
#Les sables fins (&amp;lt; 3 mm)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec les [[chaux hydrauliques]] et les [[ciments]], à l'inverse, arrivent en tête :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Les sables fins (&amp;lt; 3 mm)&lt;br /&gt;
#Les sables moyens à grains inégaux (mélange de gros sable avec du sable fin ou de sable fin avec du gravier)&lt;br /&gt;
#Les gros sables (de 3 à 6 mm)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:212-1271 IMG.jpg|vignette|Sable dans un enduit]]&lt;br /&gt;
Son explication est la suivante : la faible résistance mécanique des [[chaux aériennes]] (grasses et très grasses) oblige à choisir des sables de granulométrie élevée et bien répartie. C'est évidemment  tout le contraire avec les [[chaux]] éminemment hydrauliques qui ont des performances mécaniques mieux contrôlées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De tout temps, nous constatons que les sables à '''grains inégaux et ronds ont été les plus utilisés''' par les maçons (simplement en effectuant manuellement le tamisage des sables naturels à l'aide de claies). Le tamisage et le lavage industriels ont complètement bouleversé ces pratiques artisanales ancestrales et cette production industrielle peut difficilement répondre aux exigences que réclament les mises en oeuvre traditionnelles.&lt;br /&gt;
==Comment choisir son sable à bâtir ?==&lt;br /&gt;
A l'heure actuelle, nous pouvons encore choisir entre deux roches meubles : les sables naturels purs ou préparés, c'est-à-dire tamisés et lavés, ou les sables artificiels (roches concassées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sables purs, non commercialisés, sont rarement employés de nos jours. Certains maçons, soucieux d'être au plus près des savoir-faire des anciens, ont quelques petites sablonnières en réserve. Nous nous tournons, le plus souvent, vers des sables naturels commercialisés qui sont, en général, préparés (lavés et tamisés). Certaines carrières peuvent vendre des sables purs prélevés directement de la couche sédimentaire. Mais encore faut-il le réclamer haut et fort ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points essentiels à connaître pour pouvoir choisir un sable naturel à bâtir sont :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La '''composition minéralogique''' dominante. Les grains de quartz sont les plus recherchés.&lt;br /&gt;
*La '''granulométrie''' : une bonne répartition des éléments, de différents diamètres, est recommandée. Plus les sables sont fins et la granulométrie régulière, plus le dosage en liant est important. Cela peut engendrer des fissurations importantes. A l'inverse, une granulométrie hétérogène assure la solidité de l'enduit car elle permet une meilleure adhérence du liant aux grains et ainsi des grains entre eux. Le mélange dépend de ce que l'on peut trouver chez le marchand mais aussi de l'usage que l'on veut donner à l'enduit. Pour un enduit extérieur, on mélangera de préférence des sables dont la granulométrie s'étagera de 0.2 à 0.4 mm. Pour les soubassements ou un rocaillage, on peut aller jusqu'à 0.5, 0.8 ou 1.0 mm. Pour un enduit intérieur, on prendra un sable plus fin  (moins de 0.2 mm) qui permettra de faire un enduit bien lissé.&lt;br /&gt;
*L'aspect et la '''forme des grains''' de sable : à l'aide d'une loupe, il est facile de distinguer les émoussés-luisants, usés à la suite d'un long frottement avec le roulement ; les ronds-mats, usés à la suite de chocs dans l'air sous l'effet du vent ; les non-usés.&lt;br /&gt;
*Le '''degré d'humidité''' : pour bien maîtriser le dosage d'un mortier, il est essentiel de tenir compte du foisonnement toujours possible du sable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Où se procurer du sable ?==&lt;br /&gt;
Chez un [[fournisseur]] ou une [[Carrière|carriè&amp;lt;nowiki/&amp;gt;re]] de proximité. Les anciens construisaient avec des matériaux locaux, issus de petits gisements proches de sable, d'arène granitique. Prélever quelques mètres cubes ne posait pas de problème et il suffisait d'en demander l'autorisation au propriétaire. Ces gisements existent encore souvent, cachés dans des bois ou localisables par un ressaut ou une dépression dans un pré. Il est possible de les retrouver en demandant aux anciens, ou par la microtoponymie, outil précieux (les ''carrières'', l'''arénier'', le ''creux'', le ''crot'', les ''fossés'', les ''gravelles'', les ''sablières'', la ''sablonnière'', etc.). S'il s'agit de [[carrières]] abandonnées, il est possible de les remettre en exploitation moyennant une [[déclaration]] en préfecture, avec des démarches et des coûts réduits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de vous lancer dans l'extraction du sable sédimentaire (appelé sable à lapin) que vous avez repéré sur votre propriété, sachez que l'exécution de ce projet est peut-être soumise à autorisation. En effet, les articles R.161-16 et 17 du code rural indiquent : &amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L'exécution de toute excavation de quelque nature qu'elle soit doit faire l'objet d'une déclaration préalable en mairie dès lors que la distance qui la sépare de la limite du chemin est inférieure à cinq mètres ou à cette distance augmentée de un mètre par mètre de profondeur ; au-delà de dix mètres, il n'y a pas lieu à déclaration.&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;Si votre projet n'entre pas dans ce premier cas de figure, mais plutôt dans celui d'une mini-sablonnière, vous devez obligatoirement retourner à la mairie qui vous accordera une autorisation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Si votre site d'extraction n'est pas à proximité des fossés des chemins ruraux ;&lt;br /&gt;
*S'il porte sur une surface n'excédant pas 500m² ;&lt;br /&gt;
*Si l'extraction est effectuée par vous-même pour votre usage personnel ;&lt;br /&gt;
*Si le site ne porte pas sur des terrains de l'Etat où se trouve le lit d'un cours d'eau même non domanial ;&lt;br /&gt;
*Si votre site est à plus de 500 mètres d'une carrière déjà en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fois que vous avez l'assurance de pouvoir utiliser le sable de votre propriété, il est préférable de l'identifier, et, au besoin, de le tester. Cela permet de savoir pour quel usage le sable est bon : mortier de fondation, mortier de construction, mortier d'enduit extérieur et intérieur, fondation de pavage ou de chemin, remblais divers (drainage des eaux de pluie, des eaux usées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie==&lt;br /&gt;
BARBEROT E. (1945) Traité de constructions civiles, Librairie polytechnique C. Béranger &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BISTON V. (1836) Manuel théorique et pratique du chaufournier, Librairie de Roret&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOUSSAGEON B. et F.-X. (1996) L'exploitation des carrières, Editions Eska&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FERET R. (1896) Essai de divers sables pour les mortiers&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FOUCAULT A., RAOULT J.-f. (2001) Dictionnaire de géologie, Editions Dunod&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GUILLEMOT J. (1986) Eléments de géologie, Editions Technip&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HERNANDEZ J. (2017) Du danger de jouer avec le sable, ''Revue Maisons Paysannes de France'', 3ème trimestre, n°205&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ouvrage collectif (1998) Les sables dans les enduits à la chaux, Association Tiez Breiz&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ouvrage collectif (1995) Techniques et pratiques de la chaux, Ecole d'Avignon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PONTVIANNE C. (2004) Les sables : roches meubles à bâtir, ''Revue Maisons Paysannes de France'', 1er trimestre, n°151&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VICAT L. (1962) Travaux publiés à l'Imprimerie nationale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RAUCOURT M. (1930) Etude et composition des sables&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[[[Catégorie:Matériaux]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Restauration_d%27une_maison_de_bourg&amp;diff=306</id>
		<title>Restauration d'une maison de bourg</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Restauration_d%27une_maison_de_bourg&amp;diff=306"/>
				<updated>2018-07-24T15:02:12Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Cette maison de [https://fr.wikipedia.org/wiki/Nexon_(Haute-Vienne) Nexon], en Haute-Vienne, s'est vue décernée le [http://www.maisons-paysannes.org/actions/concours/ Prix Architecture et Patrimoine] qui couronne les restaurations menées par des particuliers dans l'esprit de Maisons Paysannes de France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jury a apprécié l'exigence et la qualité de la restauration conduite par les propriétaires qui ont eu le grand mérite d’aborder ce bâti important dans la totalité de son aspect extérieur (toiture, enduit, ouvertures), en respectant les formes souples existantes et en assurant une bonne intégration dans l’environnement du bourg. Ils ont pris conseil auprès de l’ABF ([https://fr.wikipedia.org/wiki/Architecte_des_b%C3%A2timents_de_France architecte des bâtiments de France]) et du CAUE ([http://www.fncaue.com/quest-ce-qu-un-caue/ conseil d'architecture, d'urbanisme et d'environnement]) avant d’entreprendre des travaux et se sont efforcés de trouver, non sans mal, les artisans les plus respectueux en matière de restauration du bâti ancien. Cette réalisation mérite d’être encouragée en raison de la démarche globale et de la persévérance des propriétaires (l'opération a été menée sur quatre ans uniquement pour les travaux extérieurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Vue de la façade principale avant chantier.jpg|vignette|alt=Vue de la façade principale avant chantier.jpg|Les différents effets de peinture résultent de l’ancienne station service.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Façade principale après piquetage.jpg|vignette|alt= Façade principale après piquetage|Le piquetage a fait ressortir les arcs de décharge ainsi qu’un garnissage en briques à rhabiller. La couverture a été refaite en tuiles locales de Puycheny.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Toiture restaurée.jpg|vignette|alt=Vue de la toiture après restauration.jpg|La toiture a conservé la souplesse des arêtiers et les légers mouvements de la charpente. Toutes les menuiseries de la façade ont été conservées et restaurées.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Grenier et charpente.jpg|vignette|alt=Vue du grenier et de la charpente.jpg|Vue du grenier et de la charpente.  300 m2 de toiture protègent cet immense volume. On note l’arrivée de la cage d’escalier avec ses parois en torchis d’origine qui seront conservées.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pose de la couverture.jpg|vignette|alt=Pose de la couverture.jpg|Marcel Meize qui a assuré avec l’entreprise familiale les chantiers de charpente, couverture et maçonnerie vérifie la mise en place de l’épi de toiture.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Vue de la rue Saint Ferreol.jpg|vignette|alt=Vue de la rue Saint Ferreol.jpg|Vue de la rue Saint Ferréol : c’est là que la maison révèle son volume. Des soupiraux ont été agrandis pour éclairer le garage, complétés par une porte coulissante à large vitrage. Les fenêtres les plus abîmées ont été remplacées à l’identique (simple vitrage et petits bois) ; les soupiraux ont été remis à leurs dimensions d’origine. La porte coulissante a été remplacée par une porte charretière. Un faux volet a été mis en place sur la fenêtre obturée.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Vue latérale.jpg|vignette|alt=Vue latérale.jpg|On remarque la verticalité de la croupe de toiture. Le ciment est lugubre. Les arêtiers ont conservé leur souplesse. Des volets neufs en châtaignier ont été fabriqués par un artisan de Nexon et placés aux baies qui en étaient dépourvues. Les volets du deuxième niveau ont été restaurés et conservés.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les origines de propriété étaient bien renseignées sur l’acte de vente et ont permis de remonter jusque vers 1830, date à laquelle la maison a fait l ’objet de travaux de remaniement et de reconstruction vraisemblablement importants qui ont abouti à la configuration actuelle. La maison est construite sur des bases plus anciennes comme en témoigne l’entrée de la cave. Elle a subi une réfection d’enduit au ciment au début du XXe siècle, état dans lequel les propriétaires l'ont reprise en 2002. La maison était dans cet état depuis des décennies. Lors de son acquisition, elle portait les stigmates de l’ancienne station service. A présent la maison a perdu sa gangue de ciment et respire à nouveau. Sa voisine immédiate date du XVe siècle ; l’ensemble est nettement plus équilibré ainsi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Description des travaux==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La '''charpente''' a été reprise partiellement en conservant sa souplesse. Les tuiles existantes ont été remplacées par des tuiles à ergots décalés pour éviter un alignement trop strict, provenant de la [http://www.tuileriedepuycheny.fr/ dernière tuilerie de Haute-Vienne, à Puycheny].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Les anciens [http://www.tuileriedepuycheny.fr/ '''châssis de toit'''] ont été substitués par des châssis en fonte d’aluminium de très belle facture (marque CAST) et un épis de faîtage en terre cuite, analogue à celui de la maison voisine, est venu couronné le tout.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La plupart des '''menuiseries''' a été conservée et remise en état. Les quelques menuiseries non récupérables ont fait l'objet d'un remplacement à l'identique, avec petits bois et simple vitrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Les '''ferronneries''' ont été refaites à l’identique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Deux '''ouvertures''' obturées et masquées par l’ancien enduit ont été remises à jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La porte coulissante de garage a été remplacée par une porte charretière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Porte charretière.jpg|vignette|alt=Restauration de la porte charretière.jpg|Porte sur venelle. Elle procure un meilleur éclairage à l’atelier et un accès un peu plus large. Outre un aspect anachronique, cette porte est un générateur de courants d’air, avec des jours de plusieurs centimètres sur la périphérie. Elle est redevenue charretière comme elle le fut vraisemblablement aux origines. Elle a été fabriquée à la demande par un artisan de Nexon en châtaignier et chêne.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Corrodée et délabrée par endroits, la grille du perron a été nettoyée et reconstituée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Porte d'entrée.jpg|vignette|alt=Entrée de l’ancienne salle du café.jpg| Ce genre de volets est typique des anciennes devantures. Malgré des bois fatigués, il est décidé de conserver ces ouvrants.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Porte d'entrée restaurée.jpg|vignette|alt=Porte d'entrée restaurée.jpg|Après restauration, la vie de cette porte-fenêtre sera prolongée.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:balcon.jpg|vignette|alt=balcon.jpg|La lisse inférieure de la rambarde du balcon a été noyée dans une longrine de béton. Après nettoyage, elle est apparue bien corrodée, mais sauvable. Gabriel Gizardin, propriétaire de la maison en 1830, avait marqué son territoire à l’aide de deux G ostentatoires. Sa mémoire est toujours là.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Exemples de projets]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Limousin]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Haute_Vienne]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Vienne]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Prix Architecture et Patrimoine]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Particuliers]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Intervenir (particuliers)]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Comment monter son projet]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources et références bibliographiques== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Association Maisons Paysannes de France en Limousin, consulté le 07/06/18, accessible en ligne (http://mpflimousin.free.fr/PrixRF2008HV.php)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Restauration_d%27une_bricole&amp;diff=305</id>
		<title>Restauration d'une bricole</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Restauration_d%27une_bricole&amp;diff=305"/>
				<updated>2018-07-24T14:59:27Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Sa toiture percée et son aspect décati en auraient peut-être découragé plus d’un. Mais le charme était là. Et aussi quelques beaux restes comme les superbes carreaux de la cuisine. Pour Pierre Carré, son épouse Gentiane, ce fut le coup de foudre… Suivi de 18 ans de travail en famille pour restaurer cette « bricole » briarde et l’adapter aux besoins d’une famille moderne sans la dénaturer, conformément aux préceptes de Maisons Paysannes de France dont ils avaient découvert la revue l’année même de leur achat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les « bricoles », en Brie, désignent les modestes fermes des « bricoleux », de petits cultivateurs ne possédant qu’un cheval, une charrue et quelques bêtes. Celle-là, composée d’une écurie, d’un logis attenant et d’une grange, a été construite vers les années 1830, en briques de terre crue (adobe) et moellons de calcaire enduits à la chaux. Le tout en piteux état.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme tout bon restaurateur, Pierre Carré commence par prendre du recul pour inventorier, observer attentivement toutes les caractéristiques de l’objet de ses rêves avant d’engager les interventions lourdes. Ses compétences professionnelles de sculpteur et professeur d’art appliqué lui sont d‘une aide précieuse dans cette tâche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Un sauvetage d'urgence=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un sauvetage d’urgence s’impose. Le toit d‘abord. La charpente en peuplier (grisard)dont deux pannes sont pourries est réparée à l’identique et recouverte des tuiles plates d‘origine complétées par un lot de récupération. Dans la foulée, 12.000 tuiles anciennes similaires remplacent la couverture mécanique de la grange. Tous les murs sont assainis, les enduits refaits à l’ancienne (chaux aérienne et sable). Les portes, fenêtres et volets sont conservés ou remplacés par des modèles conformes à la tradition locale. Un appentis de planches sans intérêt et en mauvais état est détruit et reconstruit en moellons maçonnés à la chaux avec de petites ouvertures similaires à celles observées dans le village sur ce genre de bâtiment. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Image_4.jpg|vignette|Façade avant]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Un plan détaillé=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Établi avant les travaux, le plan relevait avec précision les dimensions des pièces, épaisseur des murs, taille et emplacement de toutes les ouvertures existantes ou à rouvrir. Les époux Carré et leurs deux fillettes se sont appuyés sur ce document pour réfléchir à l’usage qu’ils feraient de leur maison et décider des aménagements à y effectuer. La disposition des pièces a été peu modifiée. Dans le logis, l’entrée dessert toujours, à droite, l’unique pièce à vivre devenue coin repas. La cuisine adjacente a gardé son rôle. La cheminée et les placards d’origine, ainsi que la pierre d’évier y ont été restaurés et les installations modernes se font discrètes au fond de la pièce qui réunit aussi WC, salle d’eau et cellier. A gauche de l’entrée l’écurie est devenue salon. Un escalier de récupération en chêne y dessert le grenier, le domaine des filles: une aire de jeu flanquée de deux chambres et d’une salle de bain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une pièce isolée à l’extrémité de l’écurie est devenue la chambre des parents. Les solives qui étaient simplement posées sur le faîte des murs ont été rabaissées de 30 cm, ce qui a abaissé le plafond à 2,50m et rendant les combles aménageables. La pièce ne donnait que sur la cour. Des ouvertures ont été ménages vers le salon et vers l’appentis qui sert à la fois de rangement et de sas de communication entre l’habitation et la grange. Pierre Carré y disposera d’un vaste bureau-atelier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette démarche exemplaire a permis à la famille Carré de se fabriquer un « nid » taillé sur mesure selon leurs goûts dans une bâtisse chargée d’histoire que plusieurs générations d’occupants avaient su adapter parfaitement à l’environnement local. L’expérience leur a tellement plu que, trois ans seulement après la fin des travaux, la famille a entrepris de démonter et de reconstruire près de leur « bricole » une remise à chevaux du XVIIIème siècle vouée à la démolition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Exemples de projets]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Ile_de_France]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Brie]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Prix Architecture et Patrimoine]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Particuliers]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Monter son projet]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Intervenir (particuliers)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Restauration_d%27une_bricole&amp;diff=303</id>
		<title>Restauration d'une bricole</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Restauration_d%27une_bricole&amp;diff=303"/>
				<updated>2018-07-24T14:56:09Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Sa toiture percée et son aspect décati en auraient peut-être découragé plus d’un. Mais le charme était là. Et aussi quelques beaux restes comme les superbes carreaux de la cuisine. Pour Pierre Carré, son épouse Gentiane, ce fut le coup de foudre… Suivi de 18 ans de travail en famille pour restaurer cette « bricole » briarde et l’adapter aux besoins d’une famille moderne sans la dénaturer, conformément aux préceptes de Maisons Paysannes de France dont ils avaient découvert la revue l’année même de leur achat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les « bricoles », en Brie, désignent les modestes fermes des « bricoleux », de petits cultivateurs ne possédant qu’un cheval, une charrue et quelques bêtes. Celle-là, composée d’une écurie, d’un logis attenant et d’une grange, a été construite vers les années 1830, en briques de terre crue (adobe) et moellons de calcaire enduits à la chaux. Le tout en piteux état.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme tout bon restaurateur, Pierre Carré commence par prendre du recul pour inventorier, observer attentivement toutes les caractéristiques de l’objet de ses rêves avant d’engager les interventions lourdes. Ses compétences professionnelles de sculpteur et professeur d’art appliqué lui sont d‘une aide précieuse dans cette tâche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Un sauvetage d'urgence =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un sauvetage d’urgence s’impose. Le toit d‘abord. La charpente en peuplier (grisard)dont deux pannes sont pourries est réparée à l’identique et recouverte des tuiles plates d‘origine complétées par un lot de récupération. Dans la foulée, 12.000 tuiles anciennes similaires remplacent la couverture mécanique de la grange. Tous les murs sont assainis, les enduits refaits à l’ancienne (chaux aérienne et sable). Les portes, fenêtres et volets sont conservés ou remplacés par des modèles conformes à la tradition locale. Un appentis de planches sans intérêt et en mauvais état est détruit et reconstruit en moellons maçonnés à la chaux avec de petites ouvertures similaires à celles observées dans le village sur ce genre de bâtiment. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Image 4.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Un plan détaillé =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Établi avant les travaux, le plan relevait avec précision les dimensions des pièces, épaisseur des murs, taille et emplacement de toutes les ouvertures existantes ou à rouvrir. Les époux Carré et leurs deux fillettes se sont appuyés sur ce document pour réfléchir à l’usage qu’ils feraient de leur maison et décider des aménagements à y effectuer. La disposition des pièces a été peu modifiée. Dans le logis, l’entrée dessert toujours, à droite, l’unique pièce à vivre devenue coin repas. La cuisine adjacente a gardé son rôle. La cheminée et les placards d’origine, ainsi que la pierre d’évier y ont été restaurés et les installations modernes se font discrètes au fond de la pièce qui réunit aussi WC, salle d’eau et cellier. A gauche de l’entrée l’écurie est devenue salon. Un escalier de récupération en chêne y dessert le grenier, le domaine des filles: une aire de jeu flanquée de deux chambres et d’une salle de bain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une pièce isolée à l’extrémité de l’écurie est devenue la chambre des parents. Les solives qui étaient simplement posées sur le faîte des murs ont été rabaissées de 30 cm, ce qui a abaissé le plafond à 2,50m et rendant les combles aménageables. La pièce ne donnait que sur la cour. Des ouvertures ont été ménages vers le salon et vers l’appentis qui sert à la fois de rangement et de sas de communication entre l’habitation et la grange. Pierre Carré y disposera d’un vaste bureau-atelier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette démarche exemplaire a permis à la famille Carré de se fabriquer un « nid » taillé sur mesure selon leurs goûts dans une bâtisse chargée d’histoire que plusieurs générations d’occupants avaient su adapter parfaitement à l’environnement local. L’expérience leur a tellement plu que, trois ans seulement après la fin des travaux, la famille a entrepris de démonter et de reconstruire près de leur « bricole » une remise à chevaux du XVIIIème siècle vouée à la démolition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Exemples de projets]] [[Catégorie:Ile_de_France]] [[Catégorie:Brie]] [[Catégorie:Prix Architecture et Patrimoine]] [[Catégorie:Particuliers]] [[Catégorie:Monter son projet]] [[Catégorie:Intervenir (particuliers)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Restauration_d%27une_remise_%C3%A0_chevaux&amp;diff=302</id>
		<title>Restauration d'une remise à chevaux</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Restauration_d%27une_remise_%C3%A0_chevaux&amp;diff=302"/>
				<updated>2018-07-24T14:39:48Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Quand il l’a découverte, en août 1999, c’était une ruine. Partiellement effondrée, elle menaçait la voie publique. &lt;br /&gt;
« Je n’ai plus le temps. Je vais découper la charpente à la tronçonneuse », lui avait déclaré l’entrepreneur chargé de sa démolition. Le sang de Pierre Carré n’a fait qu’un tour. Après un rapide examen des restes de cette remise pour chevaux et carrioles dépendant d’un relais à [https://fr.wikipedia.org/wiki/Bray-sur-Seine Bray-sur-Seine], il obtient treize jours de sursis. Le temps de relever soigneusement et photographier toutes les caractéristiques de ce bâtiment qu’il date des environs du XVIIIè siècle, en&lt;br /&gt;
répertorier et inventorier les pièces de charpente cassées ou non, les décheviller et transporter le tout, ainsi que les pierres d’angle et tous les grès et briques récupérables (les tuiles étaient déjà vendues!) chez lui, à cinq kilomètres de là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce professeur en arts appliqués n’est pas novice en la matière. La restauration d’une « bricole », - une ferme de petits cultivateurs – lui a permis d’emporter le [http://www.maisons-paysannes.org/actions/concours/ prix Architecture et Patrimoine - René Fontaine] en 1996. Mais il s’agit, cette fois, d’une entreprise nettement plus radicale : remonter à l’identique un édifice dont les parties manquantes ou détériorées ne sont pas rares, sur un site différent. Les conseils d’un ami architecte lui permettent de résoudre les problèmes techniques, et l’adaptation au terrain attenant à la « bricole » de Pierre Carré - notamment une inversion de pente par rapport au sol d’origine – de cet édifice rectangulaire de 17 mètres sur 6, légèrement incurvé. Le permis de construire est déposé fin 1999.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des amis viendront aider Pierre Carré pour les fondations et l’érection des fermes de la charpente ou des parties les plus lourdes du colombage. Pour le reste, il assurera le travail pratiquement seul. Au total, l’équivalent de 365 jours de travail de 10 h échelonnés sur plus de quatre ans aura été nécessaire pour mener à bien la restauration. Chaque pièce de colombage ou de charpente a dû être vérifiée et remplacée si besoin à partir de bois de récupération. L’une des deux lucarnes en [https://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A2ti%C3%A8re bâtière] a par exemple été retrouvée en morceaux dans les gravats. Certaines parties du colombage, disparues, ont été remplacées par des briques creuses plâtrées. Chaque élément est ensuite monté à blanc sur le sol et rechevillé avant d’être mis en place. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques compromis avec la tradition ont été nécessaires en raison de la spécificité d’un tel chantier. Des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Parpaing parpaings] ceinturés de chaînages ferraillés horizontalement au niveau des fondations et du sommet verticalement ont été utilisés pour les murs d’élévation du rez-de-chaussée en structure basse, en lieu et place du mélange originel de brique et de moellons enduit. Trois couches d’enduit à la [[chaux hydraulique]] et une couche de finition à la [[chaux aérienne]] et au sable du cru ont néanmoins rendu invisibles ces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Parpaing parpaings] qui s’appuient, évidemment, sur les pierres d’angle d’origine et assurant une solide assise à l’ensemble du bâtiment. Pour le reste, [https://fr.wikipedia.org/wiki/Noue_(architecture) noues] rondes dépourvues de zinc aux lucarnes, portes charretière et piétonne de récupération elles aussi, restitution (après restauration) de l’[https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pi_de_fa%C3%AEtage https://fr épi de faîtage] reconstituent l’aspect d’origine. Les baies, très dénaturées sur le bâtiment d’origine, ont été recomposées en tenant compte – certes – des nouvelles fonctions de l’édifice et à la typologie du lieu, mais aussi de la tradition, redessinées et proportionnées en s’inspirant de modèles existants dans les environs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette réalisation qui a valu à Pierre Carré son second [http://www.maisons-paysannes.org/actions/concours/ prix Architecture et Patrimoine] a été également jugée suffisamment exemplaire aux responsables de la [https://www.fondation-patrimoine.org/ Fondation du Patrimoine] pour qu’ils lui attribuent leur label en janvier 2004, en sus d’une aide de 1050 euros. Une superbe « résurrection » pour cette vénérable bâtisse qui, sauvée du néant in extremis, a entamé une nouvelle « vie » comme « atelier-garde-meuble-garage-grenier » en annexe de la « bricole » déjà primée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Page(s) associée(s) : [[Restauration d'une bricole]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Exemples de projets]] [[Catégorie:Ile de France]] [[Catégorie:Brie]] [[Catégorie:Prix Architecture et Patrimoine]] [[Catégorie:Particuliers]] [[Catégorie:Intervenir (particuliers)]] [[Catégorie:Comment monter son projet]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Restauration_d%27une_grange&amp;diff=301</id>
		<title>Restauration d'une grange</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Restauration_d%27une_grange&amp;diff=301"/>
				<updated>2018-07-24T14:37:09Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Séduit par l’unité esthétique et la simplicité des constructions traditionnelles de la région, Arnaud Rochard achète cette grange ancienne (antérieure à 1863) en très bon état avec un petit budget pour en faire sa maison d’habitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Définition des travaux et déroulement du chantier =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un permis global a été exigé, la grange est dans le périmètre de protection de l’église classée. Alors que le portail de la grange était maintenu, les dimensions et le positionnement des ouvertures ont été inspirés par celles que l’on peut rencontrer dans la région et finalisées grâce à un photomontage sur ordinateur. Petites annonces, visites dans les fermes et autres décharges ont été nécessaires pour trouver les briques des jambages et linteaux (il n’existe plus de [briqueterie] produisant ces briques typiques aux bouts vernissés par la cuisson). Hormis les travaux d’assainissement et de réfection de l’enduit, Arnaud Rochard sans formation dans le bâtiment et avec seulement l’aide de livres et de revues fera tout lui-même. Le rez-de-chaussée a été réalisé au bout d’un an et demi, permettant alors l’installation dans la maison pour y vivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= État des lieux – Détail des principaux travaux réalisés =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Description et état général ==&lt;br /&gt;
Les murs sont constitués de pierre mêlant calcaire et grès d'épaisseur 50cm, jointoyés au sable et à la chaux. La couverture est en tuiles plates de pays dont la moitié a été refaite récemment. La charpente est saine, une dalle béton recouvre le sol, une porte vermoulue donne coté jardin ou trône un chêne centenaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le traitement des murs ==&lt;br /&gt;
Après les percements et modifications des ouvertures, en 2003 une réfection des enduits a été réalisée à pierre vue avec à la demande expresse de Arnaud Rochard aucun relief (enduit au nu des briques, linteaux...). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La modification de la charpente et de la couverture ==&lt;br /&gt;
Deux lucarnes avec [noues] rondes côté jardin, ainsi que deux conduits de cheminée, ont été créés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les ouvertures ==&lt;br /&gt;
En rez-de-chaussée ce sont 4 portes et 4 fenêtres qui ont été percées, nécessitant quelques 1300 briques. Côté rue, l’impossibilité d’évacuer les eaux de pluie par caniveau, ce qui aurait entraîné des descentes d’eau disgracieuses, a conduit le propriétaire à percer des fenêtres classiques mais avec linteau bois dissimulé derrière la gouttière et volets intérieurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intérieurs ==&lt;br /&gt;
Toutes les pièces sont conçues avec une ossature en poteaux de chêne comblés de [[chanvre banché]]. Le résultat est confortable en terme d'acoustique et respirant (il n'y a pas de VMC, on peut y noyer les gaines électriques). Au sol, dalle isolante [[chaux chanvre]] , puis parquet massif cloué (châtaignier, chêne, pin du nord), une dalle sable et chaux enrobant les tuyaux de chauffage, puis tommettes en rang serré. Au plafond solives en chêne (13X17 : aspect moins lourd que 15X15) non traitées, avec isolation par une dalle de chanvre. Les murs extérieurs sont également isolés par un enduit épais de 8 cm en [[chaux chanvre]] avec en finition un badigeon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chauffage et performance ==&lt;br /&gt;
Plancher chauffant alimenté par une chaudière en kit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes et Références =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Rochard, Arnaud, 2005, « Une grange de Seine et Marne », Revue ''Maisons Paysannes de France'' n° 158&lt;br /&gt;
*La Garde, Jacques (de), 1989, « L’art de restaurer une maison en Seine et marne », Revue ''Notre département la Seine et Marne''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Exemples de projets]] [[Catégorie:Ile_de_France]] [[Catégorie:Gâtinais]] [[Catégorie:Prix Architecture et Patrimoine]] [[Catégorie:Particuliers]] [[Catégorie:Intervenir (particuliers)]] [[Catégorie:Comment monter son projet]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=La_diff%C3%A9rence_entre_le_B%C3%A2ti_ancien_et_les_autres_b%C3%A2tis&amp;diff=299</id>
		<title>La différence entre le Bâti ancien et les autres bâtis</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=La_diff%C3%A9rence_entre_le_B%C3%A2ti_ancien_et_les_autres_b%C3%A2tis&amp;diff=299"/>
				<updated>2018-07-24T14:31:04Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Le bâti ancien ou bâti originel ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Celui qui était construit depuis toujours jusqu’à un passé récent. Il possède des qualités thermiques et hydriques naturelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il '''vit avec son environnement''' (eau, air, climat) grâce à un équilibre subtil et fragile, qui ne doit pas être perturbé. On dit qu’il '''« respire »'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est constitué de '''matériaux naturels, peu transformés''', le plus souvent trouvés dans un périmètre proche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seuls appels à l’industrie : terre cuite, chaux, verre, fer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est '''durable''' et '''réemployable''' en majeure partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un bâtiment ancien, originel, bien traité, bien conservé, présente en général d’assez bonnes performances thermiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le bâti moderne ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il a été imaginé dans les années 20/30 avec l’apparition du béton armé, utilisé pour industrialiser la construction à des périodes critiques où la France manquait de façon cruciale de logements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il '''s’isole de son environnement'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait appel à une ventilation artificielle et parfois à la climatisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est constitué de '''matériaux industriels'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Moins construit pour la durée, il n’est pas facilement réemployable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1973, date du premier choc pétrolier, il est construit sans grand souci de la consommation d’énergie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Après 1975''' (première réglementation thermique), il ne cesse '''d’améliorer ses performances'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le bâti écologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il apparaît à la fin des années 80 et depuis ne cesse de se développer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le bâti dénaturé ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est constitué, en majeure partie, de constructions anciennes, modifiées par des apports modernes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est plus ou moins isolé avec des matériaux et selon des techniques qui ne lui conviennent pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des enduits ou des joints en matériaux hydrofuges par exemple, interdisant la respiration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Eco-rénover]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Particuliers]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Elus]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Professionnels]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Intervenir (particuliers)]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Intervenir (pro)]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Protéger valoriser transmettre]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Restaurer le bâti ancien et ses abords]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Restauration_d%27une_bergerie_proven%C3%A7ale&amp;diff=298</id>
		<title>Restauration d'une bergerie provençale</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Restauration_d%27une_bergerie_proven%C3%A7ale&amp;diff=298"/>
				<updated>2018-07-24T14:22:19Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:A1 Rosso Ensemble Avant 1.jpg|vignette|Vue de la bergerie avant travaux]]&lt;br /&gt;
En trois ans, sans aucune aide et avec des moyens rudimentaires, Frédéric Rosso, viticulteur, a réussi à donner une nouvelle vie à sa bergerie en ruine située sur le plateau de  [https://fr.wikipedia.org/wiki/Valensole Valensole]. Elle lui sert aujourd’hui d’habitation principale. Cette restauration se montre exemplaire par bien des aspects. Le '''respect des volumes et des proportions''' et l’étude des traces anciennes '''garantissent l’intégrité''' du bâti, tout comme le choix d’utiliser des '''techniques traditionnelles''' et des matériaux de récupération. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
La bâtisse, '''caractéristique de l’habitat rural bas alpin''', a été construite vers 1600. Surélevée et agrandie au fil du temps, elle a été démolie en 1910 et peu à peu livrée à la végétation. C’est en 2004 qu’un particulier va finalement en engager la restauration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au fil du temps, la végétation avait envahi les lieux et un long travail de déblaiement a été nécessaire avant d'entreprendre la reconstruction. Les volumes ont été scrupuleusement conservés par ce viticulteur désireux de ne pas dénaturer l'esprit rural et la vie passée en ce lieu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Après travaux.jpg|vignette|Vue de la bergerie restaurée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les murs==&lt;br /&gt;
Les murs d’origine étaient en pierres de calcaire du plateau de Valensole, jointées au '''sable et chaux'''. Ils ont été reconstitués avec les pierres récupérées sur le site. Il s’agit de galets roulés ou « coudourets » du plateau de Valensole qui ont été mélangés à des moellons puis rejointoyés avec un mélange de [[sable]] local et [[chaux hydraulique de Saint-Astier]]. La liaison entre les murs existants et ceux nouvellement montés s'est effectuée harmonieusement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La toiture==&lt;br /&gt;
La charpente d’origine était en chêne. Elle a été '''reconstruite à l’identique''', suivant d’anciennes traces et restes trouvés dans les fouilles. En revanche, il ne restait rien de la couverture. Les tuiles sont également des éléments de récupération pour la plupart.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les planchers==&lt;br /&gt;
Les planchers ont été '''reconstruits de façon traditionnelle''', suivant les traces demeurant dans les murs. Pour le rez-de-chaussée, une [[dalle de chaux et chanvre]] a été choisie pour son fort pouvoir '''isolant et respirant'''. Pour l’étage, on a opté pour des planches de bois non délignées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les ouvertures==&lt;br /&gt;
Des ouvertures, il ne restait rien, la majorité des murs ayant été détruite. Elles ont donc été entièrement recréées avec le plus grand soin. Les tableaux ont été réalisés en chaux, plâtre gros et sable ; on a créé une feuillure pour les volets. Les linteaux intérieurs sont en planches de noyer datant du XVIIe siècle. Les volets sont en bois à lattes croisées assemblées par des clous à pointes recourbées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'aménagement intérieur==&lt;br /&gt;
Les enduits intérieurs sont composés de sable siliceux et de [[chaux aérienne]]. Ils ont été serrés à la taloche et peints, à fresque, avec les [[ocres]] de Roussillon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au sol on a posé des terres cuites de récupération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certaines '''particularités typiques''' du plateau de Valensole '''ont été conservées''', tels les deux piliers centraux, carrés à la base et ronds à l’étage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Les habitants du parc du Verdon vivent dans une région remarquable avec des spécificités architecturales qu'il est temps de répertorier et de protéger activement car elles sont un atout indéniable et s'inscrivent dans une histoire collective&amp;quot;. FrédéricRosso&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources et Références bibliographiques==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Revue Maisons Paysannes de France, n°169, 3e trimestre, 2008&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Exemples_de_projets]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Prix Architecture et Patrimoine]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Provence Alpes Côte d'Azur]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Alpes de Haute Provence]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Intervenir_(particuliers)]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Comment_monter_son_projet]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Particuliers]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Restauration_d%27une_bergerie_proven%C3%A7ale&amp;diff=297</id>
		<title>Restauration d'une bergerie provençale</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Restauration_d%27une_bergerie_proven%C3%A7ale&amp;diff=297"/>
				<updated>2018-07-24T14:16:29Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:A1 Rosso Ensemble Avant 1.jpg|vignette|Vue de la bergerie avant travaux]]&lt;br /&gt;
En trois ans, sans aucune aide et avec des moyens rudimentaires, Frédéric Rosso, viticulteur, a réussi à donner une nouvelle vie à sa bergerie en ruine située sur le plateau de  [https://fr.wikipedia.org/wiki/Valensole Valensole]. Elle lui sert aujourd’hui d’habitation principale. Cette restauration se montre exemplaire par bien des aspects. Le '''respect des volumes et des proportions''' et l’étude des traces anciennes '''garantissent l’intégrité''' du bâti, tout comme le choix d’utiliser des '''techniques traditionnelles''' et des matériaux de récupération. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
La bâtisse, '''caractéristique de l’habitat rural bas alpin''', a été construite vers 1600. Surélevée et agrandie au fil du temps, elle a été démolie en 1910 et peu à peu livrée à la végétation. C’est en 2004 qu’un particulier va finalement en engager la restauration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au fil du temps, la végétation avait envahi les lieux et un long travail de déblaiement a été nécessaire avant d'entreprendre la reconstruction. Les volumes ont été scrupuleusement conservés par ce viticulteur désireux de ne pas dénaturer l'esprit rural et la vie passée en ce lieu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Après travaux.jpg|vignette|Vue de la bergerie restaurée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les murs==&lt;br /&gt;
Les murs d’origine étaient en pierres de calcaire du plateau de Valensole, jointées au '''sable et chaux'''. Ils ont été reconstitués avec les pierres récupérées sur le site. Il s’agit de galets roulés ou « coudourets » du plateau de Valensole qui ont été mélangés à des moellons puis rejointoyés avec un mélange de [[sable]] local et [[chaux hydraulique de Saint-Astier]]. La liaison entre les murs existants et ceux nouvellement montés s'est effectuée harmonieusement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La toiture==&lt;br /&gt;
La charpente d’origine était en chêne. Elle a été '''reconstruite à l’identique''', suivant d’anciennes traces et restes trouvés dans les fouilles. En revanche, il ne restait rien de la couverture. Les tuiles sont également des éléments de récupération pour la plupart.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les planchers==&lt;br /&gt;
Les planchers ont été '''reconstruits de façon traditionnelle''', suivant les traces demeurant dans les murs. Pour le rez-de-chaussée, une [[dalle de chaux et chanvre]] a été choisie pour son fort pouvoir '''isolant et respirant'''. Pour l’étage, on a opté pour des planches de bois non délignées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les ouvertures==&lt;br /&gt;
Des ouvertures, il ne restait rien, la majorité des murs ayant été détruite. Elles ont donc été entièrement recréées avec le plus grand soin. Les tableaux ont été réalisés en chaux, plâtre gros et sable ; on a créé une feuillure pour les volets. Les linteaux intérieurs sont en planches de noyer datant du XVIIe siècle. Les volets sont en bois à lattes croisées assemblées par des clous à pointes recourbées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'aménagement intérieur==&lt;br /&gt;
Les enduits intérieurs sont composés de sable siliceux et de [[chaux aérienne]]. Ils ont été serrés à la taloche et peints, à fresque, avec les [[ocres]] de Roussillon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au sol on a posé des terres cuites de récupération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certaines '''particularités typiques''' du plateau de Valensole '''ont été conservées''', tels les deux piliers centraux, carrés à la base et ronds à l’étage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Les habitants du parc du Verdon vivent dans une région remarquable avec des spécificités architecturales qu'il est temps de répertorier et de protéger activement car elles sont un atout indéniable et s'inscrivent dans une histoire collective&amp;quot;. FrédéricRosso&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources et Références bibliographiques==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Revue Maisons Paysannes de France, n°169, 3e trimestre, 2008&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Exemples_de_projets]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Prix Architecture et Patrimoine]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Provence Alpes Côte d'Azur]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Alpes de Haute Provence]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Intervenir_(particuliers)]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Comment_monter_son_projet]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Comment_monter_son_projet&amp;diff=296</id>
		<title>Catégorie:Comment monter son projet</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Comment_monter_son_projet&amp;diff=296"/>
				<updated>2018-07-24T14:13:37Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : Page vide créée&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Le_G%C3%A2tinais&amp;diff=293</id>
		<title>Le Gâtinais</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Le_G%C3%A2tinais&amp;diff=293"/>
				<updated>2018-07-24T14:09:10Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;On trouve en [https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A2tinais Gâtinais] des bâtiments de maisons paysannes à longs pans, des fermes à fonctions dissociées, fermes à cours fermées, pouvant être remarquées au sein du [http://www.parc-gatinais-francais.fr/ Parc Naturel Régional du Gâtinais Français]. Une grande partie de l'habitat a été construite en [[colombage]] de bois, hourdés de briques, remplacés ensuite par l'utilisation de la maçonnerie avec de la brique, essentiellement pour les chaînages et les encadrements. La pierre calcaire taillée se rencontre essentiellement dans l’Ouest du Gâtinais.Les maisons et fermes du Gâtinais oriental furent à [[pans de bois]] pour les plus anciennes datant d’avant le XIX° siècle, de structures faites en madriers aux vides comblés par du [[torchis]] d’argile et de paille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une longue tradition de constructions paysannes ==&lt;br /&gt;
L’habitat rural d’aujourd’hui, dont l’architecture remonte au début du XIX° siècle, présente des murs de pierres extraites localement (silex, calcaire tendre), montées à la chaux, elle-même pouvant être soutenue par des pierres d’angle de grès massif. Les [[enduits]] de chaux ou de terre sont étalés « [[à pierres vues]] », laissant apparaître quelques pans de pierre sans toutefois que celles-ci réfléchissent trop la lumière reçue ; l’enduit peut aussi être rocailleux, par un [[gâchage]] spécifique de la fin du XIX°siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le Gâtinais oriental==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Prépondérance de la brique comme ornement ===&lt;br /&gt;
Le Gâtinais oriental et ses particularités de constructions locales se distinguent du Gâtinais occidental par son '''sol argileux''' propice à la constitution de briques. On retrouve aussi le '''[[calcaire]]''' tendre de l’ère tertiaire présent à l’ouest du Gâtinais, matériau premier pour la fabrication de la chaux (par calcination de la pierre, voir [[chaux]]). Les [[enduits]] utilisés comme liant pour les briques sont eux constitués en partie de l’argile trouvée sur place. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Ouvertures Gâtinais.jpg|vignette|Brique aux ouvertures]]&lt;br /&gt;
Ainsi, par cette diversité des sols en Gâtinais oriental, les constructions traditionnelles  de ce territoire présentent des façades alternant '''murs en [[chaux aérienne]]''' et '''encadrements de [[briques]]'''.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Briques ouvertures.jpg|vignette|Encadrements de briques]]&lt;br /&gt;
La [[brique]] est en effet largement utilisée pour la construction de [https://fr.wikipedia.org/wiki/Lucarne lucarnes], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Corniche corniches], encadrements des ouvertures de portes, fenêtres et [https://fr.wikipedia.org/wiki/Oculus oculi], ou encore pour des piliers de portails ou les cheminées : ces ouvrages maçonnés de briques dans une tradition singulière confèrent à l’habitat rural un esthétisme de charme.   &lt;br /&gt;
[[Fichier:Maison Gâtinais oriental.jpg|vignette|Maison longue et basse en Gâtinais oriental]]&lt;br /&gt;
La souplesse d’utilisation de la brique permet d’introduire des éléments d’'''animation des façades''' : lucarnes en bâtière, lucarnes à capucine ou à linteau de bois, lucarne en plein cintre, ou encore baies à piédroits superposées pour l’encadrement des fenêtres et des portes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un liant adéquat de [[mortier de terre]] gâché (voir [[terre]]) permet à la brique d’épouser les formes du bâti pour la construction d’appareils d’'''arcs de soutenance en forme d’anse, de panier ou en arc segmentaire'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les '''toitures sont pentues''' avec des angles à 45° pour un écoulement rapide des eaux de pluie. La couverture y est de '''tuiles plates''', dites bourguignonnes, la plus répandue dans le bassin Parisien (voir tuile). Tuiles et briques se trouvent juxtaposées au niveau des corniches et des lucarnes offrant à l’œil un contraste du rouge ocre de la brique (de différentes teintes) avec le rouge vermillon de la tuile, n’étant pas sans rappeler les couleurs bourguignonnes du proche pays de la [https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%B4te-d%27Or Côte d’Or]. &lt;br /&gt;
==Le Gâtinais occidental==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pierre [[calcaire]] est le matériau typique d’Ile-de-France, parfaitement blanc quant il est pur, il devient plus ou moins gris avec la présence de silice. Les '''carrières''' qui ont approvisionné le Gâtinais occidental étaient situées à Souppes-sur-Loing et à Château-Landon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Gâtinais occidental, la nature géologique du sous-sol et la présence de carrières de calcaire dur ont donné lieu à des constructions aux '''appareillages de pierres taillées''', selon les mêmes techniques architecturales utilisées en Gâtinais oriental. Cette pierre calcaire dure est utilisée pour les '''encadrements de baies''', pour les '''corniches''' et les '''chaînes d’angle''' qui viennent enrichir les maçonneries de remplissage constituées de petits moellons de pierre équarris. Les enduits sont soit au [[mortier de chaux]] peu épais ou peu colorés, soit au gros [[plâtre]] dans les bourgs en harmonie avec le ton pastel des menuiseries.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des éléments d’ornementation atténuent le caractère austère de ces constructions :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- corniches constituées par juxtaposition de briques droites ou en pointe&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- girouette personnalisées &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- souches en briques&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- cadrans solaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les baies des constructions très anciennes étaient encadrées de pierres massives taillées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La &amp;lt;u&amp;gt;maison rurale&amp;lt;/u&amp;gt; du Gâtinais possède une '''fenêtre-lucarne''' en remplacement de la porte du grenier pour l’aménagement de l’étage. Les '''linteaux de bois''', initialement enduit de plâtre au-dessus des annexes, ont été dégagés et teintés comme la mode le voulait il y a quarante ans. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les &amp;lt;u&amp;gt;clos du Gâtinais&amp;lt;/u&amp;gt; regroupent autour d’une cour un ensemble de bâtiments isolés de la rue par un haut mur chaperonné, percé de portes charretières et piétonnes. Un enduit de chaux « [[à pierre vue]] » recouvre le petit appareillage de moellons calcaires bien assisés des murs. Seuls apparaissent les encadrements des baies et les chaînes d’angles en calcaire massif et dur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les portes charretières et les portes piétonnes peuvent être cintrées, en arc surbaissé ou plein cintre, alors que les ouvertures de faible portée sont parfois surmontées de linteaux monolithes grâce à la bonne résistance mécanique de la pierre . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les silhouettes des toitures s’animent de chatières de ventilation en forme de tête de grenouille et d’épis de faîtage en terre cuite ou en zinc qui permettent d’assurer une bonne étanchéité aux points de jonction des différents pans de toiture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suivant le plan de la maison gauloise, les constructions ont la faiblesse de ne pas avoir de cave, et d’être '''sans fondations''', isolées du sol. Dans des sites sableux très bien drainés, comme en Gâtinais occidental, cela ne porte pas à conséquence, mais des risques de glissement de terrain ou d’ensablement sont cependant à craindre sur un sol plus argileux comme en Gâtinais oriental.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Ile de France]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Bourgogne Franche Comté]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Centre Val de Loire]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Essonne]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Loiret]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Seine et Marne]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Yonne]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Le_bâti_ancien_et_ses_abords]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Connaître_(pro)]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Connaître_(particuliers)]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Découvrir]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Particuliers]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Elus]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Professionnels]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références bibliographiques==&lt;br /&gt;
Thiébaut P. ( 2001) La maison rurale en Île-de-France, Eyrolles&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le patrimoine du Gâtinais, Extraits de la Charte de développement du &amp;quot;Pays du Gâtinais&amp;quot;, [http://gatinais.histoire.pagesperso-orange.fr/ Gâtinais Histoire], consulté le 11/06/2018&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Liste_des_professionnels&amp;diff=292</id>
		<title>Liste des professionnels</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Liste_des_professionnels&amp;diff=292"/>
				<updated>2018-07-24T14:01:34Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Lozère ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La Picarolle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis une vingtaine d'années, l'entreprise La Picarolle travaille à la restauration des anciens mas cévenols et de leur environnement (terrasses, cours, etc.). Elle s'attache à préserver, dans la mesure du possible, l'aspect traditionnel de la construction cévenole, au point de vue esthétique et patrimonial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Spécialisée en : charpentes, maçonnerie, couvertures, pierre sèche&lt;br /&gt;
Labellisée par la Fondation du Patrimoine &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Avelacs&lt;br /&gt;
48330 St Etienne Vallée Française&lt;br /&gt;
04 66 45 71 48&lt;br /&gt;
http://www.maconnerie-cevennes.com/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Particuliers]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Intervenir_(particuliers)]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Elus]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Protéger_Valoriser_Transmettre]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Restaurer_le_bâti_ancien_et_ses_abords]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Trouver_un_professionnel_ou_un_fournisseur]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Trouver_un_professionnel_ou_un_fournisseur&amp;diff=291</id>
		<title>Catégorie:Trouver un professionnel ou un fournisseur</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Trouver_un_professionnel_ou_un_fournisseur&amp;diff=291"/>
				<updated>2018-07-24T13:59:04Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : Page vide créée&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
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		<title>Liste des professionnels</title>
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				<updated>2018-07-24T13:57:32Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Lozère ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La Picarolle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis une vingtaine d'années, l'entreprise La Picarolle travaille à la restauration des anciens mas cévenols et de leur environnement (terrasses, cours, etc.). Elle s'attache à préserver, dans la mesure du possible, l'aspect traditionnel de la construction cévenole, au point de vue esthétique et patrimonial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Spécialisée en : charpentes, maçonnerie, couvertures, pierre sèche&lt;br /&gt;
Labellisée par la Fondation du Patrimoine &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Avelacs&lt;br /&gt;
48330 St Etienne Vallée Française&lt;br /&gt;
04 66 45 71 48&lt;br /&gt;
http://www.maconnerie-cevennes.com/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Particuliers]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Intervenir_(particuliers)]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Elus]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Protéger_Valoriser_Transmettre]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Restaurer_le_bâti_ancien_et_ses_abords]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

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		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Le_G%C3%A2tinais&amp;diff=289</id>
		<title>Le Gâtinais</title>
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				<updated>2018-07-24T13:36:56Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;On trouve en [https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A2tinais Gâtinais] des bâtiments de maisons paysannes à longs pans, des fermes à fonctions dissociées, fermes à cours fermées, pouvant être remarquées au sein du [http://www.parc-gatinais-francais.fr/ Parc Naturel Régional du Gâtinais Français]. Une grande partie de l'habitat a été construite en [[colombage]] de bois, hourdés de briques, remplacés ensuite par l'utilisation de la maçonnerie avec de la brique, essentiellement pour les chaînages et les encadrements. La pierre calcaire taillée se rencontre essentiellement dans l’Ouest du Gâtinais.Les maisons et fermes du Gâtinais oriental furent à [[pans de bois]] pour les plus anciennes datant d’avant le XIX° siècle, de structures faites en madriers aux vides comblés par du [[torchis]] d’argile et de paille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une longue tradition de constructions paysannes ==&lt;br /&gt;
L’habitat rural d’aujourd’hui, dont l’architecture remonte au début du XIX° siècle, présente des murs de pierres extraites localement (silex, calcaire tendre), montées à la chaux, elle-même pouvant être soutenue par des pierres d’angle de grès massif. Les [[enduits]] de chaux ou de terre sont étalés « [[à pierres vues]] », laissant apparaître quelques pans de pierre sans toutefois que celles-ci réfléchissent trop la lumière reçue ; l’enduit peut aussi être rocailleux, par un [[gâchage]] spécifique de la fin du XIX°siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le Gâtinais oriental==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Prépondérance de la brique comme ornement ===&lt;br /&gt;
Le Gâtinais oriental et ses particularités de constructions locales se distinguent du Gâtinais occidental par son '''sol argileux''' propice à la constitution de briques. On retrouve aussi le '''[[calcaire]]''' tendre de l’ère tertiaire présent à l’ouest du Gâtinais, matériau premier pour la fabrication de la chaux (par calcination de la pierre, voir [[chaux]]). Les [[enduits]] utilisés comme liant pour les briques sont eux constitués en partie de l’argile trouvée sur place. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Ouvertures Gâtinais.jpg|vignette|Brique aux ouvertures]]&lt;br /&gt;
Ainsi, par cette diversité des sols en Gâtinais oriental, les constructions traditionnelles  de ce territoire présentent des façades alternant '''murs en [[chaux aérienne]]''' et '''encadrements de [[briques]]'''.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Briques ouvertures.jpg|vignette|Encadrements de briques]]&lt;br /&gt;
La [[brique]] est en effet largement utilisée pour la construction de [https://fr.wikipedia.org/wiki/Lucarne lucarnes], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Corniche corniches], encadrements des ouvertures de portes, fenêtres et [https://fr.wikipedia.org/wiki/Oculus oculi], ou encore pour des piliers de portails ou les cheminées : ces ouvrages maçonnés de briques dans une tradition singulière confèrent à l’habitat rural un esthétisme de charme.   &lt;br /&gt;
[[Fichier:Maison Gâtinais oriental.jpg|vignette|Maison longue et basse en Gâtinais oriental]]&lt;br /&gt;
La souplesse d’utilisation de la brique permet d’introduire des éléments d’'''animation des façades''' : lucarnes en bâtière, lucarnes à capucine ou à linteau de bois, lucarne en plein cintre, ou encore baies à piédroits superposées pour l’encadrement des fenêtres et des portes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un liant adéquat de [[mortier de terre]] gâché (voir [[terre]]) permet à la brique d’épouser les formes du bâti pour la construction d’appareils d’'''arcs de soutenance en forme d’anse, de panier ou en arc segmentaire'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les '''toitures sont pentues''' avec des angles à 45° pour un écoulement rapide des eaux de pluie. La couverture y est de '''tuiles plates''', dites bourguignonnes, la plus répandue dans le bassin Parisien (voir tuile). Tuiles et briques se trouvent juxtaposées au niveau des corniches et des lucarnes offrant à l’œil un contraste du rouge ocre de la brique (de différentes teintes) avec le rouge vermillon de la tuile, n’étant pas sans rappeler les couleurs bourguignonnes du proche pays de la [https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%B4te-d%27Or Côte d’Or]. &lt;br /&gt;
==Le Gâtinais occidental==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pierre [[calcaire]] est le matériau typique d’Ile-de-France, parfaitement blanc quant il est pur, il devient plus ou moins gris avec la présence de silice. Les '''carrières''' qui ont approvisionné le Gâtinais occidental étaient situées à Souppes-sur-Loing et à Château-Landon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Gâtinais occidental, la nature géologique du sous-sol et la présence de carrières de calcaire dur ont donné lieu à des constructions aux '''appareillages de pierres taillées''', selon les mêmes techniques architecturales utilisées en Gâtinais oriental. Cette pierre calcaire dure est utilisée pour les '''encadrements de baies''', pour les '''corniches''' et les '''chaînes d’angle''' qui viennent enrichir les maçonneries de remplissage constituées de petits moellons de pierre équarris. Les enduits sont soit au [[mortier de chaux]] peu épais ou peu colorés, soit au gros [[plâtre]] dans les bourgs en harmonie avec le ton pastel des menuiseries.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des éléments d’ornementation atténuent le caractère austère de ces constructions :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- corniches constituées par juxtaposition de briques droites ou en pointe&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- girouette personnalisées &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- souches en briques&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- cadrans solaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les baies des constructions très anciennes étaient encadrées de pierres massives taillées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La &amp;lt;u&amp;gt;maison rurale&amp;lt;/u&amp;gt; du Gâtinais possède une '''fenêtre-lucarne''' en remplacement de la porte du grenier pour l’aménagement de l’étage. Les '''linteaux de bois''', initialement enduit de plâtre au-dessus des annexes, ont été dégagés et teintés comme la mode le voulait il y a quarante ans. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les &amp;lt;u&amp;gt;clos du Gâtinais&amp;lt;/u&amp;gt; regroupent autour d’une cour un ensemble de bâtiments isolés de la rue par un haut mur chaperonné, percé de portes charretières et piétonnes. Un enduit de chaux « [[à pierre vue]] » recouvre le petit appareillage de moellons calcaires bien assisés des murs. Seuls apparaissent les encadrements des baies et les chaînes d’angles en calcaire massif et dur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les portes charretières et les portes piétonnes peuvent être cintrées, en arc surbaissé ou plein cintre, alors que les ouvertures de faible portée sont parfois surmontées de linteaux monolithes grâce à la bonne résistance mécanique de la pierre . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les silhouettes des toitures s’animent de chatières de ventilation en forme de tête de grenouille et d’épis de faîtage en terre cuite ou en zinc qui permettent d’assurer une bonne étanchéité aux points de jonction des différents pans de toiture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suivant le plan de la maison gauloise, les constructions ont la faiblesse de ne pas avoir de cave, et d’être '''sans fondations''', isolées du sol. Dans des sites sableux très bien drainés, comme en Gâtinais occidental, cela ne porte pas à conséquence, mais des risques de glissement de terrain ou d’ensablement sont cependant à craindre sur un sol plus argileux comme en Gâtinais oriental.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Typologie du bâti ancien]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Ile de France]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Bourgogne Franche Comté]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Centre Val de Loire]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Essonne]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Loiret]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Seine et Marne]] &lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
==Références bibliographiques==&lt;br /&gt;
Thiébaut P. ( 2001) La maison rurale en Île-de-France, Eyrolles&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le patrimoine du Gâtinais, Extraits de la Charte de développement du &amp;quot;Pays du Gâtinais&amp;quot;, [http://gatinais.histoire.pagesperso-orange.fr/ Gâtinais Histoire], consulté le 11/06/2018&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Le_G%C3%A2tinais&amp;diff=286</id>
		<title>Le Gâtinais</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Le_G%C3%A2tinais&amp;diff=286"/>
				<updated>2018-07-24T13:35:33Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;On trouve en [https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A2tinais Gâtinais] des bâtiments de maisons paysannes à longs pans, des fermes à fonctions dissociées, fermes à cours fermées, pouvant être remarquées au sein du [http://www.parc-gatinais-francais.fr/ Parc Naturel Régional du Gâtinais Français]. Une grande partie de l'habitat a été construite en [[colombage]] de bois, hourdés de briques, remplacés ensuite par l'utilisation de la maçonnerie avec de la brique, essentiellement pour les chaînages et les encadrements. La pierre calcaire taillée se rencontre essentiellement dans l’Ouest du Gâtinais.Les maisons et fermes du Gâtinais oriental furent à [[pans de bois]] pour les plus anciennes datant d’avant le XIX° siècle, de structures faites en madriers aux vides comblés par du [[torchis]] d’argile et de paille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une longue tradition de constructions paysannes ==&lt;br /&gt;
L’habitat rural d’aujourd’hui, dont l’architecture remonte au début du XIX° siècle, présente des murs de pierres extraites localement (silex, calcaire tendre), montées à la chaux, elle-même pouvant être soutenue par des pierres d’angle de grès massif. Les [[enduits]] de chaux ou de terre sont étalés « [[à pierres vues]] », laissant apparaître quelques pans de pierre sans toutefois que celles-ci réfléchissent trop la lumière reçue ; l’enduit peut aussi être rocailleux, par un [[gâchage]] spécifique de la fin du XIX°siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le Gâtinais oriental==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Prépondérance de la brique comme ornement ===&lt;br /&gt;
Le Gâtinais oriental et ses particularités de constructions locales se distinguent du Gâtinais occidental par son '''sol argileux''' propice à la constitution de briques. On retrouve aussi le '''[[calcaire]]''' tendre de l’ère tertiaire présent à l’ouest du Gâtinais, matériau premier pour la fabrication de la chaux (par calcination de la pierre, voir [[chaux]]). Les [[enduits]] utilisés comme liant pour les briques sont eux constitués en partie de l’argile trouvée sur place. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Ouvertures Gâtinais.jpg|vignette|Brique aux ouvertures]]&lt;br /&gt;
Ainsi, par cette diversité des sols en Gâtinais oriental, les constructions traditionnelles  de ce territoire présentent des façades alternant '''murs en [[chaux aérienne]]''' et '''encadrements de [[briques]]'''.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Briques ouvertures.jpg|vignette|Encadrements de briques]]&lt;br /&gt;
La [[brique]] est en effet largement utilisée pour la construction de [https://fr.wikipedia.org/wiki/Lucarne lucarnes], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Corniche corniches], encadrements des ouvertures de portes, fenêtres et [https://fr.wikipedia.org/wiki/Oculus oculi], ou encore pour des piliers de portails ou les cheminées : ces ouvrages maçonnés de briques dans une tradition singulière confèrent à l’habitat rural un esthétisme de charme.   &lt;br /&gt;
[[Fichier:Maison Gâtinais oriental.jpg|vignette|Maison longue et basse en Gâtinais oriental]]&lt;br /&gt;
La souplesse d’utilisation de la brique permet d’introduire des éléments d’'''animation des façades''' : lucarnes en bâtière, lucarnes à capucine ou à linteau de bois, lucarne en plein cintre, ou encore baies à piédroits superposées pour l’encadrement des fenêtres et des portes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un liant adéquat de [[mortier de terre]] gâché (voir [[terre]]) permet à la brique d’épouser les formes du bâti pour la construction d’appareils d’'''arcs de soutenance en forme d’anse, de panier ou en arc segmentaire'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les '''toitures sont pentues''' avec des angles à 45° pour un écoulement rapide des eaux de pluie. La couverture y est de '''tuiles plates''', dites bourguignonnes, la plus répandue dans le bassin Parisien (voir tuile). Tuiles et briques se trouvent juxtaposées au niveau des corniches et des lucarnes offrant à l’œil un contraste du rouge ocre de la brique (de différentes teintes) avec le rouge vermillon de la tuile, n’étant pas sans rappeler les couleurs bourguignonnes du proche pays de la [https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%B4te-d%27Or Côte d’Or]. &lt;br /&gt;
==Le Gâtinais occidental==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pierre [[calcaire]] est le matériau typique d’Ile-de-France, parfaitement blanc quant il est pur, il devient plus ou moins gris avec la présence de silice. Les '''carrières''' qui ont approvisionné le Gâtinais occidental étaient situées à Souppes-sur-Loing et à Château-Landon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Gâtinais occidental, la nature géologique du sous-sol et la présence de carrières de calcaire dur ont donné lieu à des constructions aux '''appareillages de pierres taillées''', selon les mêmes techniques architecturales utilisées en Gâtinais oriental. Cette pierre calcaire dure est utilisée pour les '''encadrements de baies''', pour les '''corniches''' et les '''chaînes d’angle''' qui viennent enrichir les maçonneries de remplissage constituées de petits moellons de pierre équarris. Les enduits sont soit au [[mortier de chaux]] peu épais ou peu colorés, soit au gros [[plâtre]] dans les bourgs en harmonie avec le ton pastel des menuiseries.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des éléments d’ornementation atténuent le caractère austère de ces constructions :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- corniches constituées par juxtaposition de briques droites ou en pointe&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- girouette personnalisées &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- souches en briques&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- cadrans solaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les baies des constructions très anciennes étaient encadrées de pierres massives taillées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La &amp;lt;u&amp;gt;maison rurale&amp;lt;/u&amp;gt; du Gâtinais possède une '''fenêtre-lucarne''' en remplacement de la porte du grenier pour l’aménagement de l’étage. Les '''linteaux de bois''', initialement enduit de plâtre au-dessus des annexes, ont été dégagés et teintés comme la mode le voulait il y a quarante ans. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les &amp;lt;u&amp;gt;clos du Gâtinais&amp;lt;/u&amp;gt; regroupent autour d’une cour un ensemble de bâtiments isolés de la rue par un haut mur chaperonné, percé de portes charretières et piétonnes. Un enduit de chaux « [[à pierre vue]] » recouvre le petit appareillage de moellons calcaires bien assisés des murs. Seuls apparaissent les encadrements des baies et les chaînes d’angles en calcaire massif et dur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les portes charretières et les portes piétonnes peuvent être cintrées, en arc surbaissé ou plein cintre, alors que les ouvertures de faible portée sont parfois surmontées de linteaux monolithes grâce à la bonne résistance mécanique de la pierre . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les silhouettes des toitures s’animent de chatières de ventilation en forme de tête de grenouille et d’épis de faîtage en terre cuite ou en zinc qui permettent d’assurer une bonne étanchéité aux points de jonction des différents pans de toiture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suivant le plan de la maison gauloise, les constructions ont la faiblesse de ne pas avoir de cave, et d’être '''sans fondations''', isolées du sol. Dans des sites sableux très bien drainés, comme en Gâtinais occidental, cela ne porte pas à conséquence, mais des risques de glissement de terrain ou d’ensablement sont cependant à craindre sur un sol plus argileux comme en Gâtinais oriental.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
==Références bibliographiques==&lt;br /&gt;
Thiébaut P. ( 2001) La maison rurale en Île-de-France, Eyrolles&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le patrimoine du Gâtinais, Extraits de la Charte de développement du &amp;quot;Pays du Gâtinais&amp;quot;, [http://gatinais.histoire.pagesperso-orange.fr/ Gâtinais Histoire], consulté le 11/06/2018&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Conna%C3%AEtre_(%C3%A9lus)&amp;diff=285</id>
		<title>Catégorie:Connaître (élus)</title>
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				<updated>2018-07-24T13:30:56Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : Page vide créée&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Conna%C3%AEtre_(pro)&amp;diff=284</id>
		<title>Catégorie:Connaître (pro)</title>
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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
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	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Le_b%C3%A2ti_ancien_et_ses_abords&amp;diff=282</id>
		<title>Catégorie:Le bâti ancien et ses abords</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Le_b%C3%A2ti_ancien_et_ses_abords&amp;diff=282"/>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : Page vide créée&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Comprendre_le_comportement_hygrom%C3%A9trique_du_B%C3%A2ti_ancien&amp;diff=281</id>
		<title>Comprendre le comportement hygrométrique du Bâti ancien</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Comprendre_le_comportement_hygrom%C3%A9trique_du_B%C3%A2ti_ancien&amp;diff=281"/>
				<updated>2018-07-24T13:15:03Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Bâti contemporain ou ancien, des différences majeures =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les matériaux industriels d'aujourd'hui (enduits monocouches extérieurs, murs en béton) sont souvent moins sensibles à l'humidité que ne le sont les matériaux traditionnels (enduits à la chaux, bois, pierre, …), mais aussi beaucoup plus imperméables à la vapeur d'eau. Les ventilations mécaniques contrôlées (VMC) sont obligatoires, mais souvent mal entretenues, et leur fonctionnement parfois aléatoire. Les bâtiments contemporains contiennent une « coupure de capillarité » obligatoire (produits bitumés, plastiques, chimiques), qui les isole de l'humidité du terrain sur lequel ils sont construits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche '''le bâti ancien a été conçu de manière à éviter naturellement les problèmes dus à l'eau et à l'humidité'''. Les fondations assises sur un lit de pierres, les soubassements construits en pierres plus denses (ingélives) que les murs de superstructure, une ventilation naturelle mais permanente, des matériaux perméables à la vapeur d'eau, en sont des exemples.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’eau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''bâti contemporain s'isole des apports d'eau'''. Le '''bâti ancien contient de l'eau''' qu'il gère selon un équilibre qu'il importe de maintenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La plupart des constructions anciennes '''bien entretenues''' que nous rencontrons aujourd'hui, '''n'ont pas de problèmes d'humidité'''. Celles qui en avaient dès l'origine à cause d'une mauvaise conception, ont disparu, détruites par l'humidité et le temps. Cependant, les nombreuses pathologies que nous sommes obligés de soigner aujourd'hui sont très souvent dues à l'humidité. Leurs origines sont soit le manque d'entretien (cas le moins grave), soit les changements apportés par une réhabilitation désastreuse (cas grave car souvent accompagné d'importantes pertes financières), soit enfin par un changement radical de l'environnement ou de l'utilisation du bâtiment (dans ce cas, le propriétaire n'a pas toujours la liberté d'intervenir à temps). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les transferts d'humidité == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Remontées capillaires ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s'agit du transfert de l'eau en état liquide (absorption) du sol vers le mur en contact avec le terrain. Ces remontées se produisent en cas de fondations et de soubassements constitués de matériaux à porosité fine et ouverte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La hauteur des parties humides d’un mur change lentement en fonction de la saison, l’humidité de l’air, l'ensoleillement, l'orientation du mur...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On comprend '''l'influence néfaste des sols imperméables''', intérieurs ou extérieurs, qui ne laissent à l'eau que le mur pour s'échapper.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le rafraîchissement par l’évaporation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les murs anciens, en saison chaude, l'eau est captée par '''évaporation'''. Un phénomène qui accroît sensiblement '''le confort par une baisse de la température''' intérieure de la maison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les venues d'eau à travers l'enveloppe du bâtiment ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans certains cas, l'eau de pluie peut traverser une partie du mur extérieur et même apparaître à l'intérieur. L'origine de cette pathologie est, soit le matériau du mur trop absorbant, soit une épaisseur insuffisante, soit la présence de fissures traversantes, souvent entre le mortier des joints et les éléments constituants le mur. D'où l'utilité d'un enduit, appliqué comme une peau, tel que cela était couramment pratiqué autrefois. Par manque d'entretien, les fuites peuvent se produire au niveau de la toiture endommagée (à travers la couverture, mais aussi à l'endroit des points singuliers – autour des souches de cheminée, des fenêtres de toit, …). L'état général du bâtiment est, évidemment, à évaluer avant d'entreprendre des travaux d'économies d'énergie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les transferts de vapeur d’eau ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vapeur d'eau se diffuse toujours des zones à forte concentration en vapeur vers les zones à faible concentration. L'air (immobile ou en mouvement) est le support ou le vecteur de cette diffusion. En raison de l'occupation des pièces, et de par une pression légèrement supérieure, '''le flux de vapeur est en général dirigé de l'intérieur vers l'extérieur'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seule exception cependant : la maison inoccupée et non chauffée en hiver. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand au bout d'un certain temps l'équilibre thermique s'installe (même température interne et externe), la quantité de vapeur d'eau à l'extérieur peut être plus grande que celle à l'intérieur. Sous cette pression, le flux peut s'inverser et l'humidité commencer à pénétrer à l'intérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La perméabilité à la vapeur d'eau est exprimée par le coefficient de résistance à la diffusion de vapeur, µ (sans unité), qui indique dans quelle mesure un matériau s'oppose par rapport à l'air, à la progression de vapeur d'eau. ''(Ex : si µ = 2, il s'agit d'un matériau qui oppose une résistance 2 fois plus grande que l'air.)''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En général, si les matériaux dits « anciens » possèdent un coefficient bas (plâtre 10, terre cuite 16*, bois résineux 9 à 15, pierre calcaire 18 à 90*), les matériaux contemporains sont beaucoup plus hydrofuges (béton plein 130). ''* Encore faut-il revoir ces chiffres car c'est souvent le mortier qui offre la meilleure perméance.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Adsorption et Absorption ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La plupart des matériaux en contact avec l'humidité de l'air ont tendance à capturer et à retenir les '''molécules d'eau sous forme gazeuse'''. Ce processus s'appelle '''adsorption'''. L'adsorption peut s'opérer sur la surface extérieure du matériau (ex: miroir) ou sur ses surfaces internes si sa structure poreuse est ouverte (ex : plâtre). La plupart des matériaux de construction peuvent fixer une certaine quantité de vapeur d'eau. Leur humidité augmente alors significativement et leur isolation thermique diminue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La quantité d'eau augmente encore davantage s'il y a '''condensation capillaire'''. Les matériaux qui ont des micropores organisés en réseau (matériaux capillaires), ont la capacité de '''stocker l'eau sous forme liquide''' dans leur structure interne. Ce phénomène s'appelle '''absorption'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le point de rosée ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Température et vapeur d'eau: l'hydrothermie dans la construction ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La quantité de vapeur d'eau que peut contenir un volume d'air est limitée. C’est la '''limite de saturation''', qui '''s'élève avec la température'''. Par exemple, un m3 d'air à 0°C peut contenir une quantité maximale de vapeur d'eau de 5 g/m3, et à la température de 25°C, sa limite de saturation est de 20g/m3.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En général, l'humidité absolue de l'air est inférieure à cette limite : l'air n'est pas saturé en humidité en permanence. '''L'humidité relative (HR)''' exprime le rapport (en %) entre la quantité de vapeur d'eau contenue dans un volume d'air et la quantité maximale que ce volume peut contenir à la même température.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple : l'air à 18°C qui contient 12g/m3 de vapeur d'eau (humidité absolue) aura une HR= 12/15x100 = 80%. Lorsque l'on '''abaisse la température d'un volume d'air non saturé''', '''on augmente son humidité relative''' (HR). Si une HR de 100% est atteinte, '''on arrive à la limite de saturation'''. Au-delà de cette limite, '''la vapeur d'eau passe à l'état liquide''' – c'est la '''condensation'''. La température à laquelle apparaît cette condensation est appelée '''la température de rosée ou le point de rosée'''. Par exemple pour l'air à 18°C et 80% HR, le point de rosée est de 14°C (sur les vitrages).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Remarque : l'activité des moisissures commence généralement au-dessus de HR=80%, l'activité bactérienne au-dessus de HR=93%.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les risques == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Condensation dans la masse (à l'intérieur du mur) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est difficile à détecter, mais dangereuse pour le mur surtout si ce dernier est composé de matériaux divers sensibles à l'eau (par exemple : ossature bois).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Condensation de surface sur les ruptures capillaires ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l'air chargé de vapeur d'eau rencontre une paroi froide et imperméable, la vapeur d'eau se condense et devient eau liquide. Par exemple, derrière une laine minérale contre un mur en briques pleines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Particuliers]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Elus]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Professionnels]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Restaurer_le_bâti_ancien_et_ses_abords]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Eco-rénover]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Intervenir_(pro)]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Intervenir_(particuliers)]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Protéger_Valoriser_Transmettre]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Comprendre_le_comportement_thermique_du_B%C3%A2ti_ancien&amp;diff=278</id>
		<title>Comprendre le comportement thermique du Bâti ancien</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Comprendre_le_comportement_thermique_du_B%C3%A2ti_ancien&amp;diff=278"/>
				<updated>2018-07-24T13:00:38Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Bâti ancien : un comportement thermique très différent du bâti moderne =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le '''bâti moderne''' est conçu généralement pour être '''étanche''' à l’air, à l’eau et ventilé de manière artificielle, le '''bâti ancien''', à l’inverse, est conçu davantage comme un système '''ouvert'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bâti ancien tire parti du site dans lequel il s’inscrit pour gérer son air, sa température et sa vapeur d’eau intérieurs. Des différences fondamentales s’ajoutent ainsi dans son mode constructif, notamment par son '''inertie''' très lourde et la '''micro-porosité''' de ses matériaux de gros œuvre. Ces propriétés du bâti ancien, trop souvent mal connues, induisent un comportement thermique très différent du bâti moderne, en été comme en hiver, qu’il convient de préserver en les comprenant. Elles doivent être, le plus souvent, rétablies avant d’entreprendre d’autres travaux d’amélioration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le comportement thermique d’hiver : les points forts du bâti ancien ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bâti ancien possède des propriétés architecturales, '''bioclimatiques''' et d’'''inertie''' notamment, qu’il convient de respecter et d’exploiter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par le choix de son '''implantation''' dans le site, fruit d’une longue expérience locale, et la disposition de ses espaces intérieurs, il tend à récupérer les apports solaires et à se protéger des vents froids.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La gestion du chauffage ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En période d’occupation régulière, l’'''inertie''' importante des murs anciens peut être exploitée pour une stratégie de chauffage adaptée  : mise en route sur des plages réduites, en début de soirée par exemple pour assurer une température minimale la nuit. Les apports de chaleur étant, en journée, assurés par le soleil et par les murs qui restituent la chaleur emmagasinée. Les modes de chauffage par rayonnement (qui privilégient le chauffage des corps plutôt que de l’air) sont ainsi très adaptés au bâti ancien. Le '''comportement hydrique''' du bâti ancien jouant un rôle important, il doit être pris en compte également.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le comportement thermique d’hiver : les points faibles du bâti ancien ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principales déperditions thermiques se font par '''le toit''', '''le plancher bas''' et '''les défauts d’étanchéité à l’air'''. Moins par les parois verticales, si elles offrent une inertie suffisante (murs épais) et qu’elles sont imperméables à l’air.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les pertes thermiques par les ouvertures ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de fenêtres simples, à simple vitrage, elles sont généralement importantes. Par le vitrage et par les infiltrations d’air (visibles sur la thermographie ci-dessous) entre la menuiserie et le mur, mais aussi au niveau de l’ouvrant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention toutefois : elles constituent généralement '''la principale source de ventilation du logement'''. Un taux de renouvellement d’air minimal doit toujours être conservé (éventuellement de façon mécanique), pour des raisons de qualité de l’air intérieur et de conservation du bâtiment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’effet de paroi froide sur le corps ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au-delà des aspects d’économie d’énergie, des problèmes d’inconfort peuvent survenir dans le bâti ancien. Notre corps est sensible à la température de l’air mais aussi à celle de l’enveloppe qui l’entoure. C’est le cas de murs non enduits et d’ouvertures qui « rayonnent » du froid. Cet effet peut être corrigé sans travaux importants (enduits intérieurs adaptés notamment) ce qui engendrera un gain important sur le confort d’hiver et, indirectement, sur les besoins de chauffage. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Particularité des murs anciens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de murs anciens, ces déperditions sont complexes à évaluer en raison de l’hétérogénéité des matériaux, des liants et la présence de vides d’air dans les parois, qui influencent sensiblement les échanges thermiques.&lt;br /&gt;
Pour les murs, on a tendance à surévaluer les déperditions alors qu’elles ne représentent qu’une part peu importante sur l’ensemble de la construction. L’isolation des murs ne constitue donc pas une solution évidente. En tout état de cause elle ne saurait être pratiquée qu’avec des traitements non perturbants pour leurs propriétés d’inertie et de perméabilité à la vapeur d’eau. Les murs et les ouvertures génèrent toutefois un effet de paroi froide&lt;br /&gt;
important, défavorable au confort d’hiver, mais pouvant facilement être corrigé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le comportement thermique d’été : un confort naturel pour le bâti ancien. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le rôle fondamental de l'inertie === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La masse des structures anciennes (murs et planchers) apporte une forte inertie au bâtiment. En été, elle permet de stocker puis de distribuer la fraîcheur nocturne avec un déphasage pouvant atteindre une douzaine d’heure au moment le plus chaud de la journée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les autres sources du confort d’été ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Les protections solaires extérieures : volets ou contrevents, masques végétaux ou bâtis peuvent empêcher le rayonnement solaire de pénétrer à l’intérieur du logement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Une organisation intérieure traversante : la disposition des pièces permet généralement de créer un balayage de l’air efficace pour rafraîchir naturellement le logement pendant la nuit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’évaporation : l’eau contenue dans les murs anciens crée du froid en s’évaporant sous les rayons du soleil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Particuliers]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Elus]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Professionnels]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Eco-rénover]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Protéger_Valoriser_Transmettre]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Restaurer_le_bâti_ancien_et_ses_abords]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Intervenir_(pro)]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Intervenir_(particuliers)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Comprendre_le_comportement_thermique_du_B%C3%A2ti_ancien&amp;diff=276</id>
		<title>Comprendre le comportement thermique du Bâti ancien</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Comprendre_le_comportement_thermique_du_B%C3%A2ti_ancien&amp;diff=276"/>
				<updated>2018-07-24T12:58:49Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Bâti ancien : un comportement thermique très différent du bâti moderne =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le '''bâti moderne''' est conçu généralement pour être '''étanche''' à l’air, à l’eau et ventilé de manière artificielle, le '''bâti ancien''', à l’inverse, est conçu davantage comme un système '''ouvert'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bâti ancien tire parti du site dans lequel il s’inscrit pour gérer son air, sa température et sa vapeur d’eau intérieurs. Des différences fondamentales s’ajoutent ainsi dans son mode constructif, notamment par son '''inertie''' très lourde et la '''micro-porosité''' de ses matériaux de gros œuvre. Ces propriétés du bâti ancien, trop souvent mal connues, induisent un comportement thermique très différent du bâti moderne, en été comme en hiver, qu’il convient de préserver en les comprenant. Elles doivent être, le plus souvent, rétablies avant d’entreprendre d’autres travaux d’amélioration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le comportement thermique d’hiver : les points forts du bâti ancien ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bâti ancien possède des propriétés architecturales, '''bioclimatiques''' et d’'''inertie''' notamment, qu’il convient de respecter et d’exploiter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par le choix de son '''implantation''' dans le site, fruit d’une longue expérience locale, et la disposition de ses espaces intérieurs, il tend à récupérer les apports solaires et à se protéger des vents froids.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La gestion du chauffage ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En période d’occupation régulière, l’'''inertie''' importante des murs anciens peut être exploitée pour une stratégie de chauffage adaptée  : mise en route sur des plages réduites, en début de soirée par exemple pour assurer une température minimale la nuit. Les apports de chaleur étant, en journée, assurés par le soleil et par les murs qui restituent la chaleur emmagasinée. Les modes de chauffage par rayonnement (qui privilégient le chauffage des corps plutôt que de l’air) sont ainsi très adaptés au bâti ancien. Le '''comportement hydrique''' du bâti ancien jouant un rôle important, il doit être pris en compte également.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le comportement thermique d’hiver : les points faibles du bâti ancien ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principales déperditions thermiques se font par '''le toit''', '''le plancher bas''' et '''les défauts d’étanchéité à l’air'''. Moins par les parois verticales, si elles offrent une inertie suffisante (murs épais) et qu’elles sont imperméables à l’air.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les pertes thermiques par les ouvertures ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de fenêtres simples, à simple vitrage, elles sont généralement importantes. Par le vitrage et par les infiltrations d’air (visibles sur la thermographie ci-dessous) entre la menuiserie et le mur, mais aussi au niveau de l’ouvrant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention toutefois : elles constituent généralement '''la principale source de ventilation du logement'''. Un taux de renouvellement d’air minimal doit toujours être conservé (éventuellement de façon mécanique), pour des raisons de qualité de l’air intérieur et de conservation du bâtiment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’effet de paroi froide sur le corps ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au-delà des aspects d’économie d’énergie, des problèmes d’inconfort peuvent survenir dans le bâti ancien. Notre corps est sensible à la température de l’air mais aussi à celle de l’enveloppe qui l’entoure. C’est le cas de murs non enduits et d’ouvertures qui « rayonnent » du froid. Cet effet peut être corrigé sans travaux importants (enduits intérieurs adaptés notamment) ce qui engendrera un gain important sur le confort d’hiver et, indirectement, sur les besoins de chauffage. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Particularité des murs anciens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de murs anciens, ces déperditions sont complexes à évaluer en raison de l’hétérogénéité des matériaux, des liants et la présence de vides d’air dans les parois, qui influencent sensiblement les échanges thermiques.&lt;br /&gt;
Pour les murs, on a tendance à surévaluer les déperditions alors qu’elles ne représentent qu’une part peu importante sur l’ensemble de la construction. L’isolation des murs ne constitue donc pas une solution évidente. En tout état de cause elle ne saurait être pratiquée qu’avec des traitements non perturbants pour leurs propriétés d’inertie et de perméabilité à la vapeur d’eau. Les murs et les ouvertures génèrent toutefois un effet de paroi froide&lt;br /&gt;
important, défavorable au confort d’hiver, mais pouvant facilement être corrigé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le comportement thermique d’été : un confort naturel pour le bâti ancien. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le rôle fondamental de l'inertie === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La masse des structures anciennes (murs et planchers) apporte une forte inertie au bâtiment. En été, elle permet de stocker puis de distribuer la fraîcheur nocturne avec un déphasage pouvant atteindre une douzaine d’heure au moment le plus chaud de la journée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les autres sources du confort d’été ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Les protections solaires extérieures : volets ou contrevents, masques végétaux ou bâtis peuvent empêcher le rayonnement solaire de pénétrer à l’intérieur du logement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Une organisation intérieure traversante : la disposition des pièces permet généralement de créer un balayage de l’air efficace pour rafraîchir naturellement le logement pendant la nuit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’évaporation : l’eau contenue dans les murs anciens crée du froid en s’évaporant sous les rayons du soleil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Particuliers]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Elus]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Professionnels]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Eco-rénover]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Protéger_Valoriser_Transmettre]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Restaurer_le_bâti_ancien_et_ses_abords]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Intervenir_(pro)]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Intervenir_(particuliers]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Prot%C3%A9ger_Valoriser_Transmettre&amp;diff=274</id>
		<title>Catégorie:Protéger Valoriser Transmettre</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Prot%C3%A9ger_Valoriser_Transmettre&amp;diff=274"/>
				<updated>2018-07-24T12:50:18Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : Page vide créée&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Eco-r%C3%A9nover&amp;diff=273</id>
		<title>Catégorie:Eco-rénover</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Eco-r%C3%A9nover&amp;diff=273"/>
				<updated>2018-07-24T10:58:39Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : Page vide créée&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Charpente_c%C3%A9venole&amp;diff=271</id>
		<title>Charpente cévenole</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Charpente_c%C3%A9venole&amp;diff=271"/>
				<updated>2018-07-24T10:51:09Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L'essentielle caractéristique du pays cévenol, c'est le [[schiste]]. Son utilisation dans la construction se retrouve de la cave à la toiture. On parle moins souvent de la charpente, alors qu'elle est en maints points originale, tellement d'ailleurs que s'engager dans la rénovation d'une toiture de [[lauzes]] sans recourir à la réparation d'une telle charpente ou à la pose d'une neuve de même type, serait comme une erreur économique. La connaissance de ce type de charpente s'impose donc. Or ici, c'est la simplicité qui prime, comme cela arrive assez souvent dans l'architecture paysanne. Les charpentes cévenoles étaient mises en œuvre par les maçons et les paysans eux-mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Charpente cévenole.jpg|vignette|alt=Charpente cévenole.jpg|Charpente cévenole (Saint-Etienne-Vallée-Française)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Caractéristiques==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Essence===&lt;br /&gt;
La charpente cévenole est en [[châtaignier]] massif, bois souple, imputrescible et résistant aux insectes xylophages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Assemblage===&lt;br /&gt;
Les paysans cévenols peu fortunés ont imaginé une charpente particulière qui valorise les petits bois, même irréguliers. Les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chevron_(charpente) chevrons] intermédiaires sont braqués les uns contres les autres et supportent la &amp;quot;douelle&amp;quot;, un plancher sur lequel sont clouées les [[lauzes]]. Les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ferme_(charpente) fermes], très rapprochées (1 m à 1,50 m) et de petit diamètre, sont faites de '''bois fourchus''' et retiennent dans leur fourche la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Panne_(charpente) panne] faîtière. Leur extrémité inférieure est encastrée dans une panne sablière de forte dimension posée sur le haut des murs de '''[[pierre sèche]]''' d'un mètre d'épaisseur. Des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Entrait entraits], assemblés en [https://fr.wikipedia.org/wiki/Queue-d%27aronde queue d'aronde] avec les sablières latérales sont posés contre les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pignon_(architecture) pignons], réalisant ainsi un chaînage efficace du haut des murs. D'autres sont assemblés de la même manière sur toute la longueur des sablières, pour résister à la poussée de la toiture de lauzes qui pourrait entraîner l'écartement des murs. Il n'y a pas de débord de la toiture en pignon et, sur les côtés, la [[charpente]] est totalement noyée dans la maçonnerie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seul un débord de grandes [[lauzes]], maçonnées sur le haut des murs apparaît et rejette l'eau. Conçues dans un contexte de pénurie de bois d'oeuvre, ces charpentes ingénieuses d'une portée inférieure à cinq mètres restent néanmoins assez fragiles. Elles ont tendance à glisser latéralement en raison d'un mauvais ancrage en pignon. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Technique pour une couverture à deux pans==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les pannes sablières===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles se posent à l'aplomb de l'intérieur des murs (Fig. 1). Leur section est de 18 à 25 cm au carré. Tous les 1 à 2 mètres (moyenne 1m50), une entaille en [https://fr.wikipedia.org/wiki/Queue-d%27aronde queue d'aronde] est pratiquée pour recevoir les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ferme_(charpente) fermes] triangulées (Fig. 2 et 3).  &amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 1.jpg|Figure 1&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 2.jpg|Figure 2&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 3.jpg|Figure 3&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les entraits ou tirants===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leur section est d'environ 15x15 cm. La face intérieure des extrémités est taillée de telle sorte qu'elle s'encastre dans la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Queue-d%27aronde queue d'aronde] femelle des sablières. L'entaille ne présente pas de difficulté particulière. La face supérieure des extrémités est creusée d'un sabot pour les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbal%C3%A9trier_(charpente) arbalétriers]. Cette entaille est à réaliser à 5/20 cm du mur (Fig. 4). Enfin, le bout du tirant est biseauté suivant la pente du toit (Fig. 5).   &amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 4.jpg|Figure 4&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 5.jpg|Figure 5&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La panne faîtière===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est posée sur les deux [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pignon_(architecture) pignons]. Autrefois, cette pièce était prise dans un seul arbre équarri sans se préoccuper de la section. Aussi n'est-il pas rare de trouver la section d'un bout mesurant le double de l'autre. Une extrémité peut être très mince. La pose se fait en losange. On utilise aujourd'hui une section de 15x15 cm.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les arbalétriers===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La méthode traditionnelle consistait à fabriquer ces pièces avec des '''branches fourchues de châtaignier''', la fourche étant retaillée pour former un angle droit (Fig. 6). Actuellement (en 1983), les scieries fabriquent sur demande des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbal%C3%A9trier_(charpente) arbalétriers] en sifflet que le charpentier-maçon taille à volonté (Fig. 7). Le pied de [https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbal%C3%A9trier_(charpente) l'arbalétrier] est posé dans le sabot ménagé dans [https://fr.wikipedia.org/wiki/Entrait l'entrait] et la tête trouve sa place sur la faîtière, de telle sorte que celle-ci se trouve prise entièrement par les deux branches des deux [https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbal%C3%A9trier_(charpente) arbalétriers] (Fig. 8).&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 6.jpg|Figure 6 &lt;br /&gt;
Fichier:Figure 7.jpg|Figure 7&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 8.jpg|Figure 8&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les chevrons===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il reste à poser les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chevron_(charpente) chevrons], longs de 2,50 à 3 m, d'une section de 10x10 cm, étant précisé que c'est à ce moment-là que l'on coupe la longueur voulue (elle varie souvent, car les murs sont rarement parallèles, voire de la même épaisseur). Si besoin est, ce qui est idéal pour ce travail est l'herminette de charron. En principe, aucune pointe ni aucune cheville n'est nécessaire à la fixation de cet ensemble particulièrement solide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le platelage===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est constitué par des douelles de [[châtaignier]] de 27 mm, longues de 2 m environ, clouées sur les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chevron_(charpente) chevrons] et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbal%C3%A9trier_(charpente) arbalétriers] qui doivent se trouver au même niveau.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Principes de la charpente cévenole.jpg|vignette|Principes de la charpente cévenole]]&lt;br /&gt;
La première rangée de [[lauzes]], en bas de toiture, repose donc directement sur le mur ou, ce qui est plus fréquent sur une gênoise à une, deux ou trois rangées de [[lauzes]] de 4 à 5 cm d'épaisseur, montées au [[mortier]] de [[chaux]] grasse et de [[sable]] auquel on peut ajouter un peu de [[plâtre]] comme le faisaient certains [[maçons]] il y a un demi-siècle, afin d'activer la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Coût et entretien==&lt;br /&gt;
Ce type de [[charpente]] - sans poinçon ni contre-fiche ni panne et à [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chevron_(charpente) chevrons] courts - est très économique en [[bois]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De telles charpentes ne laissent apparentes aucune des pièces de [[bois]], ce qui les rend particulièrement résistantes aux intempéries. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie==&lt;br /&gt;
AYRAULT H. (1983), Charpente en Vallée française, ''Revue Maisons Paysannes de France'', 4e semestre, n°70&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ARNAUD F., CITERNE P., GOUPY D., WAYGOOD D. (1979), Patrimoine de pays et savoir-faire artisanaux en Lozère, Chambres des métiers et de l'artisanat de la Lozère&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PARC NATIONAL DES CÉVENNES (2010), Maisons des Cévennes : architecture vernaculaire au cœur du Parc National, Éditions Le Rouergue&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Entretenir et restaurer]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Charpentes]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Cévennes]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Lozère]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Particuliers]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Professionnels]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Intervenir_(pro)]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Gros_oeuvre]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Comprendre_le_comportement_thermique_du_B%C3%A2ti_ancien&amp;diff=267</id>
		<title>Comprendre le comportement thermique du Bâti ancien</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Comprendre_le_comportement_thermique_du_B%C3%A2ti_ancien&amp;diff=267"/>
				<updated>2018-07-24T10:49:50Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Bâti ancien : un comportement thermique très différent du bâti moderne =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le '''bâti moderne''' est conçu généralement pour être '''étanche''' à l’air, à l’eau et ventilé de manière artificielle, le '''bâti ancien''', à l’inverse, est conçu davantage comme un système '''ouvert'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bâti ancien tire parti du site dans lequel il s’inscrit pour gérer son air, sa température et sa vapeur d’eau intérieurs. Des différences fondamentales s’ajoutent ainsi dans son mode constructif, notamment par son '''inertie''' très lourde et la '''micro-porosité''' de ses matériaux de gros œuvre. Ces propriétés du bâti ancien, trop souvent mal connues, induisent un comportement thermique très différent du bâti moderne, en été comme en hiver, qu’il convient de préserver en les comprenant. Elles doivent être, le plus souvent, rétablies avant d’entreprendre d’autres travaux d’amélioration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le comportement thermique d’hiver : les points forts du bâti ancien ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bâti ancien possède des propriétés architecturales, '''bioclimatiques''' et d’'''inertie''' notamment, qu’il convient de respecter et d’exploiter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par le choix de son '''implantation''' dans le site, fruit d’une longue expérience locale, et la disposition de ses espaces intérieurs, il tend à récupérer les apports solaires et à se protéger des vents froids.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La gestion du chauffage ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En période d’occupation régulière, l’'''inertie''' importante des murs anciens peut être exploitée pour une stratégie de chauffage adaptée  : mise en route sur des plages réduites, en début de soirée par exemple pour assurer une température minimale la nuit. Les apports de chaleur étant, en journée, assurés par le soleil et par les murs qui restituent la chaleur emmagasinée. Les modes de chauffage par rayonnement (qui privilégient le chauffage des corps plutôt que de l’air) sont ainsi très adaptés au bâti ancien. Le '''comportement hydrique''' du bâti ancien jouant un rôle important, il doit être pris en compte également.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le comportement thermique d’hiver : les points faibles du bâti ancien ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principales déperditions thermiques se font par '''le toit''', '''le plancher bas''' et '''les défauts d’étanchéité à l’air'''. Moins par les parois verticales, si elles offrent une inertie suffisante (murs épais) et qu’elles sont imperméables à l’air.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les pertes thermiques par les ouvertures ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de fenêtres simples, à simple vitrage, elles sont généralement importantes. Par le vitrage et par les infiltrations d’air (visibles sur la thermographie ci-dessous) entre la menuiserie et le mur, mais aussi au niveau de l’ouvrant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention toutefois : elles constituent généralement '''la principale source de ventilation du logement'''. Un taux de renouvellement d’air minimal doit toujours être conservé (éventuellement de façon mécanique), pour des raisons de qualité de l’air intérieur et de conservation du bâtiment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’effet de paroi froide sur le corps ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au-delà des aspects d’économie d’énergie, des problèmes d’inconfort peuvent survenir dans le bâti ancien. Notre corps est sensible à la température de l’air mais aussi à celle de l’enveloppe qui l’entoure. C’est le cas de murs non enduits et d’ouvertures qui « rayonnent » du froid. Cet effet peut être corrigé sans travaux importants (enduits intérieurs adaptés notamment) ce qui engendrera un gain important sur le confort d’hiver et, indirectement, sur les besoins de chauffage. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Particularité des murs anciens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de murs anciens, ces déperditions sont complexes à évaluer en raison de l’hétérogénéité des matériaux, des liants et la présence de vides d’air dans les parois, qui influencent sensiblement les échanges thermiques.&lt;br /&gt;
Pour les murs, on a tendance à surévaluer les déperditions alors qu’elles ne représentent qu’une part peu importante sur l’ensemble de la construction. L’isolation des murs ne constitue donc pas une solution évidente. En tout état de cause elle ne saurait être pratiquée qu’avec des traitements non perturbants pour leurs propriétés d’inertie et de perméabilité à la vapeur d’eau. Les murs et les ouvertures génèrent toutefois un effet de paroi froide&lt;br /&gt;
important, défavorable au confort d’hiver, mais pouvant facilement être corrigé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le comportement thermique d’été : un confort naturel pour le bâti ancien. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le rôle fondamental de l'inertie === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La masse des structures anciennes (murs et planchers) apporte une forte inertie au bâtiment. En été, elle permet de stocker puis de distribuer la fraîcheur nocturne avec un déphasage pouvant atteindre une douzaine d’heure au moment le plus chaud de la journée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les autres sources du confort d’été ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Les protections solaires extérieures : volets ou contrevents, masques végétaux ou bâtis peuvent empêcher le rayonnement solaire de pénétrer à l’intérieur du logement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Une organisation intérieure traversante : la disposition des pièces permet généralement de créer un balayage de l’air efficace pour rafraîchir naturellement le logement pendant la nuit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’évaporation : l’eau contenue dans les murs anciens crée du froid en s’évaporant sous les rayons du soleil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Particuliers]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Elus]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Professionnels]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Charpente_c%C3%A9venole&amp;diff=266</id>
		<title>Charpente cévenole</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Charpente_c%C3%A9venole&amp;diff=266"/>
				<updated>2018-07-24T10:30:02Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L'essentielle caractéristique du pays cévenol, c'est le [[schiste]]. Son utilisation dans la construction se retrouve de la cave à la toiture. On parle moins souvent de la charpente, alors qu'elle est en maints points originale, tellement d'ailleurs que s'engager dans la rénovation d'une toiture de [[lauzes]] sans recourir à la réparation d'une telle charpente ou à la pose d'une neuve de même type, serait comme une erreur économique. La connaissance de ce type de charpente s'impose donc. Or ici, c'est la simplicité qui prime, comme cela arrive assez souvent dans l'architecture paysanne. Les charpentes cévenoles étaient mises en œuvre par les maçons et les paysans eux-mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Charpente cévenole.jpg|vignette|alt=Charpente cévenole.jpg|Charpente cévenole (Saint-Etienne-Vallée-Française)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Caractéristiques==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Essence===&lt;br /&gt;
La charpente cévenole est en [[châtaignier]] massif, bois souple, imputrescible et résistant aux insectes xylophages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Assemblage===&lt;br /&gt;
Les paysans cévenols peu fortunés ont imaginé une charpente particulière qui valorise les petits bois, même irréguliers. Les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chevron_(charpente) chevrons] intermédiaires sont braqués les uns contres les autres et supportent la &amp;quot;douelle&amp;quot;, un plancher sur lequel sont clouées les [[lauzes]]. Les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ferme_(charpente) fermes], très rapprochées (1 m à 1,50 m) et de petit diamètre, sont faites de '''bois fourchus''' et retiennent dans leur fourche la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Panne_(charpente) panne] faîtière. Leur extrémité inférieure est encastrée dans une panne sablière de forte dimension posée sur le haut des murs de '''[[pierre sèche]]''' d'un mètre d'épaisseur. Des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Entrait entraits], assemblés en [https://fr.wikipedia.org/wiki/Queue-d%27aronde queue d'aronde] avec les sablières latérales sont posés contre les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pignon_(architecture) pignons], réalisant ainsi un chaînage efficace du haut des murs. D'autres sont assemblés de la même manière sur toute la longueur des sablières, pour résister à la poussée de la toiture de lauzes qui pourrait entraîner l'écartement des murs. Il n'y a pas de débord de la toiture en pignon et, sur les côtés, la [[charpente]] est totalement noyée dans la maçonnerie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seul un débord de grandes [[lauzes]], maçonnées sur le haut des murs apparaît et rejette l'eau. Conçues dans un contexte de pénurie de bois d'oeuvre, ces charpentes ingénieuses d'une portée inférieure à cinq mètres restent néanmoins assez fragiles. Elles ont tendance à glisser latéralement en raison d'un mauvais ancrage en pignon. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Technique pour une couverture à deux pans==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les pannes sablières===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles se posent à l'aplomb de l'intérieur des murs (Fig. 1). Leur section est de 18 à 25 cm au carré. Tous les 1 à 2 mètres (moyenne 1m50), une entaille en [https://fr.wikipedia.org/wiki/Queue-d%27aronde queue d'aronde] est pratiquée pour recevoir les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ferme_(charpente) fermes] triangulées (Fig. 2 et 3).  &amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 1.jpg|Figure 1&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 2.jpg|Figure 2&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 3.jpg|Figure 3&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les entraits ou tirants===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leur section est d'environ 15x15 cm. La face intérieure des extrémités est taillée de telle sorte qu'elle s'encastre dans la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Queue-d%27aronde queue d'aronde] femelle des sablières. L'entaille ne présente pas de difficulté particulière. La face supérieure des extrémités est creusée d'un sabot pour les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbal%C3%A9trier_(charpente) arbalétriers]. Cette entaille est à réaliser à 5/20 cm du mur (Fig. 4). Enfin, le bout du tirant est biseauté suivant la pente du toit (Fig. 5).   &amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 4.jpg|Figure 4&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 5.jpg|Figure 5&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La panne faîtière===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est posée sur les deux [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pignon_(architecture) pignons]. Autrefois, cette pièce était prise dans un seul arbre équarri sans se préoccuper de la section. Aussi n'est-il pas rare de trouver la section d'un bout mesurant le double de l'autre. Une extrémité peut être très mince. La pose se fait en losange. On utilise aujourd'hui une section de 15x15 cm.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les arbalétriers===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La méthode traditionnelle consistait à fabriquer ces pièces avec des '''branches fourchues de châtaignier''', la fourche étant retaillée pour former un angle droit (Fig. 6). Actuellement (en 1983), les scieries fabriquent sur demande des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbal%C3%A9trier_(charpente) arbalétriers] en sifflet que le charpentier-maçon taille à volonté (Fig. 7). Le pied de [https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbal%C3%A9trier_(charpente) l'arbalétrier] est posé dans le sabot ménagé dans [https://fr.wikipedia.org/wiki/Entrait l'entrait] et la tête trouve sa place sur la faîtière, de telle sorte que celle-ci se trouve prise entièrement par les deux branches des deux [https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbal%C3%A9trier_(charpente) arbalétriers] (Fig. 8).&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 6.jpg|Figure 6 &lt;br /&gt;
Fichier:Figure 7.jpg|Figure 7&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 8.jpg|Figure 8&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les chevrons===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il reste à poser les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chevron_(charpente) chevrons], longs de 2,50 à 3 m, d'une section de 10x10 cm, étant précisé que c'est à ce moment-là que l'on coupe la longueur voulue (elle varie souvent, car les murs sont rarement parallèles, voire de la même épaisseur). Si besoin est, ce qui est idéal pour ce travail est l'herminette de charron. En principe, aucune pointe ni aucune cheville n'est nécessaire à la fixation de cet ensemble particulièrement solide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le platelage===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est constitué par des douelles de [[châtaignier]] de 27 mm, longues de 2 m environ, clouées sur les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chevron_(charpente) chevrons] et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbal%C3%A9trier_(charpente) arbalétriers] qui doivent se trouver au même niveau.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Principes de la charpente cévenole.jpg|vignette|Principes de la charpente cévenole]]&lt;br /&gt;
La première rangée de [[lauzes]], en bas de toiture, repose donc directement sur le mur ou, ce qui est plus fréquent sur une gênoise à une, deux ou trois rangées de [[lauzes]] de 4 à 5 cm d'épaisseur, montées au [[mortier]] de [[chaux]] grasse et de [[sable]] auquel on peut ajouter un peu de [[plâtre]] comme le faisaient certains [[maçons]] il y a un demi-siècle, afin d'activer la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Coût et entretien==&lt;br /&gt;
Ce type de [[charpente]] - sans poinçon ni contre-fiche ni panne et à [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chevron_(charpente) chevrons] courts - est très économique en [[bois]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De telles charpentes ne laissent apparentes aucune des pièces de [[bois]], ce qui les rend particulièrement résistantes aux intempéries. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie==&lt;br /&gt;
AYRAULT H. (1983), Charpente en Vallée française, ''Revue Maisons Paysannes de France'', 4e semestre, n°70&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ARNAUD F., CITERNE P., GOUPY D., WAYGOOD D. (1979), Patrimoine de pays et savoir-faire artisanaux en Lozère, Chambres des métiers et de l'artisanat de la Lozère&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PARC NATIONAL DES CÉVENNES (2010), Maisons des Cévennes : architecture vernaculaire au cœur du Parc National, Éditions Le Rouergue&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Entretenir et restaurer]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Charpentes]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Cévennes]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Lozère]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Particuliers]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Professionnels]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Intervenir]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Gros_oeuvre]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Gros_oeuvre&amp;diff=265</id>
		<title>Catégorie:Gros oeuvre</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Gros_oeuvre&amp;diff=265"/>
				<updated>2018-07-24T10:28:38Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : Page vide créée&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Professionnels&amp;diff=263</id>
		<title>Catégorie:Professionnels</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Professionnels&amp;diff=263"/>
				<updated>2018-07-24T10:26:26Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : Page vide créée&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Charpente_c%C3%A9venole&amp;diff=262</id>
		<title>Charpente cévenole</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Charpente_c%C3%A9venole&amp;diff=262"/>
				<updated>2018-07-24T10:25:54Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L'essentielle caractéristique du pays cévenol, c'est le [[schiste]]. Son utilisation dans la construction se retrouve de la cave à la toiture. On parle moins souvent de la charpente, alors qu'elle est en maints points originale, tellement d'ailleurs que s'engager dans la rénovation d'une toiture de [[lauzes]] sans recourir à la réparation d'une telle charpente ou à la pose d'une neuve de même type, serait comme une erreur économique. La connaissance de ce type de charpente s'impose donc. Or ici, c'est la simplicité qui prime, comme cela arrive assez souvent dans l'architecture paysanne. Les charpentes cévenoles étaient mises en œuvre par les maçons et les paysans eux-mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Charpente cévenole.jpg|vignette|alt=Charpente cévenole.jpg|Charpente cévenole (Saint-Etienne-Vallée-Française)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Caractéristiques==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Essence===&lt;br /&gt;
La charpente cévenole est en [[châtaignier]] massif, bois souple, imputrescible et résistant aux insectes xylophages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Assemblage===&lt;br /&gt;
Les paysans cévenols peu fortunés ont imaginé une charpente particulière qui valorise les petits bois, même irréguliers. Les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chevron_(charpente) chevrons] intermédiaires sont braqués les uns contres les autres et supportent la &amp;quot;douelle&amp;quot;, un plancher sur lequel sont clouées les [[lauzes]]. Les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ferme_(charpente) fermes], très rapprochées (1 m à 1,50 m) et de petit diamètre, sont faites de '''bois fourchus''' et retiennent dans leur fourche la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Panne_(charpente) panne] faîtière. Leur extrémité inférieure est encastrée dans une panne sablière de forte dimension posée sur le haut des murs de '''[[pierre sèche]]''' d'un mètre d'épaisseur. Des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Entrait entraits], assemblés en [https://fr.wikipedia.org/wiki/Queue-d%27aronde queue d'aronde] avec les sablières latérales sont posés contre les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pignon_(architecture) pignons], réalisant ainsi un chaînage efficace du haut des murs. D'autres sont assemblés de la même manière sur toute la longueur des sablières, pour résister à la poussée de la toiture de lauzes qui pourrait entraîner l'écartement des murs. Il n'y a pas de débord de la toiture en pignon et, sur les côtés, la [[charpente]] est totalement noyée dans la maçonnerie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seul un débord de grandes [[lauzes]], maçonnées sur le haut des murs apparaît et rejette l'eau. Conçues dans un contexte de pénurie de bois d'oeuvre, ces charpentes ingénieuses d'une portée inférieure à cinq mètres restent néanmoins assez fragiles. Elles ont tendance à glisser latéralement en raison d'un mauvais ancrage en pignon. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Technique pour une couverture à deux pans==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les pannes sablières===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles se posent à l'aplomb de l'intérieur des murs (Fig. 1). Leur section est de 18 à 25 cm au carré. Tous les 1 à 2 mètres (moyenne 1m50), une entaille en [https://fr.wikipedia.org/wiki/Queue-d%27aronde queue d'aronde] est pratiquée pour recevoir les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ferme_(charpente) fermes] triangulées (Fig. 2 et 3).  &amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 1.jpg|Figure 1&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 2.jpg|Figure 2&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 3.jpg|Figure 3&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les entraits ou tirants===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leur section est d'environ 15x15 cm. La face intérieure des extrémités est taillée de telle sorte qu'elle s'encastre dans la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Queue-d%27aronde queue d'aronde] femelle des sablières. L'entaille ne présente pas de difficulté particulière. La face supérieure des extrémités est creusée d'un sabot pour les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbal%C3%A9trier_(charpente) arbalétriers]. Cette entaille est à réaliser à 5/20 cm du mur (Fig. 4). Enfin, le bout du tirant est biseauté suivant la pente du toit (Fig. 5).   &amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 4.jpg|Figure 4&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 5.jpg|Figure 5&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La panne faîtière===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est posée sur les deux [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pignon_(architecture) pignons]. Autrefois, cette pièce était prise dans un seul arbre équarri sans se préoccuper de la section. Aussi n'est-il pas rare de trouver la section d'un bout mesurant le double de l'autre. Une extrémité peut être très mince. La pose se fait en losange. On utilise aujourd'hui une section de 15x15 cm.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les arbalétriers===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La méthode traditionnelle consistait à fabriquer ces pièces avec des '''branches fourchues de châtaignier''', la fourche étant retaillée pour former un angle droit (Fig. 6). Actuellement (en 1983), les scieries fabriquent sur demande des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbal%C3%A9trier_(charpente) arbalétriers] en sifflet que le charpentier-maçon taille à volonté (Fig. 7). Le pied de [https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbal%C3%A9trier_(charpente) l'arbalétrier] est posé dans le sabot ménagé dans [https://fr.wikipedia.org/wiki/Entrait l'entrait] et la tête trouve sa place sur la faîtière, de telle sorte que celle-ci se trouve prise entièrement par les deux branches des deux [https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbal%C3%A9trier_(charpente) arbalétriers] (Fig. 8).&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 6.jpg|Figure 6 &lt;br /&gt;
Fichier:Figure 7.jpg|Figure 7&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 8.jpg|Figure 8&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les chevrons===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il reste à poser les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chevron_(charpente) chevrons], longs de 2,50 à 3 m, d'une section de 10x10 cm, étant précisé que c'est à ce moment-là que l'on coupe la longueur voulue (elle varie souvent, car les murs sont rarement parallèles, voire de la même épaisseur). Si besoin est, ce qui est idéal pour ce travail est l'herminette de charron. En principe, aucune pointe ni aucune cheville n'est nécessaire à la fixation de cet ensemble particulièrement solide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le platelage===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est constitué par des douelles de [[châtaignier]] de 27 mm, longues de 2 m environ, clouées sur les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chevron_(charpente) chevrons] et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbal%C3%A9trier_(charpente) arbalétriers] qui doivent se trouver au même niveau.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Principes de la charpente cévenole.jpg|vignette|Principes de la charpente cévenole]]&lt;br /&gt;
La première rangée de [[lauzes]], en bas de toiture, repose donc directement sur le mur ou, ce qui est plus fréquent sur une gênoise à une, deux ou trois rangées de [[lauzes]] de 4 à 5 cm d'épaisseur, montées au [[mortier]] de [[chaux]] grasse et de [[sable]] auquel on peut ajouter un peu de [[plâtre]] comme le faisaient certains [[maçons]] il y a un demi-siècle, afin d'activer la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Coût et entretien==&lt;br /&gt;
Ce type de [[charpente]] - sans poinçon ni contre-fiche ni panne et à [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chevron_(charpente) chevrons] courts - est très économique en [[bois]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De telles charpentes ne laissent apparentes aucune des pièces de [[bois]], ce qui les rend particulièrement résistantes aux intempéries. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie==&lt;br /&gt;
AYRAULT H. (1983), Charpente en Vallée française, ''Revue Maisons Paysannes de France'', 4e semestre, n°70&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ARNAUD F., CITERNE P., GOUPY D., WAYGOOD D. (1979), Patrimoine de pays et savoir-faire artisanaux en Lozère, Chambres des métiers et de l'artisanat de la Lozère&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PARC NATIONAL DES CÉVENNES (2010), Maisons des Cévennes : architecture vernaculaire au cœur du Parc National, Éditions Le Rouergue&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Entretenir et restaurer]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Charpentes]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Cévennes]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Lozère]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Particuliers]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Particuliers&amp;diff=261</id>
		<title>Catégorie:Particuliers</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : Page vide créée&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Charpente_c%C3%A9venole&amp;diff=260</id>
		<title>Charpente cévenole</title>
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				<updated>2018-07-24T10:23:35Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L'essentielle caractéristique du pays cévenol, c'est le [[schiste]]. Son utilisation dans la construction se retrouve de la cave à la toiture. On parle moins souvent de la charpente, alors qu'elle est en maints points originale, tellement d'ailleurs que s'engager dans la rénovation d'une toiture de [[lauzes]] sans recourir à la réparation d'une telle charpente ou à la pose d'une neuve de même type, serait comme une erreur économique. La connaissance de ce type de charpente s'impose donc. Or ici, c'est la simplicité qui prime, comme cela arrive assez souvent dans l'architecture paysanne. Les charpentes cévenoles étaient mises en œuvre par les maçons et les paysans eux-mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Charpente cévenole.jpg|vignette|alt=Charpente cévenole.jpg|Charpente cévenole (Saint-Etienne-Vallée-Française)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Caractéristiques==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Essence===&lt;br /&gt;
La charpente cévenole est en [[châtaignier]] massif, bois souple, imputrescible et résistant aux insectes xylophages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Assemblage===&lt;br /&gt;
Les paysans cévenols peu fortunés ont imaginé une charpente particulière qui valorise les petits bois, même irréguliers. Les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chevron_(charpente) chevrons] intermédiaires sont braqués les uns contres les autres et supportent la &amp;quot;douelle&amp;quot;, un plancher sur lequel sont clouées les [[lauzes]]. Les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ferme_(charpente) fermes], très rapprochées (1 m à 1,50 m) et de petit diamètre, sont faites de '''bois fourchus''' et retiennent dans leur fourche la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Panne_(charpente) panne] faîtière. Leur extrémité inférieure est encastrée dans une panne sablière de forte dimension posée sur le haut des murs de '''[[pierre sèche]]''' d'un mètre d'épaisseur. Des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Entrait entraits], assemblés en [https://fr.wikipedia.org/wiki/Queue-d%27aronde queue d'aronde] avec les sablières latérales sont posés contre les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pignon_(architecture) pignons], réalisant ainsi un chaînage efficace du haut des murs. D'autres sont assemblés de la même manière sur toute la longueur des sablières, pour résister à la poussée de la toiture de lauzes qui pourrait entraîner l'écartement des murs. Il n'y a pas de débord de la toiture en pignon et, sur les côtés, la [[charpente]] est totalement noyée dans la maçonnerie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seul un débord de grandes [[lauzes]], maçonnées sur le haut des murs apparaît et rejette l'eau. Conçues dans un contexte de pénurie de bois d'oeuvre, ces charpentes ingénieuses d'une portée inférieure à cinq mètres restent néanmoins assez fragiles. Elles ont tendance à glisser latéralement en raison d'un mauvais ancrage en pignon. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Technique pour une couverture à deux pans==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les pannes sablières===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles se posent à l'aplomb de l'intérieur des murs (Fig. 1). Leur section est de 18 à 25 cm au carré. Tous les 1 à 2 mètres (moyenne 1m50), une entaille en [https://fr.wikipedia.org/wiki/Queue-d%27aronde queue d'aronde] est pratiquée pour recevoir les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ferme_(charpente) fermes] triangulées (Fig. 2 et 3).  &amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 1.jpg|Figure 1&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 2.jpg|Figure 2&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 3.jpg|Figure 3&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les entraits ou tirants===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leur section est d'environ 15x15 cm. La face intérieure des extrémités est taillée de telle sorte qu'elle s'encastre dans la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Queue-d%27aronde queue d'aronde] femelle des sablières. L'entaille ne présente pas de difficulté particulière. La face supérieure des extrémités est creusée d'un sabot pour les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbal%C3%A9trier_(charpente) arbalétriers]. Cette entaille est à réaliser à 5/20 cm du mur (Fig. 4). Enfin, le bout du tirant est biseauté suivant la pente du toit (Fig. 5).   &amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 4.jpg|Figure 4&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 5.jpg|Figure 5&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La panne faîtière===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est posée sur les deux [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pignon_(architecture) pignons]. Autrefois, cette pièce était prise dans un seul arbre équarri sans se préoccuper de la section. Aussi n'est-il pas rare de trouver la section d'un bout mesurant le double de l'autre. Une extrémité peut être très mince. La pose se fait en losange. On utilise aujourd'hui une section de 15x15 cm.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les arbalétriers===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La méthode traditionnelle consistait à fabriquer ces pièces avec des '''branches fourchues de châtaignier''', la fourche étant retaillée pour former un angle droit (Fig. 6). Actuellement (en 1983), les scieries fabriquent sur demande des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbal%C3%A9trier_(charpente) arbalétriers] en sifflet que le charpentier-maçon taille à volonté (Fig. 7). Le pied de [https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbal%C3%A9trier_(charpente) l'arbalétrier] est posé dans le sabot ménagé dans [https://fr.wikipedia.org/wiki/Entrait l'entrait] et la tête trouve sa place sur la faîtière, de telle sorte que celle-ci se trouve prise entièrement par les deux branches des deux [https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbal%C3%A9trier_(charpente) arbalétriers] (Fig. 8).&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 6.jpg|Figure 6 &lt;br /&gt;
Fichier:Figure 7.jpg|Figure 7&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 8.jpg|Figure 8&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les chevrons===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il reste à poser les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chevron_(charpente) chevrons], longs de 2,50 à 3 m, d'une section de 10x10 cm, étant précisé que c'est à ce moment-là que l'on coupe la longueur voulue (elle varie souvent, car les murs sont rarement parallèles, voire de la même épaisseur). Si besoin est, ce qui est idéal pour ce travail est l'herminette de charron. En principe, aucune pointe ni aucune cheville n'est nécessaire à la fixation de cet ensemble particulièrement solide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le platelage===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est constitué par des douelles de [[châtaignier]] de 27 mm, longues de 2 m environ, clouées sur les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chevron_(charpente) chevrons] et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbal%C3%A9trier_(charpente) arbalétriers] qui doivent se trouver au même niveau.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Principes de la charpente cévenole.jpg|vignette|Principes de la charpente cévenole]]&lt;br /&gt;
La première rangée de [[lauzes]], en bas de toiture, repose donc directement sur le mur ou, ce qui est plus fréquent sur une gênoise à une, deux ou trois rangées de [[lauzes]] de 4 à 5 cm d'épaisseur, montées au [[mortier]] de [[chaux]] grasse et de [[sable]] auquel on peut ajouter un peu de [[plâtre]] comme le faisaient certains [[maçons]] il y a un demi-siècle, afin d'activer la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Coût et entretien==&lt;br /&gt;
Ce type de [[charpente]] - sans poinçon ni contre-fiche ni panne et à [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chevron_(charpente) chevrons] courts - est très économique en [[bois]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De telles charpentes ne laissent apparentes aucune des pièces de [[bois]], ce qui les rend particulièrement résistantes aux intempéries. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie==&lt;br /&gt;
AYRAULT H. (1983), Charpente en Vallée française, ''Revue Maisons Paysannes de France'', 4e semestre, n°70&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ARNAUD F., CITERNE P., GOUPY D., WAYGOOD D. (1979), Patrimoine de pays et savoir-faire artisanaux en Lozère, Chambres des métiers et de l'artisanat de la Lozère&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PARC NATIONAL DES CÉVENNES (2010), Maisons des Cévennes : architecture vernaculaire au cœur du Parc National, Éditions Le Rouergue&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Entretenir et restaurer]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Charpentes]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Cévennes]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Lozère]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Charpentes&amp;diff=259</id>
		<title>Catégorie:Charpentes</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Charpentes&amp;diff=259"/>
				<updated>2018-07-24T10:23:00Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : Page blanchie&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Charpentes&amp;diff=258</id>
		<title>Catégorie:Charpentes</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Charpentes&amp;diff=258"/>
				<updated>2018-07-24T10:22:34Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Entretenir et restaurer]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Charpentes&amp;diff=257</id>
		<title>Catégorie:Charpentes</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Charpentes&amp;diff=257"/>
				<updated>2018-07-24T10:19:59Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : Page vide créée&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Charpente_c%C3%A9venole&amp;diff=256</id>
		<title>Charpente cévenole</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Charpente_c%C3%A9venole&amp;diff=256"/>
				<updated>2018-07-24T10:18:56Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L'essentielle caractéristique du pays cévenol, c'est le [[schiste]]. Son utilisation dans la construction se retrouve de la cave à la toiture. On parle moins souvent de la charpente, alors qu'elle est en maints points originale, tellement d'ailleurs que s'engager dans la rénovation d'une toiture de [[lauzes]] sans recourir à la réparation d'une telle charpente ou à la pose d'une neuve de même type, serait comme une erreur économique. La connaissance de ce type de charpente s'impose donc. Or ici, c'est la simplicité qui prime, comme cela arrive assez souvent dans l'architecture paysanne. Les charpentes cévenoles étaient mises en œuvre par les maçons et les paysans eux-mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Charpente cévenole.jpg|vignette|alt=Charpente cévenole.jpg|Charpente cévenole (Saint-Etienne-Vallée-Française)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Caractéristiques==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Essence===&lt;br /&gt;
La charpente cévenole est en [[châtaignier]] massif, bois souple, imputrescible et résistant aux insectes xylophages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Assemblage===&lt;br /&gt;
Les paysans cévenols peu fortunés ont imaginé une charpente particulière qui valorise les petits bois, même irréguliers. Les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chevron_(charpente) chevrons] intermédiaires sont braqués les uns contres les autres et supportent la &amp;quot;douelle&amp;quot;, un plancher sur lequel sont clouées les [[lauzes]]. Les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ferme_(charpente) fermes], très rapprochées (1 m à 1,50 m) et de petit diamètre, sont faites de '''bois fourchus''' et retiennent dans leur fourche la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Panne_(charpente) panne] faîtière. Leur extrémité inférieure est encastrée dans une panne sablière de forte dimension posée sur le haut des murs de '''[[pierre sèche]]''' d'un mètre d'épaisseur. Des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Entrait entraits], assemblés en [https://fr.wikipedia.org/wiki/Queue-d%27aronde queue d'aronde] avec les sablières latérales sont posés contre les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pignon_(architecture) pignons], réalisant ainsi un chaînage efficace du haut des murs. D'autres sont assemblés de la même manière sur toute la longueur des sablières, pour résister à la poussée de la toiture de lauzes qui pourrait entraîner l'écartement des murs. Il n'y a pas de débord de la toiture en pignon et, sur les côtés, la [[charpente]] est totalement noyée dans la maçonnerie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seul un débord de grandes [[lauzes]], maçonnées sur le haut des murs apparaît et rejette l'eau. Conçues dans un contexte de pénurie de bois d'oeuvre, ces charpentes ingénieuses d'une portée inférieure à cinq mètres restent néanmoins assez fragiles. Elles ont tendance à glisser latéralement en raison d'un mauvais ancrage en pignon. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Technique pour une couverture à deux pans==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les pannes sablières===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles se posent à l'aplomb de l'intérieur des murs (Fig. 1). Leur section est de 18 à 25 cm au carré. Tous les 1 à 2 mètres (moyenne 1m50), une entaille en [https://fr.wikipedia.org/wiki/Queue-d%27aronde queue d'aronde] est pratiquée pour recevoir les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ferme_(charpente) fermes] triangulées (Fig. 2 et 3).  &amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 1.jpg|Figure 1&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 2.jpg|Figure 2&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 3.jpg|Figure 3&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les entraits ou tirants===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leur section est d'environ 15x15 cm. La face intérieure des extrémités est taillée de telle sorte qu'elle s'encastre dans la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Queue-d%27aronde queue d'aronde] femelle des sablières. L'entaille ne présente pas de difficulté particulière. La face supérieure des extrémités est creusée d'un sabot pour les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbal%C3%A9trier_(charpente) arbalétriers]. Cette entaille est à réaliser à 5/20 cm du mur (Fig. 4). Enfin, le bout du tirant est biseauté suivant la pente du toit (Fig. 5).   &amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 4.jpg|Figure 4&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 5.jpg|Figure 5&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La panne faîtière===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est posée sur les deux [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pignon_(architecture) pignons]. Autrefois, cette pièce était prise dans un seul arbre équarri sans se préoccuper de la section. Aussi n'est-il pas rare de trouver la section d'un bout mesurant le double de l'autre. Une extrémité peut être très mince. La pose se fait en losange. On utilise aujourd'hui une section de 15x15 cm.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les arbalétriers===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La méthode traditionnelle consistait à fabriquer ces pièces avec des '''branches fourchues de châtaignier''', la fourche étant retaillée pour former un angle droit (Fig. 6). Actuellement (en 1983), les scieries fabriquent sur demande des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbal%C3%A9trier_(charpente) arbalétriers] en sifflet que le charpentier-maçon taille à volonté (Fig. 7). Le pied de [https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbal%C3%A9trier_(charpente) l'arbalétrier] est posé dans le sabot ménagé dans [https://fr.wikipedia.org/wiki/Entrait l'entrait] et la tête trouve sa place sur la faîtière, de telle sorte que celle-ci se trouve prise entièrement par les deux branches des deux [https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbal%C3%A9trier_(charpente) arbalétriers] (Fig. 8).&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 6.jpg|Figure 6 &lt;br /&gt;
Fichier:Figure 7.jpg|Figure 7&lt;br /&gt;
Fichier:Figure 8.jpg|Figure 8&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les chevrons===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il reste à poser les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chevron_(charpente) chevrons], longs de 2,50 à 3 m, d'une section de 10x10 cm, étant précisé que c'est à ce moment-là que l'on coupe la longueur voulue (elle varie souvent, car les murs sont rarement parallèles, voire de la même épaisseur). Si besoin est, ce qui est idéal pour ce travail est l'herminette de charron. En principe, aucune pointe ni aucune cheville n'est nécessaire à la fixation de cet ensemble particulièrement solide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le platelage===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est constitué par des douelles de [[châtaignier]] de 27 mm, longues de 2 m environ, clouées sur les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chevron_(charpente) chevrons] et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbal%C3%A9trier_(charpente) arbalétriers] qui doivent se trouver au même niveau.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Principes de la charpente cévenole.jpg|vignette|Principes de la charpente cévenole]]&lt;br /&gt;
La première rangée de [[lauzes]], en bas de toiture, repose donc directement sur le mur ou, ce qui est plus fréquent sur une gênoise à une, deux ou trois rangées de [[lauzes]] de 4 à 5 cm d'épaisseur, montées au [[mortier]] de [[chaux]] grasse et de [[sable]] auquel on peut ajouter un peu de [[plâtre]] comme le faisaient certains [[maçons]] il y a un demi-siècle, afin d'activer la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Coût et entretien==&lt;br /&gt;
Ce type de [[charpente]] - sans poinçon ni contre-fiche ni panne et à [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chevron_(charpente) chevrons] courts - est très économique en [[bois]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De telles charpentes ne laissent apparentes aucune des pièces de [[bois]], ce qui les rend particulièrement résistantes aux intempéries. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie==&lt;br /&gt;
AYRAULT H. (1983), Charpente en Vallée française, ''Revue Maisons Paysannes de France'', 4e semestre, n°70&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ARNAUD F., CITERNE P., GOUPY D., WAYGOOD D. (1979), Patrimoine de pays et savoir-faire artisanaux en Lozère, Chambres des métiers et de l'artisanat de la Lozère&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PARC NATIONAL DES CÉVENNES (2010), Maisons des Cévennes : architecture vernaculaire au cœur du Parc National, Éditions Le Rouergue&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Entretenir et restaurer]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Cévennes]] &lt;br /&gt;
[[Catégorie:Lozère]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Sables&amp;diff=255</id>
		<title>Sables</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Sables&amp;diff=255"/>
				<updated>2018-07-19T13:49:39Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le sable est un ensemble de grains ou de petits fragments de substances minérales provenant de la désagrégation ou parfois de la cassure des roches. D'après la grosseur des grains dominants, le sable est dit &amp;quot;grossier&amp;quot;, &amp;quot;moyen&amp;quot; ou &amp;quot;fin&amp;quot;. Le plus souvent, les sables sont quartzeux mais, suivant la matière qu'ils contiennent en plus, ils sont glauconieux, micacés, feldspathiques ou lignifères. Ils peuvent être également calcareux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, est appelée sable toute roche meuble formée de grains qui varient de l'infiniment petit à 1 cm. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue deux types de sables : les '''sables naturels,''' tels que les sables de rivière, les sables de carrière, les sables vierges (arènes) ou les sables de mer, et les '''sables artificiels''', qui proviennent également des roches naturelles mais qui sont broyés et concassés mécaniquement.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les sables naturels==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables de rivière ou sables roulés===&lt;br /&gt;
Depuis toujours, les sables de rivière ont eu la préférence des constructeurs car ils sont  '''exempts de matières terreuses''' (à condition qu'ils soient prélevés dans des endroits à courant fort).  Ils '''adhèrent bien aux liants''' et leur '''forme arrondie''' semble simplifier la mise en œuvre. Ces sables étaient prélevés manuellement à l'aide d'un râteau spécial par les propriétaires riverains. Certains, les &amp;quot;tireurs de sable&amp;quot;, trouvaient dans ce travail un petit revenu. Ce sable était parfois mélangé avec celui des sablonnières. Cette activité a disparu de nos jours, conséquence d'une réglementation stricte engendrée par les abus.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables de carrière ou sables fossiles===&lt;br /&gt;
Ils sont tirés des couches sédimentaires plus ou moins profondes. La forme de leurs grains est à la fois anguleuse et arrondie. Ils permettent des '''variations de couleurs naturelles dans les enduits''', grâce à la présence d'argiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables vierges (arènes)===&lt;br /&gt;
Ce sont des sables tirés des affleurements de '''roches en cours de décomposition''' (type granite ou gneiss), riches en quartz et en feldspath. En effet, l'altération des granites, par exemple, qui dépend essentiellement de celle des feldspaths, conduit à la formation d'arènes granitiques. Ces '''sables, dits &amp;quot;grossiers&amp;quot;,''' non usés, sont rudes et anguleux. Ils sont, selon l'avis de certains maçons, '''plus difficiles à mettre en œuvre''', en particulier pour les enduits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables de mer===&lt;br /&gt;
Les sables de mer étaient peu utilisés sauf en région côtière. Une exploitation massive des sables du littoral s'est développée suite à une réglementation très rigoureuse dans le lit des fleuves (La Loire par exemple). La forme de leurs grains est arrondie. Ils contiennent des débris de coquillage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le sablon===&lt;br /&gt;
Ce sable de carrière, trop fin pour la construction, est utilisé comme abrasif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Extraction==&lt;br /&gt;
Les activités extractives occupaient une place importante dans l'économie des régions. Autrefois dispersées dans une multitude de petits &amp;quot;trous&amp;quot;, d'où, peut-être, le nom de &amp;quot;sable à lapin&amp;quot;, l'extraction est maintenant concentrée dans un certain nombre de grosses carrières dont la notoriété, pour la plupart, dépasse l'échelle régionale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production des sables s'est surtout développée après la seconde guerre mondiale. Jusqu'aux années 1970, les ressources en sable semblaient ne jamais pouvoir se tarir. Mais nous sommes entrés dans une ère de grande consommation avec la construction, par milliers de kilomètres, de voies routières à grand gabarit, de ponts, de centrales nucléaires, de grands édifices bâtis avec la technologie du béton.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exploitation intensive de ces ressources minérales (non renouvelables) laisse entrevoir un épuisement à brève échéance. &amp;quot;Le sable est devenu la deuxième ressource la plus consommée dans le monde après l'eau&amp;quot;. Voilà pourquoi les schémas départementaux de carrières sont si contraignants. Malheureusement ils pénalisent les petites exploitations de sables ou de pierre. Or, s'agissant d'intervenir sur des constructions anciennes, tous ces matériaux naturels du gros oeuvre, qui ont été tirés du sol à échelle humaine jusqu'à la révolution des transports avant le milieu du XIXe siècle, doivent, sans tarder, faire l'objet d'une plus grande attention. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les solutions ne sont pas dans le gigantisme des carrières actuelles, qui nous enlisent sous l'uniformité, mais dans la création ou la conservation de sites d'extraction plus modestes. Une grande variété de roches adaptée à la construction et la restauration des édifices de proximité pourrait, ainsi, être disponible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conservation du patrimoine bâti ancien, qu'il soit civile, religieux, savant ou paysan, passe obligatoirement par la conservation et la création de ces sites, en accord avec les plans d'aménagement écologique.&lt;br /&gt;
[[Fichier:8813292 (1) sable argileux randorif canalblog.jpg|vignette|Micro-carrière de sable argileux|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Utilisation en maçonnerie==&lt;br /&gt;
Les sables ont une influence importante sur la '''qualité des [[mortiers]]''' et en particulier sur la '''pérennité des [[enduits]]'''. Selon la nature de leurs éléments, les sables, comme les pierres, ont des destinations variées dans le bâtiment. [https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Vicat Louis Vicat], le célèbre ingénieur français, grand spécialiste des [[chaux]] de construction et des [[mortiers]], l'a démontré en proposant un classement préférentiel des sables en fonction des [[liants]] qu'il utilisait à l'époque :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec les [[chaux naturelles]] grasses et très grasses (c'est-à-dire très peu hydrauliques) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Les gros sables (de 3 à 6 mm)&lt;br /&gt;
#Les sables moyens mélangés&lt;br /&gt;
#Les sables fins (&amp;lt; 3 mm)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec les [[chaux hydrauliques]] et les [[ciments]], à l'inverse, arrivent en tête :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Les sables fins (&amp;lt; 3 mm)&lt;br /&gt;
#Les sables moyens à grains inégaux (mélange de gros sable avec du sable fin ou de sable fin avec du gravier)&lt;br /&gt;
#Les gros sables (de 3 à 6 mm)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:212-1271 IMG.jpg|vignette|Sable dans un enduit]]&lt;br /&gt;
Son explication est la suivante : la faible résistance mécanique des [[chaux aériennes]] (grasses et très grasses) oblige à choisir des sables de granulométrie élevée et bien répartie. C'est évidemment  tout le contraire avec les [[chaux]] éminemment hydrauliques qui ont des performances mécaniques mieux contrôlées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De tout temps, nous constatons que les sables à '''grains inégaux et ronds ont été les plus utilisés''' par les maçons (simplement en effectuant manuellement le tamisage des sables naturels à l'aide de claies). Le tamisage et le lavage industriels ont complètement bouleversé ces pratiques artisanales ancestrales et cette production industrielle peut difficilement répondre aux exigences que réclament les mises en oeuvre traditionnelles.&lt;br /&gt;
==Comment choisir son sable à bâtir ?==&lt;br /&gt;
A l'heure actuelle, nous pouvons encore choisir entre deux roches meubles : les sables naturels purs ou préparés, c'est-à-dire tamisés et lavés, ou les sables artificiels (roches concassées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sables purs, non commercialisés, sont rarement employés de nos jours. Certains maçons, soucieux d'être au plus près des savoir-faire des anciens, ont quelques petites sablonnières en réserve. Nous nous tournons, le plus souvent, vers des sables naturels commercialisés qui sont, en général, préparés (lavés et tamisés). Certaines carrières peuvent vendre des sables purs prélevés directement de la couche sédimentaire. Mais encore faut-il le réclamer haut et fort ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points essentiels à connaître pour pouvoir choisir un sable naturel à bâtir sont :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La '''composition minéralogique''' dominante. Les grains de quartz sont les plus recherchés.&lt;br /&gt;
*La '''granulométrie''' : une bonne répartition des éléments, de différents diamètres, est recommandée. Plus les sables sont fins et la granulométrie régulière, plus le dosage en liant est important. Cela peut engendrer des fissurations importantes. A l'inverse, une granulométrie hétérogène assure la solidité de l'enduit car elle permet une meilleure adhérence du liant aux grains et ainsi des grains entre eux. Le mélange dépend de ce que l'on peut trouver chez le marchand mais aussi de l'usage que l'on veut donner à l'enduit. Pour un enduit extérieur, on mélangera de préférence des sables dont la granulométrie s'étagera de 0.2 à 0.4 mm. Pour les soubassements ou un rocaillage, on peut aller jusqu'à 0.5, 0.8 ou 1.0 mm. Pour un enduit intérieur, on prendra un sable plus fin  (moins de 0.2 mm) qui permettra de faire un enduit bien lissé.&lt;br /&gt;
*L'aspect et la '''forme des grains''' de sable : à l'aide d'une loupe, il est facile de distinguer les émoussés-luisants, usés à la suite d'un long frottement avec le roulement ; les ronds-mats, usés à la suite de chocs dans l'air sous l'effet du vent ; les non-usés.&lt;br /&gt;
*Le '''degré d'humidité''' : pour bien maîtriser le dosage d'un mortier, il est essentiel de tenir compte du foisonnement toujours possible du sable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Où se procurer du sable ?==&lt;br /&gt;
Chez un [[fournisseur]] ou une [[Carrière|carriè&amp;lt;nowiki/&amp;gt;re]] de proximité. Les anciens construisaient avec des matériaux locaux, issus de petits gisements proches de sable, d'arène granitique. Prélever quelques mètres cubes ne posait pas de problème et il suffisait d'en demander l'autorisation au propriétaire. Ces gisements existent encore souvent, cachés dans des bois ou localisables par un ressaut ou une dépression dans un pré. Il est possible de les retrouver en demandant aux anciens, ou par la microtoponymie, outil précieux (les ''carrières'', l'''arénier'', le ''creux'', le ''crot'', les ''fossés'', les ''gravelles'', les ''sablières'', la ''sablonnière'', etc.). S'il s'agit de [[carrières]] abandonnées, il est possible de les remettre en exploitation moyennant une [[déclaration]] en préfecture, avec des démarches et des coûts réduits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de vous lancer dans l'extraction du sable sédimentaire (appelé sable à lapin) que vous avez repéré sur votre propriété, sachez que l'exécution de ce projet est peut-être soumise à autorisation. En effet, les articles R.161-16 et 17 du code rural indiquent : &amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L'exécution de toute excavation de quelque nature qu'elle soit doit faire l'objet d'une déclaration préalable en mairie dès lors que la distance qui la sépare de la limite du chemin est inférieure à cinq mètres ou à cette distance augmentée de un mètre par mètre de profondeur ; au-delà de dix mètres, il n'y a pas lieu à déclaration.&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;Si votre projet n'entre pas dans ce premier cas de figure, mais plutôt dans celui d'une mini-sablonnière, vous devez obligatoirement retourner à la mairie qui vous accordera une autorisation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Si votre site d'extraction n'est pas à proximité des fossés des chemins ruraux ;&lt;br /&gt;
*S'il porte sur une surface n'excédant pas 500m² ;&lt;br /&gt;
*Si l'extraction est effectuée par vous-même pour votre usage personnel ;&lt;br /&gt;
*Si le site ne porte pas sur des terrains de l'Etat où se trouve le lit d'un cours d'eau même non domanial ;&lt;br /&gt;
*Si votre site est à plus de 500 mètres d'une carrière déjà en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fois que vous avez l'assurance de pouvoir utiliser le sable de votre propriété, il est préférable de l'identifier, et, au besoin, de le tester. Cela permet de savoir pour quel usage le sable est bon : mortier de fondation, mortier de construction, mortier d'enduit extérieur et intérieur, fondation de pavage ou de chemin, remblais divers (drainage des eaux de pluie, des eaux usées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie==&lt;br /&gt;
BARBEROT E. (1945) Traité de constructions civiles, Librairie polytechnique C. Béranger &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BISTON V. (1836) Manuel théorique et pratique du chaufournier, Librairie de Roret&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOUSSAGEON B. et F.-X. (1996) L'exploitation des carrières, Editions Eska&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FERET R. (1896) Essai de divers sables pour les mortiers&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FOUCAULT A., RAOULT J.-f. (2001) Dictionnaire de géologie, Editions Dunod&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GUILLEMOT J. (1986) Eléments de géologie, Editions Technip&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HERNANDEZ J. (2017) Du danger de jouer avec le sable, ''Revue Maisons Paysannes de France'', 3ème trimestre, n°205&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ouvrage collectif (1998) Les sables dans les enduits à la chaux, Association Tiez Breiz&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ouvrage collectif (1995) Techniques et pratiques de la chaux, Ecole d'Avignon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PONTVIANNE C. (2004) Les sables : roches meubles à bâtir, ''Revue Maisons Paysannes de France'', 1er trimestre, n°151&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VICAT L. (1962) Travaux publiés à l'Imprimerie nationale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RAUCOURT M. (1930) Etude et composition des sables&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Sables&amp;diff=254</id>
		<title>Sables</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Sables&amp;diff=254"/>
				<updated>2018-07-19T11:32:56Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le sable est un ensemble de grains ou de petits fragments de substances minérales provenant de la désagrégation ou parfois de la cassure des roches. D'après la grosseur des grains dominants, le sable est dit &amp;quot;grossier&amp;quot;, &amp;quot;moyen&amp;quot; ou &amp;quot;fin&amp;quot;. Le plus souvent, les sables sont quartzeux mais, suivant la matière qu'ils contiennent en plus, ils sont glauconieux, micacés, feldspathiques ou lignifères. Ils peuvent être également calcareux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, est appelée sable toute roche meuble formée de grains qui varient de l'infiniment petit à 1 cm. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue deux types de sables : les '''sables naturels,''' tels que les sables de rivière, les sables de carrière, les sables vierges (arènes) ou les sables de mer, et les '''sables artificiels''', qui proviennent également des roches naturelles mais qui sont broyés et concassés mécaniquement.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les sables naturels==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables de rivière ou sables roulés===&lt;br /&gt;
Depuis toujours, les sables de rivière ont eu la préférence des constructeurs car ils sont  '''exempts de matières terreuses''' (à condition qu'ils soient prélevés dans des endroits à courant fort).  Ils '''adhèrent bien aux liants''' et leur '''forme arrondie''' semble simplifier la mise en œuvre. Ces sables étaient prélevés manuellement à l'aide d'un râteau spécial par les propriétaires riverains. Certains, les &amp;quot;tireurs de sable&amp;quot;, trouvaient dans ce travail un petit revenu. Ce sable était parfois mélangé avec celui des sablonnières. Cette activité a disparu de nos jours, conséquence d'une réglementation stricte engendrée par les abus.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables de carrière ou sables fossiles===&lt;br /&gt;
Ils sont tirés des couches sédimentaires plus ou moins profondes. La forme de leurs grains est à la fois anguleuse et arrondie. Ils permettent des '''variations de couleurs naturelles dans les enduits''', grâce à la présence d'argiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables vierges (arènes)===&lt;br /&gt;
Ce sont des sables tirés des affleurements de '''roches en cours de décomposition''' (type granite ou gneiss), riches en quartz et en feldspath. En effet, l'altération des granites, par exemple, qui dépend essentiellement de celle des feldspaths, conduit à la formation d'arènes granitiques. Ces '''sables, dits &amp;quot;grossiers&amp;quot;,''' non usés, sont rudes et anguleux. Ils sont, selon l'avis de certains maçons, '''plus difficiles à mettre en œuvre''', en particulier pour les enduits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables de mer===&lt;br /&gt;
Les sables de mer étaient peu utilisés sauf en région côtière. Une exploitation massive des sables du littoral s'est développée suite à une réglementation très rigoureuse dans le lit des fleuves (La Loire par exemple). La forme de leurs grains est arrondie. Ils contiennent des débris de coquillage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le sablon===&lt;br /&gt;
Ce sable de carrière, trop fin pour la construction, est utilisé comme abrasif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Extraction==&lt;br /&gt;
Les activités extractives occupaient une place importante dans l'économie des régions. Autrefois dispersées dans une multitude de petits &amp;quot;trous&amp;quot;, d'où, peut-être, le nom de &amp;quot;sable à lapin&amp;quot;, l'extraction est maintenant concentrée dans un certain nombre de grosses carrières dont la notoriété, pour la plupart, dépasse l'échelle régionale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production des sables s'est surtout développée après la seconde guerre mondiale. Jusqu'aux années 1970, les ressources en sable semblaient ne jamais pouvoir se tarir. Mais nous sommes entrés dans une ère de grande consommation avec la construction, par milliers de kilomètres, de voies routières à grand gabarit, de ponts, de centrales nucléaires, de grands édifices bâtis avec la technologie du béton.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exploitation intensive de ces ressources minérales (non renouvelables) laisse entrevoir un épuisement à brève échéance. &amp;quot;Le sable est devenu la deuxième ressource la plus consommée dans le monde après l'eau&amp;quot;. Voilà pourquoi les schémas départementaux de carrières sont si contraignants. Malheureusement ils pénalisent les petites exploitations de sables ou de pierre. Or, s'agissant d'intervenir sur des constructions anciennes, tous ces matériaux naturels du gros oeuvre, qui ont été tirés du sol à échelle humaine jusqu'à la révolution des transports avant le milieu du XIXe siècle, doivent, sans tarder, faire l'objet d'une plus grande attention. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les solutions ne sont pas dans le gigantisme des carrières actuelles, qui nous enlisent sous l'uniformité, mais dans la création ou la conservation de sites d'extraction plus modestes. Une grande variété de roches adaptée à la construction et la restauration des édifices de proximité pourrait, ainsi, être disponible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conservation du patrimoine bâti ancien, qu'il soit civile, religieux, savant ou paysan, passe obligatoirement par la conservation et la création de ces sites, en accord avec les plans d'aménagement écologique.&lt;br /&gt;
[[Fichier:8813292 (1) sable argileux randorif canalblog.jpg|vignette|Micro-carrière de sable argileux|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Utilisation en maçonnerie==&lt;br /&gt;
Les sables ont une influence importante sur la '''qualité des [[mortiers]]''' et en particulier sur la '''pérennité des [[enduits]]'''. Selon la nature de leurs éléments, les sables, comme les pierres, ont des destinations variées dans le bâtiment. [https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Vicat Louis Vicat], le célèbre ingénieur français, grand spécialiste des [[chaux]] de construction et des [[mortiers]], l'a démontré en proposant un classement préférentiel des sables en fonction des [[liants]] qu'il utilisait à l'époque :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec les [[chaux naturelles]] grasses et très grasses (c'est-à-dire très peu hydrauliques) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Les gros sables (de 3 à 6 mm)&lt;br /&gt;
#Les sables moyens mélangés&lt;br /&gt;
#Les sables fins (&amp;lt; 3 mm)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec les [[chaux hydrauliques]] et les [[ciments]], à l'inverse, arrivent en tête :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Les sables fins (&amp;lt; 3 mm)&lt;br /&gt;
#Les sables moyens à grains inégaux (mélange de gros sable avec du sable fin ou de sable fin avec du gravier)&lt;br /&gt;
#Les gros sables (de 3 à 6 mm)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:212-1271 IMG.jpg|vignette|Sable dans un enduit]]&lt;br /&gt;
Son explication est la suivante : la faible résistance mécanique des [[chaux aériennes]] (grasses et très grasses) oblige à choisir des sables de granulométrie élevée et bien répartie. C'est évidemment  tout le contraire avec les [[chaux]] éminemment hydrauliques qui ont des performances mécaniques mieux contrôlées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De tout temps, nous constatons que les sables à '''grains inégaux et ronds ont été les plus utilisés''' par les maçons (simplement en effectuant manuellement le tamisage des sables naturels à l'aide de claies). Le tamisage et le lavage industriels ont complètement bouleversé ces pratiques artisanales ancestrales et cette production industrielle peut difficilement répondre aux exigences que réclament les mises en oeuvre traditionnelles.&lt;br /&gt;
==Comment choisir son sable à bâtir ?==&lt;br /&gt;
A l'heure actuelle, nous pouvons encore choisir entre deux roches meubles : les sables naturels purs ou préparés, c'est-à-dire tamisés et lavés, ou les sables artificiels (roches concassées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sables purs, non commercialisés, sont rarement employés de nos jours. Certains maçons, soucieux d'être au plus près des savoir-faire des anciens, ont quelques petites sablonnières en réserve. Nous nous tournons, le plus souvent, vers des sables naturels commercialisés qui sont, en général, préparés (lavés et tamisés). Certaines carrières peuvent vendre des sables purs prélevés directement de la couche sédimentaire. Mais encore faut-il le réclamer haut et fort ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points essentiels à connaître pour pouvoir choisir un sable naturel à bâtir sont :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La '''composition minéralogique''' dominante. Les grains de quartz sont les plus recherchés.&lt;br /&gt;
*La '''granulométrie''' : une bonne répartition des éléments, de différents diamètres, est recommandée. Plus les sables sont fins et la granulométrie régulière, plus le dosage en liant est important. Cela peut engendrer des fissurations importantes. A l'inverse, une granulométrie hétérogène assure la solidité de l'enduit car elle permet une meilleure adhérence du liant aux grains et ainsi des grains entre eux. Le mélange dépend de ce que l'on peut trouver chez le marchand mais aussi de l'usage que l'on veut donner à l'enduit. Pour un enduit extérieur, on mélangera de préférence des sables dont la granulométrie s'étagera de 0.2 à 0.4 mm. Pour les soubassements ou un rocaillage, on peut aller jusqu'à 0.5, 0.8 ou 1.0 mm. Pour un enduit intérieur, on prendra un sable plus fin  (moins de 0.2 mm) qui permettra de faire un enduit bien lissé.&lt;br /&gt;
*L'aspect et la '''forme des grains''' de sable : à l'aide d'une loupe, il est facile de distinguer les émoussés-luisants, usés à la suite d'un long frottement avec le roulement ; les ronds-mats, usés à la suite de chocs dans l'air sous l'effet du vent ; les non-usés.&lt;br /&gt;
*Le '''degré d'humidité''' : pour bien maîtriser le dosage d'un mortier, il est essentiel de tenir compte du foisonnement toujours possible du sable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Où se procurer du sable ?==&lt;br /&gt;
Chez un [[fournisseur]] ou une [[Carrière|carriè&amp;lt;nowiki/&amp;gt;re]] de proximité. Les anciens construisaient avec des matériaux locaux, issus de petits gisements proches de sable, d'arène granitique. Prélever quelques mètres cubes ne posait pas de problème et il suffisait d'en demander l'autorisation au propriétaire. Ces gisements existent encore souvent, cachés dans des bois ou localisables par un ressaut ou une dépression dans un pré. Il est possible de les retrouver en demandant aux anciens, ou par la microtoponymie, outil précieux (les ''carrières'', l'''arénier'', le ''creux'', le ''crot'', les ''fossés'', les ''gravelles'', les ''sablières'', la ''sablonnière'', etc.). S'il s'agit de [[carrières]] abandonnées, il est possible de les remettre en exploitation moyennant une [[déclaration]] en préfecture, avec des démarches et des coûts réduits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de vous lancer dans l'extraction du sable sédimentaire (appelé sable à lapin) que vous avez repéré sur votre propriété, sachez que l'exécution de ce projet est peut-être soumise à autorisation. En effet, les articles R.161-16 et 17 du code rural indiquent : &amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L'exécution de toute excavation de quelque nature qu'elle soit doit faire l'objet d'une déclaration préalable en mairie dès lors que la distance qui la sépare de la limite du chemin est inférieure à cinq mètres ou à cette distance augmentée de un mètre par mètre de profondeur ; au-delà de dix mètres, il n'y a pas lieu à déclaration.&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;Si votre projet n'entre pas dans ce premier cas de figure, mais plutôt dans celui d'une mini-sablonnière, vous devez obligatoirement retourner à la mairie qui vous accordera une autorisation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Si votre site d'extraction n'est pas à proximité des fossés des chemins ruraux ;&lt;br /&gt;
*S'il porte sur une surface n'excédant pas 500m² ;&lt;br /&gt;
*Si l'extraction est effectuée par vous-même pour votre usage personnel ;&lt;br /&gt;
*Si le site ne porte pas sur des terrains de l'Etat où se trouve le lit d'un cours d'eau même non domanial ;&lt;br /&gt;
*Si votre site est à plus de 500 mètres d'une carrière déjà en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fois que vous avez l'assurance de pouvoir utiliser le sable de votre propriété, il est préférable de l'identifier, et, au besoin, de le tester. Cela permet de savoir pour quel usage le sable est bon : mortier de fondation, mortier de construction, mortier d'enduit extérieur et intérieur, fondation de pavage ou de chemin, remblais divers (drainage des eaux de pluie, des eaux usées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie==&lt;br /&gt;
BARBEROT E. (1945) Traité de constructions civiles, Librairie polytechnique C. Béranger &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BISTON V. (1836) Manuel théorique et pratique du chaufournier, Librairie de Roret&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOUSSAGEON B. et F.-X. (1996) L'exploitation des carrières, Editions Eska&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FERET R. (1896) Essai de divers sables pour les mortiers&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FOUCAULT A., RAOULT J.-f. (2001) Dictionnaire de géologie, Editions Dunod&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GUILLEMOT J. (1986) Eléments de géologie, Editions Technip&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ouvrage collectif (1998) Les sables dans les enduits à la chaux, Association Tiez Breiz&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ouvrage collectif (1995) Techniques et pratiques de la chaux, Ecole d'Avignon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PONTVIANNE C. (2004), Les sables : roches meubles à bâtir, ''Revue Maisons Paysannes de France'', 1er semestre, n°151&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VICAT L. (1962) Travaux publiés à l'Imprimerie nationale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RAUCOURT M. (1930) Etude et composition des sables&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Sables&amp;diff=253</id>
		<title>Sables</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Sables&amp;diff=253"/>
				<updated>2018-07-19T11:21:41Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le sable est un ensemble de grains ou de petits fragments de substances minérales provenant de la désagrégation ou parfois de la cassure des roches. D'après la grosseur des grains dominants, le sable est dit &amp;quot;grossier&amp;quot;, &amp;quot;moyen&amp;quot; ou &amp;quot;fin&amp;quot;. Le plus souvent, les sables sont quartzeux mais, suivant la matière qu'ils contiennent en plus, ils sont glauconieux, micacés, feldspathiques ou lignifères. Ils peuvent être également calcareux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, est appelée sable toute roche meuble formée de grains qui varient de l'infiniment petit à 1 cm. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue deux types de sables : les '''sables naturels,''' tels que les sables de rivière, les sables de carrière, les sables vierges (arènes) ou les sables de mer, et les '''sables artificiels''', qui proviennent également des roches naturelles mais qui sont broyés et concassés mécaniquement.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les sables naturels==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables de rivière ou sables roulés===&lt;br /&gt;
Depuis toujours, les sables de rivière ont eu la préférence des constructeurs car ils sont  '''exempts de matières terreuses''' (à condition qu'ils soient prélevés dans des endroits à courant fort).  Ils '''adhèrent bien aux liants''' et leur '''forme arrondie''' semble simplifier la mise en œuvre. Ces sables étaient prélevés manuellement à l'aide d'un râteau spécial par les propriétaires riverains. Certains, les &amp;quot;tireurs de sable&amp;quot;, trouvaient dans ce travail un petit revenu. Ce sable était parfois mélangé avec celui des sablonnières. Cette activité a disparu de nos jours, conséquence d'une réglementation stricte engendrée par les abus.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables de carrière ou sables fossiles===&lt;br /&gt;
Ils sont tirés des couches sédimentaires plus ou moins profondes. La forme de leurs grains est à la fois anguleuse et arrondie. Ils permettent des '''variations de couleurs naturelles dans les enduits''', grâce à la présence d'argiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables vierges (arènes)===&lt;br /&gt;
Ce sont des sables tirés des affleurements de '''roches en cours de décomposition''' (type granite ou gneiss), riches en quartz et en feldspath. En effet, l'altération des granites, par exemple, qui dépend essentiellement de celle des feldspaths, conduit à la formation d'arènes granitiques. Ces '''sables, dits &amp;quot;grossiers&amp;quot;,''' non usés, sont rudes et anguleux. Ils sont, selon l'avis de certains maçons, '''plus difficiles à mettre en œuvre''', en particulier pour les enduits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables de mer===&lt;br /&gt;
Les sables de mer étaient peu utilisés sauf en région côtière. Une exploitation massive des sables du littoral s'est développée suite à une réglementation très rigoureuse dans le lit des fleuves (La Loire par exemple). La forme de leurs grains est arrondie. Ils contiennent des débris de coquillage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le sablon===&lt;br /&gt;
Ce sable de carrière, trop fin pour la construction, est utilisé comme abrasif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Extraction==&lt;br /&gt;
Les activités extractives occupaient une place importante dans l'économie des régions. Autrefois dispersées dans une multitude de petits &amp;quot;trous&amp;quot;, d'où, peut-être, le nom de &amp;quot;sable à lapin&amp;quot;, l'extraction est maintenant concentrée dans un certain nombre de grosses carrières dont la notoriété, pour la plupart, dépasse l'échelle régionale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production des sables s'est surtout développée après la seconde guerre mondiale. Jusqu'aux années 1970, les ressources en sable semblaient ne jamais pouvoir se tarir. Mais nous sommes entrés dans une ère de grande consommation avec la construction, par milliers de kilomètres, de voies routières à grand gabarit, de ponts, de centrales nucléaires, de grands édifices bâtis avec la technologie du béton.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exploitation intensive de ces ressources minérales (non renouvelables) laisse entrevoir un épuisement à brève échéance. &amp;quot;Le sable est devenu la deuxième ressource la plus consommée dans le monde après l'eau&amp;quot;. Voilà pourquoi les schémas départementaux de carrières sont si contraignants. Malheureusement ils pénalisent les petites exploitations de sables ou de pierre. Or, s'agissant d'intervenir sur des constructions anciennes, tous ces matériaux naturels du gros oeuvre, qui ont été tirés du sol à échelle humaine jusqu'à la révolution des transports avant le milieu du XIXe siècle, doivent, sans tarder, faire l'objet d'une plus grande attention. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les solutions ne sont pas dans le gigantisme des carrières actuelles, qui nous enlisent sous l'uniformité, mais dans la création ou la conservation de sites d'extraction plus modestes. Une grande variété de roches adaptée à la construction et la restauration des édifices de proximité pourrait, ainsi, être disponible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conservation du patrimoine bâti ancien, qu'il soit civile, religieux, savant ou paysan, passe obligatoirement par la conservation et la création de ces sites, en accord avec les plans d'aménagement écologique.&lt;br /&gt;
[[Fichier:8813292 (1) sable argileux randorif canalblog.jpg|vignette|Micro-carrière de sable argileux]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Utilisation en maçonnerie==&lt;br /&gt;
Les sables ont une influence importante sur la '''qualité des [[mortiers]]''' et en particulier sur la '''pérennité des [[enduits]]'''. Selon la nature de leurs éléments, les sables, comme les pierres, ont des destinations variées dans le bâtiment. [https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Vicat Louis Vicat], le célèbre ingénieur français, grand spécialiste des [[chaux]] de construction et des [[mortiers]], l'a démontré en proposant un classement préférentiel des sables en fonction des [[liants]] qu'il utilisait à l'époque :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec les [[chaux naturelles]] grasses et très grasses (c'est-à-dire très peu hydrauliques) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Les gros sables (de 3 à 6 mm)&lt;br /&gt;
#Les sables moyens mélangés&lt;br /&gt;
#Les sables fins (&amp;lt; 3 mm)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec les [[chaux hydrauliques]] et les [[ciments]], à l'inverse, arrivent en tête :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Les sables fins (&amp;lt; 3 mm)&lt;br /&gt;
#Les sables moyens à grains inégaux (mélange de gros sable avec du sable fin ou de sable fin avec du gravier)&lt;br /&gt;
#Les gros sables (de 3 à 6 mm)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:212-1271 IMG.jpg|vignette|Sable dans un enduit]]&lt;br /&gt;
Son explication est la suivante : la faible résistance mécanique des [[chaux aériennes]] (grasses et très grasses) oblige à choisir des sables de granulométrie élevée et bien répartie. C'est évidemment  tout le contraire avec les [[chaux]] éminemment hydrauliques qui ont des performances mécaniques mieux contrôlées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De tout temps, nous constatons que les sables à '''grains inégaux et ronds ont été les plus utilisés''' par les maçons (simplement en effectuant manuellement le tamisage des sables naturels à l'aide de claies). Le tamisage et le lavage industriels ont complètement bouleversé ces pratiques artisanales ancestrales et cette production industrielle peut difficilement répondre aux exigences que réclament les mises en oeuvre traditionnelles.&lt;br /&gt;
==Comment choisir son sable à bâtir ?==&lt;br /&gt;
A l'heure actuelle, nous pouvons encore choisir entre deux roches meubles : les sables naturels purs ou préparés, c'est-à-dire tamisés et lavés, ou les sables artificiels (roches concassées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sables purs, non commercialisés, sont rarement employés de nos jours. Certains maçons, soucieux d'être au plus près des savoir-faire des anciens, ont quelques petites sablonnières en réserve. Nous nous tournons, le plus souvent, vers des sables naturels commercialisés qui sont, en général, préparés (lavés et tamisés). Certaines carrières peuvent vendre des sables purs prélevés directement de la couche sédimentaire. Mais encore faut-il le réclamer haut et fort ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points essentiels à connaître pour pouvoir choisir un sable naturel à bâtir sont :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La '''composition minéralogique''' dominante. Les grains de quartz sont les plus recherchés.&lt;br /&gt;
*La '''granulométrie''' : une bonne répartition des éléments, de différents diamètres, est recommandée. Plus les sables sont fins et la granulométrie régulière, plus le dosage en liant est important. Cela peut engendrer des fissurations importantes. A l'inverse, une granulométrie hétérogène assure la solidité de l'enduit car elle permet une meilleure adhérence du liant aux grains et ainsi des grains entre eux. Le mélange dépend de ce que l'on peut trouver chez le marchand mais aussi de l'usage que l'on veut donner à l'enduit. Pour un enduit extérieur, on mélangera de préférence des sables dont la granulométrie s'étagera de 0.2 à 0.4 mm. Pour les soubassements ou un rocaillage, on peut aller jusqu'à 0.5, 0.8 ou 1.0 mm. Pour un enduit intérieur, on prendra un sable plus fin  (moins de 0.2 mm) qui permettra de faire un enduit bien lissé.&lt;br /&gt;
*L'aspect et la '''forme des grains''' de sable : à l'aide d'une loupe, il est facile de distinguer les émoussés-luisants, usés à la suite d'un long frottement avec le roulement ; les ronds-mats, usés à la suite de chocs dans l'air sous l'effet du vent ; les non-usés.&lt;br /&gt;
*Le '''degré d'humidité''' : pour bien maîtriser le dosage d'un mortier, il est essentiel de tenir compte du foisonnement toujours possible du sable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Où se procurer du sable ?==&lt;br /&gt;
Chez un [[fournisseur]] ou une [[Carrière|carriè&amp;lt;nowiki/&amp;gt;re]] de proximité. Les anciens construisaient avec des matériaux locaux, issus de petits gisements proches de sable, d'arène granitique. Prélever quelques mètres cubes ne posait pas de problème et il suffisait d'en demander l'autorisation au propriétaire. Ces gisements existent encore souvent, cachés dans des bois ou localisables par un ressaut ou une dépression dans un pré. Il est possible de les retrouver en demandant aux anciens, ou par la microtoponymie, outil précieux (les ''carrières'', l'''arénier'', le ''creux'', le ''crot'', les ''fossés'', les ''gravelles'', les ''sablières'', la ''sablonnière'', etc.). S'il s'agit de [[carrières]] abandonnées, il est possible de les remettre en exploitation moyennant une [[déclaration]] en préfecture, avec des démarches et des coûts réduits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de vous lancer dans l'extraction du sable sédimentaire (appelé sable à lapin) que vous avez repéré sur votre propriété, sachez que l'exécution de ce projet est peut-être soumise à autorisation. En effet, les articles R.161-16 et 17 du code rural indiquent : &amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L'exécution de toute excavation de quelque nature qu'elle soit doit faire l'objet d'une déclaration préalable en mairie dès lors que la distance qui la sépare de la limite du chemin est inférieure à cinq mètres ou à cette distance augmentée de un mètre par mètre de profondeur ; au-delà de dix mètres, il n'y a pas lieu à déclaration.&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;Si votre projet n'entre pas dans ce premier cas de figure, mais plutôt dans celui d'une mini-sablonnière, vous devez obligatoirement retourner à la mairie qui vous accordera une autorisation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Si votre site d'extraction n'est pas à proximité des fossés des chemins ruraux ;&lt;br /&gt;
*S'il porte sur une surface n'excédant pas 500m² ;&lt;br /&gt;
*Si l'extraction est effectuée par vous-même pour votre usage personnel ;&lt;br /&gt;
*Si le site ne porte pas sur des terrains de l'Etat où se trouve le lit d'un cours d'eau même non domanial ;&lt;br /&gt;
*Si votre site est à plus de 500 mètres d'une carrière déjà en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fois que vous avez l'assurance de pouvoir utiliser le sable de votre propriété, il est préférable de l'identifier, et, au besoin, de le tester. Cela permet de savoir pour quel usage le sable est bon : mortier de fondation, mortier de construction, mortier d'enduit extérieur et intérieur, fondation de pavage ou de chemin, remblais divers (drainage des eaux de pluie, des eaux usées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie==&lt;br /&gt;
BARBEROT E. (1945) Traité de constructions civiles, Librairie polytechnique C. Béranger &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BISTON V. (1836) Manuel théorique et pratique du chaufournier, Librairie de Roret&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOUSSAGEON B. et F.-X. (1996) L'exploitation des carrières, Editions Eska&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FERET R. (1896) Essai de divers sables pour les mortiers&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FOUCAULT A., RAOULT J.-f. (2001) Dictionnaire de géologie, Editions Dunod&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GUILLEMOT J. (1986) Eléments de géologie, Editions Technip&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ouvrage collectif (1998) Les sables dans les enduits à la chaux, Association Tiez Breiz&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ouvrage collectif (1995) Techniques et pratiques de la chaux, Ecole d'Avignon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PONTVIANNE C. (2004), Les sables : roches meubles à bâtir, ''Revue Maisons Paysannes de France'', 1er semestre, n°151&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VICAT L. (1962) Travaux publiés à l'Imprimerie nationale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RAUCOURT M. (1930) Etude et composition des sables&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Sables&amp;diff=252</id>
		<title>Sables</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Sables&amp;diff=252"/>
				<updated>2018-07-19T11:20:58Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt; Le sable est un ensemble de grains ou de petits fragments de substances minérales provenant de la désagrégation ou parfois de la cassure des roches. D'après la grosseur des grains dominants, le sable est dit &amp;quot;grossier&amp;quot;, &amp;quot;moyen&amp;quot; ou &amp;quot;fin&amp;quot;. Le plus souvent, les sables sont quartzeux mais, suivant la matière qu'ils contiennent en plus, ils sont glauconieux, micacés, feldspathiques ou lignifères. Ils peuvent être également calcareux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, est appelée sable toute roche meuble formée de grains qui varient de l'infiniment petit à 1 cm. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue deux types de sables : les '''sables naturels,''' tels que les sables de rivière, les sables de carrière, les sables vierges (arènes) ou les sables de mer, et les '''sables artificiels''', qui proviennent également des roches naturelles mais qui sont broyés et concassés mécaniquement.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les sables naturels==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables de rivière ou sables roulés===&lt;br /&gt;
Depuis toujours, les sables de rivière ont eu la préférence des constructeurs car ils sont  '''exempts de matières terreuses''' (à condition qu'ils soient prélevés dans des endroits à courant fort).  Ils '''adhèrent bien aux liants''' et leur '''forme arrondie''' semble simplifier la mise en œuvre. Ces sables étaient prélevés manuellement à l'aide d'un râteau spécial par les propriétaires riverains. Certains, les &amp;quot;tireurs de sable&amp;quot;, trouvaient dans ce travail un petit revenu. Ce sable était parfois mélangé avec celui des sablonnières. Cette activité a disparu de nos jours, conséquence d'une réglementation stricte engendrée par les abus.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables de carrière ou sables fossiles===&lt;br /&gt;
Ils sont tirés des couches sédimentaires plus ou moins profondes. La forme de leurs grains est à la fois anguleuse et arrondie. Ils permettent des '''variations de couleurs naturelles dans les enduits''', grâce à la présence d'argiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables vierges (arènes)===&lt;br /&gt;
Ce sont des sables tirés des affleurements de '''roches en cours de décomposition''' (type granite ou gneiss), riches en quartz et en feldspath. En effet, l'altération des granites, par exemple, qui dépend essentiellement de celle des feldspaths, conduit à la formation d'arènes granitiques. Ces '''sables, dits &amp;quot;grossiers&amp;quot;,''' non usés, sont rudes et anguleux. Ils sont, selon l'avis de certains maçons, '''plus difficiles à mettre en œuvre''', en particulier pour les enduits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables de mer===&lt;br /&gt;
Les sables de mer étaient peu utilisés sauf en région côtière. Une exploitation massive des sables du littoral s'est développée suite à une réglementation très rigoureuse dans le lit des fleuves (La Loire par exemple). La forme de leurs grains est arrondie. Ils contiennent des débris de coquillage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le sablon===&lt;br /&gt;
Ce sable de carrière, trop fin pour la construction, est utilisé comme abrasif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Extraction==&lt;br /&gt;
Les activités extractives occupaient une place importante dans l'économie des régions. Autrefois dispersées dans une multitude de petits &amp;quot;trous&amp;quot;, d'où, peut-être, le nom de &amp;quot;sable à lapin&amp;quot;, l'extraction est maintenant concentrée dans un certain nombre de grosses carrières dont la notoriété, pour la plupart, dépasse l'échelle régionale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production des sables s'est surtout développée après la seconde guerre mondiale. Jusqu'aux années 1970, les ressources en sable semblaient ne jamais pouvoir se tarir. Mais nous sommes entrés dans une ère de grande consommation avec la construction, par milliers de kilomètres, de voies routières à grand gabarit, de ponts, de centrales nucléaires, de grands édifices bâtis avec la technologie du béton.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exploitation intensive de ces ressources minérales (non renouvelables) laisse entrevoir un épuisement à brève échéance. &amp;quot;Le sable est devenu la deuxième ressource la plus consommée dans le monde après l'eau&amp;quot;. Voilà pourquoi les schémas départementaux de carrières sont si contraignants. Malheureusement ils pénalisent les petites exploitations de sables ou de pierre. Or, s'agissant d'intervenir sur des constructions anciennes, tous ces matériaux naturels du gros oeuvre, qui ont été tirés du sol à échelle humaine jusqu'à la révolution des transports avant le milieu du XIXe siècle, doivent, sans tarder, faire l'objet d'une plus grande attention. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les solutions ne sont pas dans le gigantisme des carrières actuelles, qui nous enlisent sous l'uniformité, mais dans la création ou la conservation de sites d'extraction plus modestes. Une grande variété de roches adaptée à la construction et la restauration des édifices de proximité pourrait, ainsi, être disponible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conservation du patrimoine bâti ancien, qu'il soit civile, religieux, savant ou paysan, passe obligatoirement par la conservation et la création de ces sites, en accord avec les plans d'aménagement écologique.&lt;br /&gt;
[[Fichier:8813292 (1) sable argileux randorif canalblog.jpg|vignette|Micro-carrière de sable argileux]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Utilisation en maçonnerie==&lt;br /&gt;
Les sables ont une influence importante sur la '''qualité des [[mortiers]]''' et en particulier sur la '''pérennité des [[enduits]]'''. Selon la nature de leurs éléments, les sables, comme les pierres, ont des destinations variées dans le bâtiment. [https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Vicat Louis Vicat], le célèbre ingénieur français, grand spécialiste des [[chaux]] de construction et des [[mortiers]], l'a démontré en proposant un classement préférentiel des sables en fonction des [[liants]] qu'il utilisait à l'époque :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec les [[chaux naturelles]] grasses et très grasses (c'est-à-dire très peu hydrauliques) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Les gros sables (de 3 à 6 mm)&lt;br /&gt;
#Les sables moyens mélangés&lt;br /&gt;
#Les sables fins (&amp;lt; 3 mm)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec les [[chaux hydrauliques]] et les [[ciments]], à l'inverse, arrivent en tête :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Les sables fins (&amp;lt; 3 mm)&lt;br /&gt;
#Les sables moyens à grains inégaux (mélange de gros sable avec du sable fin ou de sable fin avec du gravier)&lt;br /&gt;
#Les gros sables (de 3 à 6 mm)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:212-1271 IMG.jpg|vignette|Sable dans un enduit]]&lt;br /&gt;
Son explication est la suivante : la faible résistance mécanique des [[chaux aériennes]] (grasses et très grasses) oblige à choisir des sables de granulométrie élevée et bien répartie. C'est évidemment  tout le contraire avec les [[chaux]] éminemment hydrauliques qui ont des performances mécaniques mieux contrôlées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De tout temps, nous constatons que les sables à '''grains inégaux et ronds ont été les plus utilisés''' par les maçons (simplement en effectuant manuellement le tamisage des sables naturels à l'aide de claies). Le tamisage et le lavage industriels ont complètement bouleversé ces pratiques artisanales ancestrales et cette production industrielle peut difficilement répondre aux exigences que réclament les mises en oeuvre traditionnelles.&lt;br /&gt;
==Comment choisir son sable à bâtir ?==&lt;br /&gt;
A l'heure actuelle, nous pouvons encore choisir entre deux roches meubles : les sables naturels purs ou préparés, c'est-à-dire tamisés et lavés, ou les sables artificiels (roches concassées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sables purs, non commercialisés, sont rarement employés de nos jours. Certains maçons, soucieux d'être au plus près des savoir-faire des anciens, ont quelques petites sablonnières en réserve. Nous nous tournons, le plus souvent, vers des sables naturels commercialisés qui sont, en général, préparés (lavés et tamisés). Certaines carrières peuvent vendre des sables purs prélevés directement de la couche sédimentaire. Mais encore faut-il le réclamer haut et fort ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points essentiels à connaître pour pouvoir choisir un sable naturel à bâtir sont :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La '''composition minéralogique''' dominante. Les grains de quartz sont les plus recherchés.&lt;br /&gt;
*La '''granulométrie''' : une bonne répartition des éléments, de différents diamètres, est recommandée. Plus les sables sont fins et la granulométrie régulière, plus le dosage en liant est important. Cela peut engendrer des fissurations importantes. A l'inverse, une granulométrie hétérogène assure la solidité de l'enduit car elle permet une meilleure adhérence du liant aux grains et ainsi des grains entre eux. Le mélange dépend de ce que l'on peut trouver chez le marchand mais aussi de l'usage que l'on veut donner à l'enduit. Pour un enduit extérieur, on mélangera de préférence des sables dont la granulométrie s'étagera de 0.2 à 0.4 mm. Pour les soubassements ou un rocaillage, on peut aller jusqu'à 0.5, 0.8 ou 1.0 mm. Pour un enduit intérieur, on prendra un sable plus fin  (moins de 0.2 mm) qui permettra de faire un enduit bien lissé.&lt;br /&gt;
*L'aspect et la '''forme des grains''' de sable : à l'aide d'une loupe, il est facile de distinguer les émoussés-luisants, usés à la suite d'un long frottement avec le roulement ; les ronds-mats, usés à la suite de chocs dans l'air sous l'effet du vent ; les non-usés.&lt;br /&gt;
*Le '''degré d'humidité''' : pour bien maîtriser le dosage d'un mortier, il est essentiel de tenir compte du foisonnement toujours possible du sable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Où se procurer du sable ?==&lt;br /&gt;
Chez un [[fournisseur]] ou une [[Carrière|carriè&amp;lt;nowiki/&amp;gt;re]] de proximité. Les anciens construisaient avec des matériaux locaux, issus de petits gisements proches de sable, d'arène granitique. Prélever quelques mètres cubes ne posait pas de problème et il suffisait d'en demander l'autorisation au propriétaire. Ces gisements existent encore souvent, cachés dans des bois ou localisables par un ressaut ou une dépression dans un pré. Il est possible de les retrouver en demandant aux anciens, ou par la microtoponymie, outil précieux (les ''carrières'', l'''arénier'', le ''creux'', le ''crot'', les ''fossés'', les ''gravelles'', les ''sablières'', la ''sablonnière'', etc.). S'il s'agit de [[carrières]] abandonnées, il est possible de les remettre en exploitation moyennant une [[déclaration]] en préfecture, avec des démarches et des coûts réduits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de vous lancer dans l'extraction du sable sédimentaire (appelé sable à lapin) que vous avez repéré sur votre propriété, sachez que l'exécution de ce projet est peut-être soumise à autorisation. En effet, les articles R.161-16 et 17 du code rural indiquent : &amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L'exécution de toute excavation de quelque nature qu'elle soit doit faire l'objet d'une déclaration préalable en mairie dès lors que la distance qui la sépare de la limite du chemin est inférieure à cinq mètres ou à cette distance augmentée de un mètre par mètre de profondeur ; au-delà de dix mètres, il n'y a pas lieu à déclaration.&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;Si votre projet n'entre pas dans ce premier cas de figure, mais plutôt dans celui d'une mini-sablonnière, vous devez obligatoirement retourner à la mairie qui vous accordera une autorisation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Si votre site d'extraction n'est pas à proximité des fossés des chemins ruraux ;&lt;br /&gt;
*S'il porte sur une surface n'excédant pas 500m² ;&lt;br /&gt;
*Si l'extraction est effectuée par vous-même pour votre usage personnel ;&lt;br /&gt;
*Si le site ne porte pas sur des terrains de l'Etat où se trouve le lit d'un cours d'eau même non domanial ;&lt;br /&gt;
*Si votre site est à plus de 500 mètres d'une carrière déjà en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fois que vous avez l'assurance de pouvoir utiliser le sable de votre propriété, il est préférable de l'identifier, et, au besoin, de le tester. Cela permet de savoir pour quel usage le sable est bon : mortier de fondation, mortier de construction, mortier d'enduit extérieur et intérieur, fondation de pavage ou de chemin, remblais divers (drainage des eaux de pluie, des eaux usées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie==&lt;br /&gt;
BARBEROT E. (1945) Traité de constructions civiles, Librairie polytechnique C. Béranger &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BISTON V. (1836) Manuel théorique et pratique du chaufournier, Librairie de Roret&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOUSSAGEON B. et F.-X. (1996) L'exploitation des carrières, Editions Eska&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FERET R. (1896) Essai de divers sables pour les mortiers&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FOUCAULT A., RAOULT J.-f. (2001) Dictionnaire de géologie, Editions Dunod&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GUILLEMOT J. (1986) Eléments de géologie, Editions Technip&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ouvrage collectif (1998) Les sables dans les enduits à la chaux, Association Tiez Breiz&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ouvrage collectif (1995) Techniques et pratiques de la chaux, Ecole d'Avignon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PONTVIANNE C. (2004), Les sables : roches meubles à bâtir, ''Revue Maisons Paysannes de France'', 1er semestre, n°151&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VICAT L. (1962) Travaux publiés à l'Imprimerie nationale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RAUCOURT M. (1930) Etude et composition des sables&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://wiki.maisons-paysannes.org/index.php?title=Fichier:8813292_(1)_sable_argileux_randorif_canalblog.jpg&amp;diff=251</id>
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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;carrière de sable&lt;/div&gt;</summary>
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		<title>Sables</title>
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				<updated>2018-07-19T09:15:21Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Héloïse : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt; &lt;br /&gt;
Le sable est un ensemble de grains ou de petits fragments de substances minérales provenant de la désagrégation ou parfois de la cassure des roches. D'après la grosseur des grains dominants, le sable est dit &amp;quot;grossier&amp;quot;, &amp;quot;moyen&amp;quot; ou &amp;quot;fin&amp;quot;. Le plus souvent, les sables sont quartzeux mais, suivant la matière qu'ils contiennent en plus, ils sont glauconieux, micacés, feldspathiques ou lignifères. Ils peuvent être également calcareux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, est appelée sable toute roche meuble formée de grains qui varient de l'infiniment petit à 1 cm. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue deux types de sables : les '''sables naturels,''' tels que les sables de rivière, les sables de carrière, les sables vierges (arènes) ou les sables de mer, et les '''sables artificiels''', qui proviennent également des roches naturelles mais qui sont broyés et concassés mécaniquement.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les sables naturels==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables de rivière ou sables roulés===&lt;br /&gt;
Depuis toujours, les sables de rivière ont eu la préférence des constructeurs car ils sont  '''exempts de matières terreuses''' (à condition qu'ils soient prélevés dans des endroits à courant fort).  Ils '''adhèrent bien aux liants''' et leur '''forme arrondie''' semble simplifier la mise en œuvre. Ces sables étaient prélevés manuellement à l'aide d'un râteau spécial par les propriétaires riverains. Certains, les &amp;quot;tireurs de sable&amp;quot;, trouvaient dans ce travail un petit revenu. Ce sable était parfois mélangé avec celui des sablonnières. Cette activité a disparu de nos jours, conséquence d'une réglementation stricte engendrée par les abus.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables de carrière ou sables fossiles===&lt;br /&gt;
Ils sont tirés des couches sédimentaires plus ou moins profondes. La forme de leurs grains est à la fois anguleuse et arrondie. Ils permettent des '''variations de couleurs naturelles dans les enduits''', grâce à la présence d'argiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables vierges (arènes)===&lt;br /&gt;
Ce sont des sables tirés des affleurements de '''roches en cours de décomposition''' (type granite ou gneiss), riches en quartz et en feldspath. En effet, l'altération des granites, par exemple, qui dépend essentiellement de celle des feldspaths, conduit à la formation d'arènes granitiques. Ces '''sables, dits &amp;quot;grossiers&amp;quot;,''' non usés, sont rudes et anguleux. Ils sont, selon l'avis de certains maçons, '''plus difficiles à mettre en œuvre''', en particulier pour les enduits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les sables de mer===&lt;br /&gt;
Les sables de mer étaient peu utilisés sauf en région côtière. Une exploitation massive des sables du littoral s'est développée suite à une réglementation très rigoureuse dans le lit des fleuves (La Loire par exemple). La forme de leurs grains est arrondie. Ils contiennent des débris de coquillage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le sablon===&lt;br /&gt;
Ce sable de carrière, trop fin pour la construction, est utilisé comme abrasif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Extraction==&lt;br /&gt;
Les activités extractives occupaient une place importante dans l'économie des régions. Autrefois dispersées dans une multitude de petits &amp;quot;trous&amp;quot;, d'où, peut-être, le nom de &amp;quot;sable à lapin&amp;quot;, l'extraction est maintenant concentrée dans un certain nombre de grosses carrières dont la notoriété, pour la plupart, dépasse l'échelle régionale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production des sables s'est surtout développée après la seconde guerre mondiale. Jusqu'aux années 1970, les ressources en sable semblaient ne jamais pouvoir se tarir. Mais nous sommes entrés dans une ère de grande consommation avec la construction, par milliers de kilomètres, de voies routières à grand gabarit, de ponts, de centrales nucléaires, de grands édifices bâtis avec la technologie du béton.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exploitation intensive de ces ressources minérales (non renouvelables) laisse entrevoir un épuisement à brève échéance. &amp;quot;Le sable est devenu la deuxième ressource la plus consommée dans le monde après l'eau&amp;quot;. Voilà pourquoi les schémas départementaux de carrières sont si contraignants. Malheureusement ils pénalisent les petites exploitations de sables ou de pierre. Or, s'agissant d'intervenir sur des constructions anciennes, tous ces matériaux naturels du gros oeuvre, qui ont été tirés du sol à échelle humaine jusqu'à la révolution des transports avant le milieu du XIXe siècle, doivent, sans tarder, faire l'objet d'une plus grande attention. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les solutions ne sont pas dans le gigantisme des carrières actuelles, qui nous enlisent sous l'uniformité, mais dans la création ou la conservation de sites d'extraction plus modestes. Une grande variété de roches adaptée à la construction et la restauration des édifices de proximité pourrait, ainsi, être disponible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conservation du patrimoine bâti ancien, qu'il soit civile, religieux, savant ou paysan, passe obligatoirement par la conservation et la création de ces sites, en accord avec les plans d'aménagement écologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Utilisation en maçonnerie==&lt;br /&gt;
Les sables ont une influence importante sur la '''qualité des [[mortiers]]''' et en particulier sur la '''pérennité des [[enduits]]'''. Selon la nature de leurs éléments, les sables, comme les pierres, ont des destinations variées dans le bâtiment. [https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Vicat Louis Vicat], le célèbre ingénieur français, grand spécialiste des [[chaux]] de construction et des [[mortiers]], l'a démontré en proposant un classement préférentiel des sables en fonction des [[liants]] qu'il utilisait à l'époque :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec les [[chaux naturelles]] grasses et très grasses (c'est-à-dire très peu hydrauliques) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Les gros sables (de 3 à 6 mm)&lt;br /&gt;
#Les sables moyens mélangés&lt;br /&gt;
#Les sables fins (&amp;lt; 3 mm)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec les [[chaux hydrauliques]] et les [[ciments]], à l'inverse, arrivent en tête :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Les sables fins (&amp;lt; 3 mm)&lt;br /&gt;
#Les sables moyens à grains inégaux (mélange de gros sable avec du sable fin ou de sable fin avec du gravier)&lt;br /&gt;
#Les gros sables (de 3 à 6 mm)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:212-1271 IMG.jpg|vignette|Sable dans un enduit]]&lt;br /&gt;
Son explication est la suivante : la faible résistance mécanique des [[chaux aériennes]] (grasses et très grasses) oblige à choisir des sables de granulométrie élevée et bien répartie. C'est évidemment  tout le contraire avec les [[chaux]] éminemment hydrauliques qui ont des performances mécaniques mieux contrôlées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De tout temps, nous constatons que les sables à '''grains inégaux et ronds ont été les plus utilisés''' par les maçons (simplement en effectuant manuellement le tamisage des sables naturels à l'aide de claies). Le tamisage et le lavage industriels ont complètement bouleversé ces pratiques artisanales ancestrales et cette production industrielle peut difficilement répondre aux exigences que réclament les mises en oeuvre traditionnelles.&lt;br /&gt;
==Comment choisir son sable à bâtir ?==&lt;br /&gt;
A l'heure actuelle, nous pouvons encore choisir entre deux roches meubles : les sables naturels purs ou préparés, c'est-à-dire tamisés et lavés, ou les sables artificiels (roches concassées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sables purs, non commercialisés, sont rarement employés de nos jours. Certains maçons, soucieux d'être au plus près des savoir-faire des anciens, ont quelques petites sablonnières en réserve. Nous nous tournons, le plus souvent, vers des sables naturels commercialisés qui sont, en général, préparés (lavés et tamisés). Certaines carrières peuvent vendre des sables purs prélevés directement de la couche sédimentaire. Mais encore faut-il le réclamer haut et fort ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points essentiels à connaître pour pouvoir choisir un sable naturel à bâtir sont :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La '''composition minéralogique''' dominante. Les grains de quartz sont les plus recherchés.&lt;br /&gt;
*La '''granulométrie''' : une bonne répartition des éléments, de différents diamètres, est recommandée. Plus les sables sont fins et la granulométrie régulière, plus le dosage en liant est important. Cela peut engendrer des fissurations importantes. A l'inverse, une granulométrie hétérogène assure la solidité de l'enduit car elle permet une meilleure adhérence du liant aux grains et ainsi des grains entre eux. Le mélange dépend de ce que l'on peut trouver chez le marchand mais aussi de l'usage que l'on veut donner à l'enduit. Pour un enduit extérieur, on mélangera de préférence des sables dont la granulométrie s'étagera de 0.2 à 0.4 mm. Pour les soubassements ou un rocaillage, on peut aller jusqu'à 0.5, 0.8 ou 1.0 mm. Pour un enduit intérieur, on prendra un sable plus fin  (moins de 0.2 mm) qui permettra de faire un enduit bien lissé.&lt;br /&gt;
*L'aspect et la '''forme des grains''' de sable : à l'aide d'une loupe, il est facile de distinguer les émoussés-luisants, usés à la suite d'un long frottement avec le roulement ; les ronds-mats, usés à la suite de chocs dans l'air sous l'effet du vent ; les non-usés.&lt;br /&gt;
*Le '''degré d'humidité''' : pour bien maîtriser le dosage d'un mortier, il est essentiel de tenir compte du foisonnement toujours possible du sable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Où se procurer du sable ?==&lt;br /&gt;
Chez un [[fournisseur]] ou une [[Carrière|carriè&amp;lt;nowiki/&amp;gt;re]] de proximité. Les anciens construisaient avec des matériaux locaux, issus de petits gisements proches de sable, d'arène granitique. Prélever quelques mètres cubes ne posait pas de problème et il suffisait d'en demander l'autorisation au propriétaire. Ces gisements existent encore souvent, cachés dans des bois ou localisables par un ressaut ou une dépression dans un pré. Il est possible de les retrouver en demandant aux anciens, ou par la microtoponymie, outil précieux (les ''carrières'', l'''arénier'', le ''creux'', le ''crot'', les ''fossés'', les ''gravelles'', les ''sablières'', la ''sablonnière'', etc.). S'il s'agit de [[carrières]] abandonnées, il est possible de les remettre en exploitation moyennant une [[déclaration]] en préfecture, avec des démarches et des coûts réduits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de vous lancer dans l'extraction du sable sédimentaire (appelé sable à lapin) que vous avez repéré sur votre propriété, sachez que l'exécution de ce projet est peut-être soumise à autorisation. En effet, les articles R.161-16 et 17 du code rural indiquent : &amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L'exécution de toute excavation de quelque nature qu'elle soit doit faire l'objet d'une déclaration préalable en mairie dès lors que la distance qui la sépare de la limite du chemin est inférieure à cinq mètres ou à cette distance augmentée de un mètre par mètre de profondeur ; au-delà de dix mètres, il n'y a pas lieu à déclaration.&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;Si votre projet n'entre pas dans ce premier cas de figure, mais plutôt dans celui d'une mini-sablonnière, vous devez obligatoirement retourner à la mairie qui vous accordera une autorisation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Si votre site d'extraction n'est pas à proximité des fossés des chemins ruraux ;&lt;br /&gt;
*S'il porte sur une surface n'excédant pas 500m² ;&lt;br /&gt;
*Si l'extraction est effectuée par vous-même pour votre usage personnel ;&lt;br /&gt;
*Si le site ne porte pas sur des terrains de l'Etat où se trouve le lit d'un cours d'eau même non domanial ;&lt;br /&gt;
*Si votre site est à plus de 500 mètres d'une carrière déjà en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fois que vous avez l'assurance de pouvoir utiliser le sable de votre propriété, il est préférable de l'identifier, et, au besoin, de le tester. Cela permet de savoir pour quel usage le sable est bon : mortier de fondation, mortier de construction, mortier d'enduit extérieur et intérieur, fondation de pavage ou de chemin, remblais divers (drainage des eaux de pluie, des eaux usées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie==&lt;br /&gt;
BARBEROT E. (1945) Traité de constructions civiles, Librairie polytechnique C. Béranger &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BISTON V. (1836) Manuel théorique et pratique du chaufournier, Librairie de Roret&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOUSSAGEON B. et F.-X. (1996) L'exploitation des carrières, Editions Eska&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FERET R. (1896) Essai de divers sables pour les mortiers&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FOUCAULT A., RAOULT J.-f. (2001) Dictionnaire de géologie, Editions Dunod&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GUILLEMOT J. (1986) Eléments de géologie, Editions Technip&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ouvrage collectif (1998) Les sables dans les enduits à la chaux, Association Tiez Breiz&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ouvrage collectif (1995) Techniques et pratiques de la chaux, Ecole d'Avignon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PONTVIANNE C. (2004), Les sables : roches meubles à bâtir, ''Revue Maisons Paysannes de France'', 1er semestre, n°151&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VICAT L. (1962) Travaux publiés à l'Imprimerie nationale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RAUCOURT M. (1930) Etude et composition des sables&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Héloïse</name></author>	</entry>

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